29/01/2022 12:02

La Haute autorité de santé souhaite que les pharmaciens, infirmiers et sages-femmes soient autorisés à prescrire et administrer tous les vaccins prévus à partir de 16 ans

Pharmaciens, infirmiers et sages-femmes devraient être «autorisés à prescrire et administrer» tous les vaccins prévus à partir de 16 ans, recommande la Haute autorité de santé (HAS) dans un avis rendu public. Le Covid-19 a fait sauter les digues. Pharmaciens, infirmiers et sages-femmes ont «largement contribué à la montée en puissance de la campagne de vaccination» contre le coronavirus et ont pu «démontrer l'intérêt» de «l'élargissement des compétences vaccinales», observe la HAS dans un communiqué.

L'institution se prononce donc pour que ces trois professions «soient autorisées à prescrire et administrer les vaccins non vivants inscrits au calendrier vaccinal pour les personnes âgées de 16 ans et plus»: diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite, papillomavirus humains, pneumocoque, hépatites A et B, méningocoques et grippe. Premières injections attendues cet été Cette extension est assortie de «deux conditions».

D'une part «la réalisation effective d'une formation adaptée», d'autre part «le renforcement de la traçabilité de la vaccination, notamment grâce à des outils numériques».

Cet avis favorable ne concerne pas les personnes immunodéprimées, «dont les schémas vaccinaux peuvent être spécifiques et complexes», ni les enfants et adolescents de moins de 16 ans, qui feront «l'objet d'un travail spécifique». Sous réserve de l'accord des pouvoirs publics, il faudra encore attendre plusieurs mois pour que cette réforme entre en vigueur, le temps que chaque profession en négocie les détails et les tarifs avec l'Assurance maladie.

Les premières injections pourraient avoir lieu en officine cet été, les pharmaciens devant conclure en février une nouvelle convention avec la Sécu.

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