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Un DJ néerlandais s'excuse après une chanson sur le coronavirus, accusée dans une pétition d'inciter à la haine contre la communauté d'origine chinoise

Un DJ néerlandais s'est excusé pour avoir diffusé à la radio une chanson sur le coronavirus, accusée dans une pétition signée par plus de 50.000 personnes d'inciter à la haine contre la communauté d'origine chinoise. Dans cette chanson écrite dans le cadre de la fête du carnaval, Lex Gaarthuis affirme que le nouveau coronavirus est la faute de "ces Chinois puants", et chante: "Ne mangez pas chinois, vous n'aurez rien à craindre". La diffusion du titre la semaine dernière sur les ondes de Radio 10, l'employeur de M. Gaarthuis, a entraîné une vague de critiques émanant notamment de la communauté d'origine chinoise aux Pays-Bas, qui compte quelque 70.000 personnes, selon la télévision publique néerlandaise NOS. Une pétition en ligne intitulée "Nous ne sommes pas un virus" dénonce le caractère "discriminatoire" et "inhumain" de la chanson.

Ouverte samedi, elle avait récolté mardi plus de 51.000 signatures. "Pourquoi y a-t-il des gens comme Radio 10 qui osent connecter un virus grave (le coronavirus) avec des personnes d'origine chinoise et le fait de manger de la nourriture chinoise?", s'interrogent les initiateurs de la pétition. "Ca suffit. Chaque jour, nous sommes confrontés à de soi-disant +blagues+ et à des propos qui vont trop loin. Nous aussi, nous sommes des êtres humains". La chanson est "discriminatoire et incite à la haine", ont en outre estimé 57 organisations sino-néerlandaises dans un communiqué conjoint au nom de la communauté chinoise aux Pays-Bas, a rapporté NOS. Lex Gaarthuis a admis lundi soir avoir fait "une grosse erreur" et a présenté ses excuses durant son émission. "Je réalise sincèrement que j'ai blessé des gens de la communauté chinoise, à quel point mes commentaires ont été douloureux et qu'ils ont également pu être perçus comme discriminatoires", a-t-il ajouté. Le nombre de personnes tuées par l'épidémie due au nouveau coronavirus, presque toutes en Chine, a franchi mardi la barre du millier et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parle désormais d'une "très grave menace" pour le monde.

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