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Le tribunal de commerce d'Orléans rend aujourd’hui sa décision sur l'avenir de la célèbre verrerie française Duralex, en difficulté financière 

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L'avenir de Duralex se joue aujourd'hui : le tribunal de commerce d'Orléans doit rendre sa décision à 14 heures sur la reprise de l'emblématique verrerie française, en difficulté financière.

Quelque 220 salariés attendent avec inquiétude de connaître le sort de leur entreprise, placée en redressement judiciaire le 1er juin pour la cinquième fois en vingt ans. Deux offres de reprise ont été examinées lundi par les juges, après l'échec du modèle coopératif adopté par les salariés en 2024.

La première émane du groupe industriel stéphanois Carlesimo, qui propose de conserver 129 emplois sur le site de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. La seconde est portée par l'entrepreneur Cédric Meston, cofondateur de HappyVore et repreneur de Tupperware France, qui prévoit de maintenir 155 postes.

Soutenu par Xavier Niel, fondateur de Free et investisseur dans sa holding Tomé, Cédric Meston mobiliserait au moins 16 millions d'euros pour relancer l'activité. « Les deux offres se valent sur le plan industriel, mais au niveau financier et social, Meston est le mieux disant », estime Suliman El Moussaoui, représentant syndical CFDT.

L'entrepreneur refuse néanmoins de se présenter comme favori : « Ce qui compte, c'est d'avoir le meilleur projet pour les salariés et pour la société et c'est le tribunal qui prend sa décision. »

De son côté, le groupe Carlesimo défend un projet porté par des « industriels de longue date », convaincus de pouvoir redresser la verrerie. « On a défendu notre offre, on y croit », assure Patrick Bellity, conseiller industriel du groupe, à l'issue de l'audience de lundi.

Pour les représentants du personnel, l'enjeu est considérable : « C'est vraiment notre dernière chance », prévient Suliman El Moussaoui, qui redoute une liquidation en cas de nouvel échec. La direction actuelle assure pourtant avoir amélioré la situation financière, avec une trésorerie multipliée par huit depuis son arrivée au printemps, selon sa directrice générale Peggy Sadier.

Parallèlement, une enquête judiciaire distincte est en cours, après des perquisitions réalisées en septembre, notamment au siège de l'entreprise, sans que les infractions recherchées aient été précisées.

Connue internationalement pour ses verres trempés et son modèle Picardie, Duralex demeure un symbole du savoir-faire industriel français, fragilisé notamment par les coûts énergétiques et des difficultés financières récurrentes.

Le tribunal doit désormais départager les deux projets, avec un double objectif : préserver une production historique et sauver le maximum d'emplois, même si des suppressions de postes apparaissent inévitables.

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Portrait de Touché01
14/octobre/2026 - 15h50

 fragilisé notamment par les coûts énergétiques

Les verreries bas de gamme n'ont plus aucun avenir en europe avec le prix de l'énergie dorénavant.  Avec la fermeture de nord stream (l'accès au gaz russe pas cher pour les fours), les dépenses énergétiques de duralex seraient passées d’environ 6 % à 40 % de son chiffre d’affaires

Trouver un repreneur ne changera rien. Une verrerie d'art comme baccarat peut subsister mais pas une verrerie pour des verres de cantine, même extraordinairement solides ...