
Le nombre de faux billets en euros saisis l'an dernier, en majorité des coupures de 20 et 50 euros, est reparti en hausse après le plus bas observé en 2021, selon des chiffres publiés par la Banque centrale européenne (BCE).
Au total, quelque 376.000 fausses coupures ont été retirées de la circulation l'an dernier, soit une hausse de 8,4% sur un an. Il s'agit d'un retournement de tendance après plusieurs années de recul pour aboutir à 347.000 billets saisis en 2021, qui était le plus bas historique.
Cette hausse "reflète la reprise de l'activité économique en 2022, après la levée de la plupart des restrictions liées à la pandémie de Covid-19", explique l'institut monétaire. En comparaison, 29,5 milliards de billets authentiques étaient en circulation fin décembre, soit une hausse de 4,4% sur un an et de près du quadruple depuis leur introduction en 2002.
Autrement dit "la probabilité de recevoir une contrefaçon est très faible" alors que "13 contrefaçons ont été détectées pour 1 million de billets authentiques en circulation" sur lesquels figurent des ponts, fenêtres et autres monuments imaginaires, inventés pour incarner l'union monétaire lors de la création de l'euro.
Les billets de 20 et 50 euros restent les valeurs les plus contrefaites, représentant près des deux tiers des saisies (63,6%). Ces dernières années, la BCE a progressivement doté la zone euro de nouveaux billets avec des dispositifs de sécurité renforcés, rendant le travail des faux monnayeurs plus difficile.
Seule l'émission de nouveaux billets de 500 euros a été stoppée depuis fin 2018, cette coupure étant accusée de faciliter les trafics criminels. En 2022, celle-ci représentait près de 2% du total des contrefaçons.
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?