02/11 17:31

Le gouvernement va demander aux préfets de faciliter l’ouverture des commerces le dimanche, afin de soutenir les professionnels dont l’activité a souffert des violences urbaines

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Le gouvernement va demander aux préfets de faciliter l’ouverture des commerces le dimanche, notamment en autorisant trois dimanches supplémentaires d’ici à Noël, afin de soutenir les professionnels dont l’activité a souffert des violences urbaines, a annoncé le ministre du Commerce, Serge Papin.

«Je vais demander, là, dès cette semaine, que les préfets puissent utiliser un arrêté» permettant aux magasins d’«ouvrir trois dimanches supplémentaires», a-t-il déclaré sur RTL, précisant que ces autorisations pourraient être élargies selon les situations locales.

«On peut aller bien au-delà s'il y a des discussions avec les organisations patronales, avec les organisations syndicales, c'est au cas par cas», a ajouté le ministre, rappelant que les maires peuvent également autoriser des ouvertures dans la limite de douze dimanches.

Déjà évoquée jeudi par le gouvernement, cette mesure fera l’objet d’une instruction transmise «en début de semaine» et signée par Serge Papin ainsi que par les ministres de l’Économie, du Travail et des Comptes publics, selon son cabinet.

Le texte rappellera aux préfets qu’ils peuvent autoriser trois ouvertures dominicales dérogatoires sans consulter les partenaires sociaux, puis engager «des consultations avec les organisations patronales et syndicales locales» et les «associations de commerçants» pour aller au-delà.

Adressée à l’ensemble des préfets, l’instruction accordera une attention particulière aux territoires où les mouvements ont «perturbé l'activité des commerçants», tandis que les catégories de magasins concernées seront précisées par «les arrêtés préfectoraux».

Sur France 2, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s’est dite «bien sûr» opposée à cette extension, soulignant que les salariés du commerce «sont majoritairement des femmes» et sont «très largement soumis déjà à des horaires atypiques».

Elle a reproché aux mesures gouvernementales de se tourner «exclusivement vers les patrons», affirmant que «les salariés à qui on impose le chômage partiel perdent 40 % de rémunération».

«Leur imposer en plus de sacrifier leur vie de famille en travaillant le dimanche, c'est pas sérieux, c'est honteux», a dénoncé la responsable syndicale, contestant ainsi la réponse apportée aux conséquences des dégradations du 17 octobre.

Selon Serge Papin, «3000 magasins» ont été touchés ce jour-là et «presque 400» pillés, tandis que, samedi dernier, vingt commerces ont été touchés et un seul pillé, un bilan qui lui fait affirmer que «l'ordre a été tenu».

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Vos réactions

Portrait de stylo07
3/novembre/2026 - 09h56

Ces pauvres commerçants combien vont mettre la clef sous la porte  

et ça continue ....