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Roman Polanski pourrait être jugé à Paris après sa mise en examen récente pour diffamation, pour des propos mettant en doute la véracité de l'accusation d'abus sexuels portée contre lui par l'actrice Charlotte Lewis

Le cinéaste Roman Polanski pourrait être jugé à Paris après sa mise en examen récente pour diffamation, pour des propos mettant en doute la véracité de l'accusation d'abus sexuels portée contre lui par l'actrice Charlotte Lewis, a-t-on appris auprès de leurs avocats, confirmant une information de BFMTV. Dans une réaction transmise à l'AFP, Me Hervé Temime, avocat de Roman Polanski, a confirmé la mise en examen de son client, soulignant que c'une mesure "automatique" en matière de diffamation.

"La procédure et l'audience nous permettront de rectifier un grand nombre de mensonges et de fausses accusations. Ce qui n'est pas audible devant les médias pourra apparaître devant la justice et être débattu contradictoirement", a-t-il ajouté, se disant "parfaitement serein sur le sort de ces poursuites". Dans un long entretien publié par Paris Match en décembre 2019, M. Polanski "considère que (Charlotte Lewis) est une menteuse, l'assimile à une affabulatrice", a déploré l'avocat de l'actrice britannique, Me Benjamin Chouai, qui a déposé plainte avec constitution de partie civile en mars 2020.

Charlotte Lewis, née en 1967, avait tourné dans le film "Pirates" réalisé par Roman Polanski en 1986. En 2010, elle avait affirmé à Los Angeles avoir été "abusée sexuellement" par le cinéaste, dans son appartement parisien au début des années 1980, alors qu'elle avait 16 ans. Mais dans son entretien à Paris Match de 2019, M. Polanski, visé par d'autres accusations de viol, se réfère à un entretien qu'elle a accordé en 1999 à un tabloïd britannique, News of the World, pour relever des "contradictions" et un "odieux mensonge" de la part de Mlle Lewis. Il soulignait la phrase suivante attribuée à Mlle Lewis : "Je savais que Roman avait fait quelque chose de mal aux Etats-Unis, mais je voulais être sa maîtresse (...). Je le désirais probablement plus que lui ne le voulait". L'actrice a toutefois contesté dès 2010 la véracité des propos.

"Nombre des citations qui me sont attribuées dans l'article de News of the World ne sont pas exactes", avait-elle dit. En février 2020, Roman Polanski a reçu le César de la meilleure réalisation pour "J'accuse". L'image du départ fracassant de l'actrice Adèle Haenel, quittant la salle en lançant "Bravo la pédophilie!", avait marqué la cérémonie de remise des prix. Un procès éventuel devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pourrait devoir attendre plusieurs mois voire années, car les délais d'audiencement de cette chambre sont longs.

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Vos réactions

Portrait de th93100
9/octobre/2021 - 13h21

Aucun des deux ne semble avoir le derrière très propre dans cette affaire...

Si les faits devaient être avérés, quelle hypocrisie d'héberger et de protéger un homme qui se traine de fortes présomptions de viols/agressions sexuelles ... et de le voir "attaqué" pour diffamation sur des présomptions de viol/agression sexuelle ???? la justice veut faire semblant de faire justice ?