06/03 19:03

Retraites - Voici les prévisions pour demain à la RATP et à la SNCF et le trafic sera aussi "fortement perturbé" mercredi - Plus de 60% de grévistes dans les écoles - Trois des quatre terminaux méthaniers en grève ce soir

19h01: Trois des quatre terminaux méthaniers qui permettent d'importer du gaz naturel liquéfié (GNL) en France, ont été mis à l'arrêt pour "sept jours", a annoncé la CGT. L'arrêt de ces trois terminaux situés à Fos-sur-Mer (Bouches du Rhône) pour deux d'entre eux, et à Saint Nazaire (Loire Atlantique) pour le troisième, bloque l'alimentation en gaz du réseau de distribution GRT Gaz, le déchargement des navires méthaniers et le remplissage des citernes de GNL.

17h27: La préfecture de Police dévoile le parcours de la manifestation de demain à Paris. Celle-ci débutera à 14h Boulevard Raspail et se terminera à Place d'Italie vers 19h. La circulation sera très perturbée dans ce périmètre. 

 

 

17h18: La RATP donne davantage de détails pour les perturbations de demain. La circulation des métros et des RER sera "très perturbée" 

Métros: 

Les lignes 1 et 14, automatiques, seront les seules à fonctionner normalement. Les stations Bastille et Hôtel de Ville seront fermées sur la ligne 1.

Sur la ligne 4 , deux trains sur trois circuleront. Les stations suivantes seront fermées: Simplon, Barbès-Rochechouart, Strasbourg-Saint-Denis, Réaumur-Sébastopol, Cité, Saint-Placide, Alésia, Barbara.

La ligne 6 fonctionnera uniquement entre 5h30 et 20h avec un train sur trois. Seront fermées les stations: La Motte Picquet Grenelle, Place d’Italie

La ligne 2 circulera avec 1 train sur 3 de 5h30-10h30 et 16h30-20h. Stations fermées: Barbès Rochechouart, Avron, Monceau.

La ligne 3 circulera uniquement entre Pont de Levallois et Havre-Caumartin de 6h30- 9h30 avec 1 train sur 4 et 16h30-19h30 avec 1 train sur 3. Stations fermées: Gallieni, Porte de Bagnolet, Gambetta, Père Lachaise, rue Saint-Maur, Parmentier, République, Temple, Arts et Métiers, Réaumur-Sébastopol, Sentier, Bourse, Quatre-Septembre, Opéra.

La ligne 3bis circulera uniquement le matin avec 1 train sur 3.

La ligne 5 circulera avec 1 train sur 3 de 6h30-9h30, 1 train sur 4 de 16h30-19h30. Stations fermées: Hoche, Laumière, République, Richard Lenoir, Bastille, Place d’Italie (fermée à partir de 10h).

La ligne 7 circulera avec 1 train sur 4 de 6h30-9h30 et 16h30-19h30. Stations fermées : Opéra, Place d’Italie (fermée à partir de 10h). La ligne 7bis avec 1 train sur 2 de 6h30-9h30 et 16h30-19h30.

La ligne 8 circulera uniquement entre Créteil Pointe du Lac et Reuilly Diderot avec 1 train sur 3 de 7h00-9h30. Stations fermées: Balard, Lourmel, Boucicaut, Felix Faure, Commerce, La Motte Picquet Grenelle, Ecole Militaire, La Tour-Maubourg, Invalides, Concorde, Madeleine, Opéra, Richelieu-Drouot, Grands Boulevards, Bonne Nouvelle, Strasbourg-Saint-Denis, République, Filles du Calvaire, Saint-Sébastien Froissart, Chemin Vert, Bastille, Ledru-Rollin, Faidherbe-Chaligny.

La ligne 9 circulera avec 1 train sur 3 de 6h30-10h et 16h30-20h. Stations fermées : Richelieu-Drouot, Grands Boulevards, Strasbourg-Saint-Denis, République.

La ligne 10 circulera avec 1 train sur 3 de 6h30-9h30 et 16h30-19h30. Stations fermées: La Motte Picquet Grenelle, Sèvres-Babylone.

La ligne 11 circulera, de 6h30-10h, avec 1 train sur 2 et de 16h30-19h30 avec 1 train sur 4. Stations fermées: Jourdain, Pyrénées, Goncourt, République, Arts et Métiers, Hôtel de Ville.

La ligne 12 circulera de 5h30-20h avec 1 train sur 3 aux heures de pointe et 1 train sur 4 aux heures creuses. La station Sèvres-Babylone sera fermée

La ligne 13 verra une circulation des 2 branches uniquement jusqu’à Duroc de 6h30-9h30 et 16h30-19h30 avec 1 train sur 3. Stations fermées : Châtillon-Montrouge, Malakoff-Rue Etienne Dolet, Malakoff-Plateau de Vanves, Porte de Vanves, Plaisance, Pernety, Gaité, Varenne, Liège, Guy Moquet, Garibaldi, Brochant.

Les RER:

Un train sur deux circulera pour le RER A en heure de pointe et un train sur trois en heures creuses. L'interconnexion entre les parties RATP et SNCF est maintenue à Nanterre-Préfecture.

Un train sur deux aussi en heure de pointe pour le RER B et un train sur trois en heures creuses. L'interconnexion entre les parties RATP et SNCF sera interrompue en gare du Nord.

RER C: les trains circulent uniquement aux heures de pointe entre Paris Austerlitz et Dourdan / Etampes / Massy via Pont de Rungis, ainsi que 1 train par heure entre 9h30 et 16h entre Paris Austerlitz et Brétigny.

RER D: interconnexion suspendue entre Châtelet-les-Halles et Paris gare de Lyon. Les trains circulent uniquement entre 6h et 10h et 16h et 21h entre Châtelet-les-Halles et Goussainville et entre Paris gare de Lyon et Melun / Corbeil-Essonnes via Evry Courcouronnes.

RER E: les trains seront au départ et à destination de la gare de Paris Est. Aucune circulation entre Haussmann St Lazare et Pantin.

17h14: La RATP a communiqué lundi des première estimations pour la journée de grève de mercredi avec un trafic très perturbé pour le métro parisien et le RER, tandis que la SNCF prévoit elle aussi une journée "très fortement perturbée".

Dans les deux entreprises de transport, l'ensemble des syndicats appellent à une grève reconductible à partir de mardi, une journée qui s'annonce déjà particulièrement suivie avec 80% des TGV et TER annulés côté SNCF tandis que la RATP n'ouvrira la plupart de ses lignes de métro qu'aux heures de pointe et ne fera rouler qu'entre 25% et 50% des trains sur les lignes A et B du RER selon les heures.

16h34: "On sent que demain sera un tsunami social", a affirmé Murielle Guilbert, co-déléguée générale de Solidaires, à la veille de la sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, qui pourrait aussi lancer des grèves reconductibles dans plusieurs secteurs. Pour son homologue Simon Duteil, professeur d'histoire-géographie, la journée de mardi "devrait être la journée de mobilisation la plus forte de l'histoire de France", en tout cas une "journée exceptionnelle en termes de mobilisation", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège du syndicat à Paris.

 

Sur les trente dernières années, le record de manifestants selon les syndicats date du 12 octobre 2010, avec 3,5 millions de participants. Les autorités avaient elles compté 1,23 million de manifestants, un peu moins que le 31 janvier 2023 (1,27 million).

Plusieurs représentants des syndicats SUD des transports étaient présents à cette conférence de presse, venant témoigner de la forte "détermination" dans leurs secteurs. Selon Alexis Louvet, co-secrétaire général de Solidaires RATP, "sur l'ensemble de la conduite (...) ce sera la plus forte journée en termes de pourcentage de grévistes depuis le début de cette mobilisation".

"Les dernières annonces sur les régimes spéciaux renforcent la détermination", a-t-il dit, au lendemain du vote du Sénat en faveur de la suppression de ces régimes.

Tayeb Khouira, de SUD Aérien, a ironiquement remercié le président Emmanuel Macron, qui "a su rassembler tous les syndicats de l'aérien". "Certains salariés, c'est leur première grève, on lui tire notre chapeau", a-t-il raillé.

Il a jugé trop optimistes les prévisions de la Direction générale de l'aviation civile, qui a demandé vendredi aux compagnies d'annuler entre 20 et 30% des vols, car elles ne tiennent pas compte des préavis déposés ce week-end, qu'il s'agisse des pompiers, des avitailleurs ou des salariés du fret.

"C'est inédit, on constate une convergence avec tous les secteurs du transport. Dans l'aérien on commence à constater une convergence de tous les secteurs internes: les PNC, pilotes, techniciens, logisticiens, la totale", a affirmé Franck Drouin, du même syndicat.

Même son de cloche pour Julien Troccaz de SUD-Rail : "En 2019 les cheminots se sont sentis un peu seuls. Là, sur la ligne de départ il y a plus de secteurs que le 5 décembre 2019", a-t-il dit.

16h02: "Nous avons d'autres urgences à gérer que la réforme des retraites", a déclaré Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement. "D'abord, au gouvernement nous n'avons pas que la réforme des retraites devant nous, nous avons aussi toutes les urgences du quotidien pour les Français, y compris la pluie", a-t-il insisté. "A la veille du blocage du pays, le porte parole du gouvernement explique qu'il y a d'autres priorités... Ils vivent hors sol, coupés du réel !", commente le député communiste Fabien Roussel.

15h10: La CGT du groupe TotalEnergies a dénoncé un "chantage" à l'emploi et à l'investissement exercé par la direction de deux raffineries à l'égard des salariés souhaitant faire grève mardi contre le projet de réforme des retraites.

Les responsables des raffineries de Normandie et de Feyzin (Rhône) ont diffusé des vidéos en interne "pour dire qu'en gros, on sortait déjà d'une période compliquée, que remettre le couvert en termes de grève, ce serait mettre en péril les sites", a déclaré à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, qui a dénoncé un "chantage à l'emploi".

A la plateforme de Normandie, M. Sellini dénonce un "chantage à l'investissement sur l'environnement", confirmant une information de BFM Business.

La raffinerie de Normandie, en pointe dans un mouvement de grève pour les salaires à l'automne dernier, avait subi un arrêt de sa production pendant plusieurs semaines.

"J'appelle à votre responsabilité afin de préserver notre outil industriel qui génère beaucoup d'emploi et de fierté. Une bonne disponibilité de nos installations est nécessaire pour justifier les investissements futurs dont la plateforme a besoin tels que notre transition énergétique", écrit dans un message interne, transmis à l'AFP et authentifié par la direction du site, le directeur du site de Normandie, David Marion.

Des éléments de langage repris peu ou prou par le directeur de la plateforme de Feyzin, Gilles Noguérol, dans une vidéo que l'AFP a pu visionner: soulignant une lourde perte financière subie par la raffinerie l'an dernier, il a fait lui aussi appel à la "responsabilité" des employés pour "préserver" l'outil de travail "qui génère tant d'emplois et tant de fierté", estimant que l'avenir du site "passe par une disponibilité technique, mais il passe aussi par une disponibilité sociale".

"On trouve indécent ce genre de propos et ça ne fait qu'accroître la motivation des camarades pour que le mouvement de grève soit d'ampleur", a assuré M. Sellini.

Contactée par l'AFP, la direction du groupe a indiqué être "au courant des messages adressés par les directeurs de raffinerie aux employés sur site" et assuré qu'"il ne s'agit en aucun cas de chantage à l'investissement puisque les investissements d'efficacité énergétique pour limiter nos émissions de CO2 sont un engagement de la direction générale et seront maintenus".

"Dans le cadre du mouvement social cette semaine, TotalEnergies rappelle que la compagnie respecte scrupuleusement le droit de grève tout en appelant l'ensemble des acteurs à la responsabilité", a-t-elle ajouté.

14h08: Le point sur ce que l'on sait cet après-midi

Semaine cruciale pour la réforme des retraites. Pendant que les débats se poursuivent lundi au Sénat, avec l'adoption d'un "CDI seniors" c'est la veillée d'armes pour les opposants au projet-phare d'Emmanuel Macron qui veulent mettre la "France à l'arrêt" mardi, voire au-delà pour une partie d'entre eux.

A la veille d'une sixième journée d'actions qui s'annonce massive contre la réforme et son report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, les Français, toujours majoritairement hostiles au projet de l'exécutif, selon les sondages, doivent se préparer à vivre 24 heures d'un pays "à l'arrêt" comme l'ont promis les syndicats.

Ceux-ci veulent faire mieux que le 31 janvier, où la police avait recensé 1,27 million de participants et l'intersyndicale plus de 2,5 millions dans les rues de France. La CGT a recensé 265 rassemblements. "J’appelle les salariés de ce pays, les citoyens, les retraités à venir manifester massivement", a dit lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger qui demande qu'Emmanuel Macron réagisse enfin face à l'ampleur de la mobilisation.

"Le président de la République ne peut pas rester sourd", a exhorté le leader cédétiste. Si l'exécutif regarde ce qui se prépare dans la rue en exhortant les opposants à la "responsabilité" comme le ministre du Travail Olivier Dussopt ou son homologue en charge des Comptes publics Gabriel Attal, il a aussi un œil sur le Sénat.

Au palais du Luxembourg, l'examen du texte a repris avec encore 3.000 amendements au programme. Contre l'avis du gouvernement qui craint "un effet d'aubaine", la majorité de droite a voté un amendement des rapporteurs créant un nouveau type de CDI de "fin de carrière" pour favoriser le recrutement de salariés âgés d'au moins 60 ans.

Avec ce "CDI seniors", l'employeur serait exonéré de cotisations famille. Les débats ont progressé à pas comptés pendant le week-end avec la suppression des régimes spéciaux pour les nouveaux entrants et la création d'un "index seniors" dans les entreprises, mais limité à celles de plus de 300 salariés. "Nous ferons tout pour que la réforme puisse être adoptée", a dit le président des sénateurs LR, Bruno Retailleau, dont le soutien à la réforme est capital. L'examen du texte doit se terminer le 12.

12h35: Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, prévoit que plus de 60% des enseignants du premier degré seront grévistes demain, pour la sixième journée d'actions qui s'annonce massive contre la réforme des retraites, a-t-il indiqué lundi à l'AFP. Le taux de grévistes le plus élevé chez les enseignants date du 19 janvier, lors de la première journée d'action, avec 42,35% dans le primaire et 34,66% dans le secondaire selon le ministère. Ce 19 janvier, les syndicats avaient eux recensé jusqu'à 70% d'enseignants grévistes dans le primaire et 65% dans les collèges et lycées.

11h52: Le Sénat dominé par la droite a voté lundi, contre l’avis du gouvernement et malgré l’opposition de la gauche, la création d’un nouveau type de contrat à durée indéterminée de « fin de carrière » pour favoriser le recrutement de salariés âgés d’au moins 60 ans. Les sénateurs ont adopté par 202 voix contre 123 un amendement en ce sens porté par les rapporteurs LR René-Paul Savary et Elisabeth Doineau (centriste) au projet de réforme des retraites, dont l’une des mesures principales porte de 62 à 64 ans l’âge de départ.

Avec ce nouveau « CDI seniors », l’employeur serait exonéré de cotisations famille. Il pourrait mettre un terme au contrat en plaçant à la retraite le salarié qui remplit les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Il ne serait donc pas tenu de le conserver jusqu’à ses 70 ans, ce qui représente aujourd’hui « un frein à l’embauche de seniors », selon les rapporteurs. « Les outils actuels d’emploi des seniors ne sont pas suffisants », a affirmé René-Paul Savary.

La France est en dessous de la moyenne européenne pour l’emploi des 55-64 ans (56% contre 60,5%). Le rapporteur a précisé que l’amendement avait été rédigé « sur proposition de nombre de partenaires sociaux », à qui il reviendrait de définir les modalités d’application, branche par branche. Le ministre du Travail Olivier Dussopt a donné un avis « défavorable » à ce nouveau CDI. Il s’est notamment interrogé sur son « ciblage ».

11h27: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Semaine cruciale pour la réforme des retraites. Pendant que les débats sur le texte controversé doivent se poursuivre lundi au Sénat, c'est la veillée d'armes pour les opposants au projet-phare d'Emmanuel Macron qui veulent mettre la "France à l'arrêt" mardi, voire au-delà pour une partie d'entre eux.

A la veille d'une sixième journée d'actions qui s'annonce massive contre la réforme des retraites et son report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, les Français, toujours majoritairement hostiles au projet de l'exécutif, selon les sondages, doivent se préparer à vivre 24 heures d'un pays "à l'arrêt" comme l'ont promis les syndicats.

Ceux-ci veulent faire mieux que le 31 janvier, où la police avait recensé 1,27 million de participants et l'intersyndicale plus de 2,5 millions dans les rues de France. La CGT a recensé 265 rassemblements. "J’appelle les salariés de ce pays, les citoyens, les retraités à venir manifester massivement" demain, a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, lundi sur France Inter qui demande qu'Emmanuel Macron réagisse enfin face à l'ampleur de la mobilisation. "Le président de la République ne peut pas rester sourd", a exhorté le leader cédétiste.

Si l'exécutif regarde ce qui se prépare dans la rue en exhortant les opposants à la "responsabilité" comme le ministre du Travail Olivier Dussopt ou son homologue en charge des Comptes publics Gabriel Attal, il a aussi un œil sur le Sénat à majorité de droite.

Au palais du Luxembourg, l'examen du texte doit se poursuivre lundi à partir de 10 heures, avec encore plus de 3.000 amendements au programme. Les parlementaires se penchent lundi sur la proposition des rapporteurs de créer un CDI nouvelle formule pour inciter à l'embauche de seniors au chômage.

Les débats ont progressé à pas comptés pendant tout le week-end avec la suppression des régimes spéciaux pour les nouveaux entrants et la création d'un "index seniors" dans les entreprises, mais uniquement pour celles comptant plus de 300 salariés. "Nous ferons tout pour que la réforme puisse être adoptée", a dit dimanche le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, dont le soutien à la réforme est capital pour la Macronie. L'examen du texte doit se terminer le 12.

09h50: Il faut une mobilisation « massive » demain, a appelé le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à la veille d’une sixième journée d’actions contre la réforme des retraites. « J’appelle les salariés de ce pays, les citoyens de ce pays, les retraités de ce pays, qui sont contre la réforme des retraites, à venir manifester massivement », a indiqué le syndicaliste sur France Inter, lundi matin.

« Je pense que demain, nous devons avoir une journée de mobilisation extrêmement puissante. Ça veut dire d’abord beaucoup de gens dans les rues. Il y a encore plus de lieux de manifestations que les autres fois, il y en a plus de 250, 260 », a-t-il ajouté. Les syndicats veulent faire mieux que le 31 janvier, où la police avait recensé 1,27 million de participants et l’intersyndicale plus de 2,5 millions dans les rues de France contre projet de réforme des retraites du gouvernement. Dans ce cadre, Laurent Berger a demandé une réponse du chef de l’Etat.

« Le président de la République ne peut pas rester sourd. On ne peut pas avoir ce silence maintenant qui dure depuis deux mois avec juste des petites phrases appelant à la responsabilité des uns et des autres sans prendre en compte le problème », a-t-il dit. Le leader syndical a aussi regretté l’absence de discussions avec le gouvernement. « On est dans un conflit où pour l’instant on n’a été reçus dans l’intersyndicale collectivement par personne de la part du gouvernement », a déploré M. Berger.

07h02: Les Sénateurs ont voté cette nuit, l’article 2 du texte qui porte sur la création de "l’index séniors" dans les entreprises. Après sept heures de débats, le Sénat, majoritairement à droite, a néanmoins voté pour que cette mesure ne soit appliquée que dans les entreprises comptant plus de 300 salariés.

Cet article a été adopté par 244 voix contre 96.

Les entreprises concernées par cet index seront dans l'obligation de publier des indicateurs sur l'emploi des plus de 55 ans. Le gouvernement s'en est remis à la "sagesse" des sénateurs, qui ont supprimé l'obligation de cet index pour les entreprises de plus de 50 salariés, seuil qui avait été ajouté par l'Assemblée nationale le mois dernier.

Si le texte final venait à être adopté, l'index deviendrait obligatoire dès novembre 2023 pour les entreprises de plus de 1.000 salariés, et à partir de juillet 2024 pour celles de plus de 300 salariés.

Les employeurs seront passibles de sanctions financières en cas de non-publication de cet index, mais aucune obligation de résultat n'a été fixée en matière d'emploi des seniors.

06h28: Le trafic sera "fortement perturbé sur l'ensemble des lignes opérées par SNCF Voyageurs", avec un train sur cinq en moyenne pour les TGV Inoui et Ouigo ainsi que pour les TER, selon la SNCF, dont l'ensemble des syndicats a appelé à un mouvement de grève reconductible. 

Pour les Intercités, il n'y aura "pas de circulation", de jour comme de nuit, "à l'exception d'un aller-retour Paris-Brive, de deux allers-retours Paris-Clermont et d'un trafic normal Toulouse-Hendaye par car de substitution", écrit la SNCF dans un communiqué.

Concernant le trafic Transilien SNCF, un train sur trois circulera sur les lignes ferroviaires H, K, U, un train sur cinq sur les RER C et D ainsi que sur les lignes J, L, N, R, et un sur dix sur le RER E et la ligne P.

Thalys et Eurostar sont aussi concernés avec deux trains sur trois qui rouleront en moyenne, tandis que les liaisons France-Allemagne et France-Espagne seront totalement interrompues.

05h11: La RATP prévoit dans l'ensemble "un trafic très perturbé" sur le RER et le métro. Il sera seulement "perturbé" sur les réseaux de bus et de tramway. "Certaines stations seront fermées" et "une information précise sera faite" mardi. "Les informations de trafic pour la journée du mercredi 8 mars seront communiquées lundi 6 mars en fin de journée", écrit la régie dans son communiqué.

Sur les lignes 1 et 14, le trafic sera normal, assure la RATP. Sur la ligne 4, l'entreprise prévoit deux trains sur trois, avec une fin de service prévue à 22h15. Sur la ligne 6, qui circulera de 5h30 à 20 heures, il y aura un train sur trois aux heures de pointe et un train sur quatre aux heures creuses.

Plusieurs lignes de métros ne fonctionneront qu'aux heures de pointes élargies. C'est le cas des lignes 2 (un train sur trois de 5h30 à 10h30 et de 16h30 à 20 heures), 5 (un train sur trois de 6h30 à 9h30 et un train sur quatre de 16h30 à 19h30) 7 (un train sur quatre de 7h à 9h30 et de 16h30 à 19h30), 7 bis (un train sur deux de 7h à 9h30 et de 16h30 à 19h30), 9 (un train sur trois de 6h30 à 10 heures et de 16h30 à 20 heures), 10 (un train sur trois de 6h30 à 9h30 et de 16h30 à 19h30).

D'autres lignes ne seront ouvertes que partiellement, aux heures de pointe élargies.

La ligne 3 (un train sur trois entre Pont de Levallois et Havre-Caumartin de 6h30 à 9h30 et de 16h30 à 19h30), la ligne 11 (un train sur la ligne entière de 6h30 à 9h30 et un train sur trois entre Belleville-Mairie des Lilas de 16h30 à 19h30), la ligne 12 (un train sur quatre entre Mairie d’Issy et Concorde de 6h30 à 9h30 et de 16h30 à 19h30) et la ligne 13 (un train sur trois sur les deux branches jusqu'à Duroc de 6h30 à 9h30 et 16h30 à 19h30) sont dans ce cas.

Sur la ligne 3 bis, un train sur trois circulera le matin sur la ligne entière, alors qu'un train sur trois circulera entre Créteil-Pointe du Lac et Reuilly-Diderot de 7 heures à 9h30, sur la ligne 8. 

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Vos réactions

Portrait de COLIN33
6/mars/2023 - 19h19 - depuis l'application mobile

E. Borne annonce dans C A VOUS France 5, des augmentations de retraites, tout est bon pour endormir les français...... mais la réforme doit échouer !

Portrait de COLIN33
6/mars/2023 - 19h19 - depuis l'application mobile

E. Borne annonce dans C A VOUS France 5, des augmentations de retraites, tout est bon pour endormir les français...... mais la réforme doit échouer !

Portrait de YVESM
6/mars/2023 - 13h04

Ursula ?

Ursuuullla ?

Non, par ce que c'est elle et ses potes qui veulent que le "petit télégraphiste" fasse passer ce texte.

Elle, et les assureurs de retraite anglo-saxons.

Portrait de COLIN33
6/mars/2023 - 08h06 - depuis l'application mobile

Cette réforme est accaparée par les LR , sous les directives de B. Retailleau, inadmissible !
ABANDON DE CETTE RÉFORME.....