duralex Les quelque 220 salariés de Duralex devront encore patienter avant de connaître leur avenir, le tribunal de commerce d'Orléans ayant reporté ce lundi sa décision au mercredi 14 octobre. Après plusieurs heures d'audience, les magistrats ont examiné les deux principales offres de reprise de l'emblématique verrerie française, placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin.
L'entreprise, installée à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, traverse sa cinquième procédure de redressement en une vingtaine d'années, moins de deux ans après sa reprise par les salariés sous forme de coopérative. Deux projets industriels sont désormais en concurrence : celui du groupe stéphanois Carlesimo et celui de l'entrepreneur Cédric Meston, porté par sa holding Tomé.
Le premier prévoit de conserver 129 emplois, tandis que le second propose d'en maintenir 155, sur un effectif actuel d'environ 220 salariés. Cédric Meston, cofondateur de HappyVore et repreneur de Tupperware France, affirme bénéficier du soutien financier du milliardaire Xavier Niel. Son projet mobiliserait au moins 16 millions d'euros, avec notamment des financements privés et des aides publiques destinées à améliorer la performance énergétique de l'usine.
Le groupe Carlesimo défend de son côté son expérience industrielle et une offre financière d'un montant comparable, selon un observateur du dossier. À l'issue de l'audience, les représentants des deux candidats ont affiché leur confiance, sans qu'un favori ne se dégage officiellement.
Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a insisté sur la nécessité de préserver les emplois après les nombreuses difficultés traversées par les salariés. La direction actuelle assure avoir multiplié par huit la trésorerie de l'entreprise depuis son changement de gouvernance début avril, signe selon elle d'un possible redressement.
Parallèlement à la procédure commerciale, une enquête judiciaire distincte est menée par le parquet d'Orléans, qui a notamment procédé à des perquisitions début septembre. L'ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine pourraient être concernés par ces investigations, mais contestent toute implication dans d'éventuelles malversations.
Fondée en 1945, Duralex reste une marque mondialement connue pour ses verres en verre trempé, devenus emblématiques des cantines scolaires françaises.
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