08/12 11:02

Le tribunal pour enfants de Paris rend aujourd'hui sa décision à l’issue du procès de six anciens collégiens, jugés à huis clos pour leur implication dans l’assassinat en 2020 du professeur Samuel Paty

Le tribunal pour enfants de Paris rend aujourd'hui sa décision à l’issue du procès de six anciens collégiens, jugés à huis clos pour leur implication dans l’assassinat en 2020 du professeur Samuel Paty par un jeune jihadiste. Le procès, qui a duré deux semaines, se termine vendredi matin avec les derniers mots des jeunes prévenus. Puis le tribunal se retirera pour délibérer, et devrait rendre sa décision, en audience publique, en fin d’après-midi ou dans la soirée.

Le procès s’est tenu sous strict huis clos vu le jeune âge des prévenus à l’époque des faits - entre 13 et 15 ans. Seules les personnes directement concernées par le dossier ont pu assister à l’audience. La presse n’avait pas accès à la salle, gardée par des policiers et il est interdit de rapporter, même via la parole des avocats, ce qu’il s’est dit pendant les débats, ou ce que le parquet antiterroriste a requis.

Après ce premier procès dans cette affaire, qui avait créée un immense émoi en France et à l’étranger, un autre procès est prévu pour les huit adultes impliqués, fin 2024. Au premier jour d’audience le 27 novembre, on avait vu les jeunes prévenus arriver au tribunal, le visage camouflé sous leurs manteaux, certains portant des lunettes de soleil ou un masque chirurgical, accompagnés de leurs parents et de leurs avocats.

Avant eux, étaient entrés dans la salle certains proches de Samuel Paty, dont ses parents, visages fermés, ainsi qu’une dizaine d’anciens collègues du professeur qui ont demandé à se constituer parties civiles au procès, par « besoin de comprendre » avaient-ils expliqué en marge de l’audience.

Samuel Paty, enseignant en histoire-géographie de 47 ans, avait été poignardé puis décapité en octobre 2020 près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d’origine tchétchène abattu dans la foulée par la police.

Le jeune islamiste radicalisé de 18 ans reprochait au professeur d’avoir montré des caricatures de Mahomet, lors d’un cours sur la liberté d’expression. Dans un message audio en russe, il avait revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le Prophète ».

 

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
8/décembre/2023 - 12h50

Ça sent le rappel à la Loi avec sursis cette histoire...