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VIRUS - Les larmes aux yeux, le communiquant Damien Albessard craque dans "Morandini Live" devant les dizaines de morts parmi les personnes âgées - VIDEO

Ce matin, Jean-Marc Morandini présentait une nouvelle édition spéciale de "Morandini Live" sur CNews et Non Stop People consacrée au coronavirus. Au cours de l'émission, Damien Albessard, conseiller en communication politique, était sur le plateau. Il n'a pu cacher son émotion à la suite d'un reportage tourné en Espagne où des militaires découvrent des personnes âgées abandonnées et parfois mortes dans leur lit dans des maisons de retraite.

"C'est effrayant. On ne peut pas avoir d'autres mots que ça. On ne pensait pas que ça pouvait nous arriver. Les médecins le disaient que ça pouvait arriver. Ils n'ont pas été entendus (...) Imaginez à quel point c'est terrible ! On est la sixième puissance mondiale. Vous imaginez dans quel état est notre système de santé ?", a-t-il déclaré, avec émotion. 

Et d'ajouter : "Je viens d'une famille de soignants. Je vois des soignants tous les jours. Quand on voit ces morts là, ce sont des morts inutiles. Ce sont des morts qu'on aurait pu sauver avant. Ce sont des choses qu'on aurait pu faire avant. Ca fait tant d'années que les soignants et les infirmières plaident pour avoir un hôpital meilleur. On voit ça aujourd'hui alors que c'est un virus. Si on avait les moyens, on aurait pu l'éviter. C'est abominable".

"A 1h du matin, quelqu'un m'a appelé. Son ami, âgé de 28 ans et qui n'a pas de comorbidité a été mis en réanimation. On lui a donné de la chloroquine. On est en 2020 en France et on voit ça. C'est désastreux. Des médecins qui meurent parce qu'ils font leur métier, parce qu'ils n'ont pas de masque. Vous imaginez ce qu'on est en train de vivre ? C'est un scandale ! Les actions politiques qui n'arrivent toujours pas. C'est une absurdité et ça aurait pu être évité", a-t-il continué, les larmes aux yeux.

Et de conclure : "Je suis ému parce que j'ai une empathie et un respect immense pour tout ce personnel. J'espère que l'on tirera les leçons de ce qu'il s'est passé, qu'il y aura un avant et un après. J'espère qu'il n'y aura pas cet effet Bataclan qu'il y a eu sur les flics, où on a tellement aimé les flics après le Bataclan et après ça c'est un peu laissé. J'espère que les soignants ne vont pas se laisser faire. Ça, on aurait pu le prendre en main avec des moyens, avec des tests. On a des super médecins, des super spécialistes, des super médecins de ville. Ils n'ont pas de moyens. Quand je vois ça, je suis dégoûté. Plus que triste, je suis dégoûté".

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Vos réactions

Portrait de Kratus
24/mars/2020 - 14h03

Espérer que ça va changer c'est bien le problème c'est que ce sont ceux qui le disent qui sont souvent les principaux acteurs indirects de cette situation...