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Assa Traoré relaxée des poursuites en diffamation intentées par des gendarmes qu'elle avait accusés d'avoir causé la mort de son frère Adama en juillet 2016

Le tribunal judiciaire de Paris a relaxé Assa Traoré des poursuites en diffamation intentées par des gendarmes qu'elle avait accusés d'avoir tué son frère Adama, mort en juillet 2016 après son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val d'Oise).

Trois ans après son décès, la jeune femme, devenue une figure de la lutte contre les violences policières, avait publié en juillet 2019 sur Facebook une tribune intitulée "J'accuse".

Dans une référence à la formule d'Emile Zola, Assa Traoré citait les noms de plusieurs gendarmes et les accusait dans une anaphore "d'avoir tué (son) frère Adama Traoré en l'écrasant avec le poids de leurs corps", "de ne pas (l')avoir secouru" et "d'avoir refusé de (le) démenotter en affirmant qu'il simulait".

"J'assume cette lettre. Si la justice française à laquelle j'étais censée faire confiance avait fait le travail nécessaire, peut-être qu'à ce moment-là, je n'aurais pas eu envie d'écrire cette lettre", s'était-elle défendu lors du procès.

Les deux jours d'audience avaient été l'occasion pour Assa Traoré et le collectif "Vérité et justice pour Adama", créé à la suite de sa mort, de débattre des causes du décès.

Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans, est décédé dans la caserne de Persan près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise, au terme d'une course-poursuite un jour de canicule. Depuis ce jour, sa famille se bat pour voir les gendarmes sur le banc des accusés.

Depuis cinq ans, des juges d'instruction tentent de déterminer les causes de ce décès, s'appuyant sur des expertises médicales dont les conclusions divergent sur la responsabilité des gendarmes, pas mis en examen à ce stade.

En février, les gendarmes ont obtenu une condamnation d'Assa Traoré par la cour d'appel de Paris, devant laquelle ils l'attaquaient au civil pour "atteinte à la présomption d'innocence". 

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
2/juillet/2021 - 15h03

La vérité pour le codétenu d'Adama Traoré.

Portrait de Valentin98
2/juillet/2021 - 08h20

c'est quoi le paillasson sur la photo?smiley

Portrait de YVESM
2/juillet/2021 - 01h41

La justice n’est pas de ce monde et si elle l’était, elle serait interdite de séjour en France.

Portrait de caloudoudou
1/juillet/2021 - 23h17

et bien maintenant elle pourra leur balancer ses Loboutins dans le figure des policiers....

Portrait de lxa75
1/juillet/2021 - 18h30

Encore une preuve de plus  qui prouve de quel coté est la justice 

Portrait de KERCLAUDE
1/juillet/2021 - 18h08

Pauvre France et quelle justice ..... on attend le jugement de l'affaire le  frère est impliqué......

Portrait de Odile75015
1/juillet/2021 - 17h38

Ah bon, si c'est pas de la diffamation, alors c'est que le tribunal estime que les policiers sont coupables alors que le procès n'a pas eu lieu... Donc les policiers sont condamnés à l'avance... Sympa la justice française. 

Portrait de JC732
1/juillet/2021 - 17h18

Maintenant il faut lui verser une indemnité conséquente, lui présenter des excuses, et peut être qu'elle consentira fermer sa grande gueule. Pauvre France.