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Malgré une rallonge de 10 millions d'euros pour l'enveloppe consacrée au sport, plusieurs députés ne cachent pas leur inquiétude pour le sport amateur

Malgré une petite rallonge de 10 millions d'euros votée au cours du débat budgétaire pour l'enveloppe consacrée au sport, plusieurs députés se sont inquiétés en commission de la crise traversée par le sport amateur.

Etabli à 802 millions d'euros, le budget du sport, désormais sous la tutelle de l'Education nationale, s'est vu accorder un petit coup de pouce en début de semaine, au cours du débat sur le volet recettes du projet de loi de Finances adopté mardi. Un amendement LREM défendu par Benjamin Dirx a en effet permis de rehausser le plafonds de la taxe Buffet, une contribution émanant des droits télés dont une partie est affectée au sport. Au passage, certains députés, comme Cédric Roussel (LREM), se sont interrogés sur les incidences de l'affaire Mediapro sur le rendement de cette taxe pour 2021. "En effet, les droits télévisuels du football génèrent 57 des 74 millions d'euros estimés de recettes perçues au titre de la taxe Buffet en 2020, une somme qui irrigue tous nos territoires, tout en finançant les projets de nos associations et clubs amateurs", a fait valoir M. Roussel.

Les 10 millions d'euros supplémentaires seront fléchés vers l'Agence nationale du sport (ANS). Créée en 2019, celle-ci est en effet financée par les crédits du ministère des Sports, et réunit l'Etat, les collectivités territoriales, le mouvement sportif et des représentants des entreprises. En commission des Affaires culturelles mercredi, où est examiné le second volet (crédits) du projet de loi de Finances, plusieurs députés se sont montrés particulièrement inquiets devant la crise traversée par le sport amateur. "Vous choisissez de soutenir de manière significative le sport de haut-niveau, lucratif et à forte visibilité, plutôt que le sport amateur", a déploré la députée LFI Muriel Ressiguier, pointant aussi la part du budget consacré aux JO de Paris 2024, et interpellant la ministre déléguée aux Sports auditionnée en visioconférence.

Roxana Maracineanu s'est défendue de ne pas soutenir le sport amateur. "Nous avons bataillé" pour que le sport puisse continuer pour les mineurs dans les zones de France où salles de sport, gymnases et piscines fermaient leurs portes, a-t-elle notamment argumenté.

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