07/05/2024 19:13

Accusations de viols : Sébastien Cauet annonce interjeter immédiatement appel de la décision rendue ce jour qui valide son retrait de l'antenne de NRJ après le plaintes contre lui

19h06: Les sociétés du Groupe BE AWARE et Sébastien Cauet annoncent interjeter immédiatement appel de la décision rendue ce jour dont ils ont pris connaissance, selon un communiqué publié ce soir :

"C’est avec une déception évidente que Monsieur Cauet, en sa qualité de dirigeant des sociétés BE AWARE, a pris connaissance du jugement prononcé aujourd’hui par le tribunal de commerce de Paris dans le contentieux qui opposait les sociétés BE AWARE au Groupe NRJ. En effet, par cette décision le Tribunal a considéré comme justifiée la décision unilatérale du groupe NRJ de prononcer la caducité immédiate de contrats portant sur plusieurs saisons radiophoniques, pour la seule raison que les effets supposés d’une tempête médiatique, sans aucun lien avec les contrats en cause, justifieraient à eux seuls la résiliation de contrats, et ce sans aucune indemnité.

Il est important de rappeler que la décision de NRJ, légitimée aujourd’hui par le tribunal, a conduit les sociétés BE AWARE à devoir se séparer des 24 personnes qui travaillaient, pour certaines depuis de nombreuses années, pour NRJ et NRJ12.

On ne peut évidemment pas se satisfaire de cette décision qui remet en cause le principe juridique de la force obligatoire des contrats qui se retrouverait ainsi anéanti par le seul risque d’impact médiatique et d’image qui n’est pas même prouvé en l’espèce.

Par cette décision, le tribunal ouvre une boîte de Pandore en permettant désormais à tout à chacun de remettre en cause un contrat en invoquant suffisamment l’impact négatif d’une campagne médiatique contre le dirigeant de son cocontractant.

Au-delà du cas particulier dont était saisi le tribunal, on ne peut qu’être inquiet de constater que la digue que devrait constituer nos tribunaux dans un état de droit vient d’être fracassée par une tempête médiatique qui ne repose aujourd’hui sur aucune réalité établie."

16h23: Cet après-midi, le tribunal de commerce de Paris a rendu sa décision concernant l'affaire opposant l'animateur Sébastien Cauet et la radio NRJ. L'animateur, visé par cinq plaintes pour viols et agressions sexuelles, est absent de l'antenne, où il présentait une émission quotidienne, depuis le 22 novembre dernier.

Selon Le Parisien, le tribunal a décidé de valider le retrait de l'antenne de l'animateur qui demandait sa réintégration ou des indemnités suite à la rupture de son contrat.

Un peu avant 17h30, NRJ a publié un communiqué de presse suite à la décision du tribunal de commerce. "Le groupe NRJ se félicite de la décision rendue ce jour par le Tribunal de commerce de Paris dans la procédure qui l'oppose aux sociétés Be Aware Groupe et Be Aware Radio et à Sébastien Cauet. Au mois de novembre 2023, le groupe avait annoncé le retrait provisoire de l'antenne de l'animateur. Cette décision était guidée par la nécessité de garantir la sérénité face à des démarches judiciaires portant sur des accusations graves, contestées par Sébastien Cauet", débute le texte. 

Et d'ajouter : "Le Tribunal de commerce a retenu que le retour à l'antenne de Sébastien Cauet n'était plus possible de sorte que les conditions d'exécution normale du contrat n'étaient durablement plus réunies. C'est donc à raison que NRJ a été contrainte, en janvier 2024, de constater la caducité des accords conclus avec l'animateur et ses sociétés pour cette émission".

Via un communiqué, Cauet a fait part de sa "déception". "C'est avec une déception évidente que Monsieur Cauet, en sa qualité de dirigeant des sociétés BE AWARE, a pris connaissance du jugement prononcé aujourd'hui par le tribunal de commerce de Paris dans le contentieux qui opposait les sociétés BE AWARE au Groupe NRJ".

"En effet, par cette décision le Tribunal a considéré comme justifiée la décision unilatérale du groupe NRJ de prononcer la caducité immédiate de contrats portant sur plusieurs saisons radiophoniques, pour la seule raison que les effets supposés d'une tempête médiatique, sans aucun lien avec les contrats en cause, justifieraient à eux seuls la résiliation de contrats, et ce sans aucune indemnité", ajoute le communiqué.

Et de poursuivre : "Il est important de rappeler que la décision de NRJ, légitimée aujourd'hui par le tribunal, a conduit les sociétés BE AWARE à devoir se séparer des 24 personnes qui travaillaient, pour certaines depuis de nombreuses années, pour NRJ et NRJ12. On ne peut évidemment pas se satisfaire de cette décision qui remet en cause le principe juridique de la force obligatoire des contrats qui se retrouverait ainsi anéanti par le seul risque d'impact médiatique et d'image qui n'est pas même prouvé en l'espèce". 

"Par cette décision, le tribunal ouvre une boîte de Pandore en permettant désormais à tout à chacun de remettre en cause un contrat en invoquant suffisamment l'impact négatif d'une campagne médiatique contre le dirigeant de son cocontractant. Au-delà du cas particulier dont était saisi le tribunal, on ne peut qu'être inquiet de constater que la digue que devrait constituer nos tribunaux dans un état de droit vient d'être fracassée par une tempête médiatique qui ne repose aujourd'hui sur aucune réalité établie", conclut le texte.

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