littérature Face à l’essor "foudroyant" de l’intelligence artificielle, plusieurs associations et personnalités demandent une convention citoyenne. Elles appellent en effet à se réunir jeudi dès 17 heures sur le parvis de l’Accor Arena, à Paris, à l’occasion de Big 2026, organisé par BPI France.
À l’initiative du collectif "Réveillons-nous", la pianiste Laura Operti souhaite ouvrir le débat à l’ensemble de la société.
"Les acteurs économiques discutent entre eux de l'avenir de l'IA, mais ce sujet brûlant concerne tout le monde et provoque une inquiétude généralisée", affirme-t-elle.
Une pétition lancée en mars sur la plateforme du Conseil économique, social et environnemental compte à ce jour 3 900 signatures.
Elle réclame une convention "en urgence", estimant que "les bouleversements induits par l'IA ont lieu à une vitesse foudroyante".
Laura Operti espère mobiliser plus de cent participants pour le "premier rassemblement de ce type sur l'IA en France".
L’Association des médecins urgentistes de France, Algos, En chair et en os, Pause IA et Lève les Yeux soutiennent l’initiative.
Ces organisations portent notamment les préoccupations de familles, de traducteurs et de militants concernés par les effets du numérique.
Les organisateurs annoncent la venue de Patrick Albert, pionnier de l’IA en France, et du guitariste Mathias Duplessy.
Les écrivains Gaspard Koenig, Blandine Rinkiel et Abel Quentin sont également attendus.
Dans "Sanctuaire", ce dernier appelle à une mobilisation d’ampleur contre l’IA.
Cet appel intervient alors que le milieu littéraire débat du cas de Thélyson Orélien, auteur canado-haïtien accusé d’avoir utilisé l’IA pour écrire "C'était ça ou mourir", un succès de la rentrée.
Vos réactions
Et construire des châteaux de sable face à la marée montante, ils n'y ont pas pensé ?
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?