
Les quatre adolescents reconnus coupables de harcèlement sur le jeune Lucas, le 5 juin par le tribunal pour enfants d'Epinal, ont décidé d'interjeter appel de la décision rendue, a-t-on appris auprès d'une de leurs avocates.
"Nous avons tous plaidé la relaxe, on ne l'a pas eue, on fait appel", a confirmé à l'AFP Me Emmanuelle Larrière.
Leurs avocats reprochent au jugement de ne pas individualiser les agissements reprochés à chaque collégien.
Lucas, 13 ans, s'est suicidé le 7 janvier après avoir écrit un mot exprimant sa volonté de mettre fin à ses jours. Les proches de l'adolescent avaient dénoncé des faits de harcèlement, révélant les moqueries et insultes à caractère homophobe dont il s'était dit victime de la part d'autres élèves de son établissement.
Quatre collégiens, deux garçons et deux filles, ont été reconnus coupables de harcèlement envers Lucas par le tribunal pour enfants d'Epinal, mais celui-ci n'a toutefois pas reconnu de lien de causalité avec le suicide de l'adolescent.
Des mesures éducatives provisoires ont été prononcées à leur encontre en attendant une prochaine audience qui doit décider de leurs sanctions, fixée au 22 janvier 2024.
Ce suicide avait suscité une forte émotion. A Épinal début février, plusieurs centaines de personnes avaient participé à une marche blanche en mémoire du jeune garçon.
"Quand un enfant met fin à ses jours, il n'y a pas de mots pour dire l'émotion, le chagrin, la douleur", avait déclaré au Sénat le ministre de l'Éducation nationale, Pap Ndiaye, visiblement ému. "Ce drame montre à quel point la lutte contre le harcèlement scolaire doit demeurer une priorité du gouvernement".
Dans une affaire similaire, quatre autres mineurs ont été mis en examen fin mai pour "harcèlement scolaire ayant conduit au suicide", après le suicide d'une adolescente de 13 ans, Lindsay, le 12 mai à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).
Vos réactions
ce sont sûrement les parents qui ont interjeté appel, mais l'avenir est plutôt obscur pour ces adorables bambins et leurs parents
Il n'y aura RIEN, aucun casier et ils recommenceront sur un autre dès demain, enfin c'est DEJA fait pour 2 des 4 avec des parents minimisant leur enfant meurtrier.
Cela mériterait surtout 15 ans de prison minimum, incompressible. Ce sont des tueurs de la pire espèce. Faut faire des exemples pour faire réflechir. Mais bons faut pas rêver, c'est le laxisme h24.
existerait il des avocats de l'accusation , en droit français????
(à par un avocat général, évidemment....)
L'avocat général !
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