11/12 19:47

Grève Jour 7 - La CFTC et la CFDT rejoignent le mouvement et appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre - Les prévisions de circulations à la SNCF et à la RATP pour jeudi

19h46: La CFTC et la CFDT rejoignent le mouvement et appellent aussi à la mobilisation le 17 décembre.

La CFDT appelle l'ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre pour que le gouvernement renonce à toute mesure d'âge et rouvre les discussions pour un système de retraite universel qui soit réellement juste", précise la CFDT dans un communiqué.

Dans un communiqué, la CFTC, l'un des syndicats favorables à un régime universel de retraites par points, a appelé à rejoindre la mobilisation du 17 décembre contre la réforme du gouvernement.

La CFTC refuse "l'âge pivot tel qu'annoncé par le Premier ministre avant même la mise en place de la future gouvernance" et exige "une prise en compte de toutes les situations de travail réellement pénibles comme devant donner lieu à compensation".

17h08: Dix lignes de métro resteront fermées pour la huitième journée de grève dans les transports parisiens, annonce la RATP.

16h42: Demain en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites, le trafic sera fortement perturbé annonce la

Transilien : 1 train sur 4 en moyenne

TER : 4 trains sur 10 en moyenne (liaisons essentiellement assurées par bus)

TGV : 1 train sur 4 en moyenne (3 sur 10 sur l'axe Est, 1 sur 4 sur l'axe Atlantique,  2 sur 5 sur l'axe Nord, 3 sur 10 sur l'axe Sud-Est)

Ouigo : 1 train sur 4

Intercités : 1 train sur 4 en moyenne

A l'international, circuleront 3 Eurostar sur 4, 2 Thalys sur 3 et 1 Lyria sur 6

16h23: Le sénateur socialiste Patrick Kanner, dont le parti a défavorablement réagi au discours d'Edouard Philippe, par la voix d'Olivier Faure, a interpellé le Premier Ministre :"Monsieur le Premier ministre, en n'écoutant pas les Français, pas les corps intermédiaires, n'êtes-vous pas en train de briser notre contrat social, fondement de notre pacte républicain?", a interrogé Patrick Kanner dans l'hémicycle du palais du Luxembourg.

15h17: Les principaux syndicats policiers assurent ne voir "aucune avancée" dans le discours d'Édouard Philippe sur la réforme des retraites et menacent de "durcir" la mobilisation afin de conserver les conditions de leur régime spécifique."Édouard Philippe n'a fait que répéter ce que nous savions déjà", a réagi le secrétaire général Unité-SGP-Police, Yves Lefebvre.

14h41: Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education: "Le Premier ministre a donné un discours fondateur et profondément républicain. Le fait que notre régime de retraite, pour les décennies à venir, soit refondé par une base inspirée par l'égalité est ce que tout le monde doit avoir à l'esprit."

"Cette réforme permet à la France d'envisager l'avenir sur le long terme. (...) S'agissant de l'Education nationale, on a deux éléments intéressants : la garantie que les pensions ne baisseront pas, ce qui était une crainte que certains exprimaient, et l'augmentation des traitements."

14h38: L'Unsa, premier syndicat à la RATP, appelle à "élargir" le mouvement de grève et à "l'installer dans la durée".

14h30: Marine le Pen: "Jamais probablement un gouvernement n’aura présenté avec des mots aussi enjolivés une réforme aussi terrible, qui va frapper durement les Français et risque de provoquer un blocage du pays.

M. Macron, sortez de la crise par le haut : référendum ! MLP "

14h18: Force ouvrière insiste de son côté sur la "nécessité de renforcer la mobilisation" après les annonces gouvernementales.

14h12: Après les annonces d'Edouard Philippe, la FSU, premier syndicat chez les enseignants, indique que "Le mécontentement et la détermination restent entiers"

13h47: La CGT-Cheminots appelle à "renforcer la grève" après les annonces d'Edouard Philippe

13h41: Ce qu'il faut retenir de la déclaration du Premier ministre Edouard Philippe

«Le temps est venu de construire un système universel de retraites», a lancé mercredi Edouard Philippe au début de son discours présentant le controversé projet de réforme des retraites.

«Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre», a poursuivi le Premier ministre, en soulignant avoir «écouté» et «entendu» les partenaires sociaux et l’ensemble des Français.

«Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève», a-t-il affirmé, soulignant que «cette réforme n’est pas une bataille» avant de détailler les grands axes du projet du gouvernement, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Retraite minimum garantie à 1.000 euros et «85% du SMIC dans la durée», âge légal à 62 ans, avec «un âge d’équilibre» et «un système de bonus-malus», «des points supplémentaires dès le premier enfant» et majoration pour «les parents de familles nombreuses» figurent parmi les mesures retenues par l’exécutif.

Les partenaires sociaux fixeront la valeur du point «sous le contrôle du Parlement», a-t-il assuré. «La loi prévoira une règle d’or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisser» avec «une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires qui dans notre pays augmentent plus vite», a précisé le Premier ministre.

«Il n’y a pas d’agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies», a-t-il encore assuré : «Notre ambition d’universalité est une ambition de justice sociale, nous ne voulons léser personne», «il n’y aura ni vainqueur ni vaincu».

«Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel», a assuré le Premier ministre. Des points supplémentaires seront notamment accordés «dès le premier enfant», a-t-il précisé. «Nous construisons donc un système de retraite plus juste pour les femmes».

«Les plus riches paieront une cotisation de solidarité plus élevée qu’aujourd’hui», a encore annoncé Edouard Philippe.

«La responsabilité c’est de tenir compte des données économiques et démographiques», a-t-il ajouté, soulignant l’esprit de «responsabilité» qui doit selon lui prévaloir pour conduire cette réforme.

13h35:  Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, "le gouvernement s'est moqué du monde"

13h30: "Macron vient d'instaurer la retraite à 64 ans. Ceux qui ont 15 ans sont condamnés au système par point. Les autres sont jetés dans un labyrinthe illisible et piégeux. Les retraites des grands patrons et les privilèges des assurances privées sont maintenus. Injuste et inéquitable", indique Jean-Luc Mélenchon sur Twitter

13h28: "Je ne veux jamais être ce père qui dira à son fils que j’ai sauvé ma retraite en sacrifiant la sienne ! La lutte continue ! Il faut généraliser la grève et amplifier les manifestations jusqu’au retrait", a déclaré Olivier Besancenot sur Twitter

13h20: Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA, s'exprime

"il y a beaucoup d'inquiétudes (...) Nous sommes assez déçus par ces mesures qui sont contraignantes et par le flou pour certaines professions"

13h11: Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, s'exprime

"La ligne rouge est franchie [avec l'âge d'équilibre à 64 ans] (...) Cette reforme a été lestée par un angle budgétaire "

12h10: Le Premier ministre Edouard Philippe s'exprime au Conseil économique, social et environnemental

"Le temps est venu de construire un système universel des retraites", "Nous proposons un pacte pour les nouvelles générations"

"La France n’a pas fait le choix et je crois qu’elle ne fera jamais le choix du chacun pour soi et du tant-pis pour les autres. Nous ne voulons pas confier le soin de nos anciens, la clé de nos retraites, à l’argent-roi. C’est un choix fondamental, ancien et répété de notre pays", "La France d'aujourd'hui veut être une France de solidarité (...) Je ne veux pas de cette rhétorique guerrière, je ne veux pas de ce rapport de force"

"Cette réforme ne doit pas être une bataille", "Il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu (...) Je le dis aux Français qui s'interrogent sur notre projet, nous sommes peut-être en désaccord sur certains points, mais l'ambition d'universalité portée par le gouvernement"

"Le système sera le même pour tous les Français (...) Ce sera un système en points et non en trimestre"

"La valeur du point sera fixée par les partenaires sociaux et ne baissera jamais", "Nous mettons fin aux régimes spéciaux avec calme et détermination", "La réforme touchera également la totalité des politiques, des élus, des ministres"

"Le temps du système universel est venu, celui des régimes spéciaux s'achève"

"La pension minimale sera de 1.000 euros net par mois pour une carrière normale au Smic", "Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel. Aujourd'hui, leurs pensions sont inférieures de moitié à celles des hommes (...) Nous accorderons des points supplémentaires pour chaque enfant. Il sera accordé à la mère"

"Une majoration de 5% par enfant sera accordée aux mères dès le 1er enfant", "Il s'agit d'un progrès majeur. 80 000 femmes sont contraintes d'attendre 67 ans pour liquider leur retraite car elles n'ont pas assez travaillé"

"Jusqu'au 120.000 euros annuels, tout le monde cotisera", "Plus de solidarité, c'est faire contribuer les plus hauts revenus"

"La gouvernance du système sera confiée aux partenaires sociaux".

Edouard Philippe indique qu'il "n'y a pas d'agenda caché". C'est une "transformation respectueuse des intérêts de chacun"

"Nous garantirons l'âge minimal de départ à la retraite à 62 ans. C'est un principe de liberté auquel nous voulons rester fidèles", "La responsabilité, c'est certes travailler un peu plus, mais c'est aussi entendre les organisations syndicales qui nous demandent de protéger ceux qui ne peuvent pas travailler plus", "La seule solution est de travailler un peu plus longtemps"

"Ceux qui ont travaillé tôt pourront partir deux ans avant les autres". A noter que les personnes qui exercent des "métiers usants" pourront partir eux aussi deux ans avant les autres.

"Un système universel implique la suppression des 42 régimes existants, dont les régimes spéciaux. Je sais que de nombreux salariés de la SNCF et de la RATP contestent cette ambition. Mais elle est au cœur du projet présidentiel, validé au moment de l’élection en 2017"

"La caissière à temps partiel, le livreur de la plateforme numérique, l’étudiant qui fait des petits boulots et rentre plus tard sur le marché du travail…Nous devons construire la protection sociale du XXIème siècle en prenant mieux en compte les nouveaux visages de la précarité"

"Je suis favorable à l'idée de déplafonner les droits liés à la pénibilité pour se former ou terminer sa carrière à temps partiel", "La transition entre les 42 anciens régimes et le nouveau système est un défi considérable et je comprends qu'il puisse inquiéter."

"Une fois lancé, le système à points sera simple et pratique"

"Pour les personnes qui sont dans la vie active, nous ne changerons rien pour ceux qui sont nés avant 1975", "La première génération concernée aura encore 70% de sa retraite calculée sur l'ancien système"

"Ceux qui sont exposés à des missions dangereuses - policiers, pompiers - continueront de bénéficier de dérogations d'âge"

"Il serait inacceptable que les enseignants perdent le moindre euro de pension compte tenu de cette réforme et cela ne se produira pas. Nous écrirons dans la loi que le niveau des retraites des enseignants sera comparable aux métiers équivalents dans la fonction publique", "Les salaires des enseignants seront revalorisés à partir de 2021"

"Dès aujourd'hui, je souhaite que les présidents d'entreprises publiques engagent le dialogue avec les partenaires sociaux".

"Je souhaite que la grève qui paralyse des milliers de Français s'arrête"

"Le projet de loi de réforme des retraites sera prêt à la fin de l'année. Il sera présenté en Conseil des ministres le 22 janvier. Nous le présenteront à l'Assemblée en février", "Au 1er janvier 2022, de nouveaux droits seront mis en place, et les nouveaux entrants intégreront le régime. Le système universel sera irréversible"

"Je suis totalement déterminé à mener à bien cette transformation", "C'est un système plus simple, plus fort, plus juste et avec des avancées sociales", "Nous vous proposons de rebâtir le pacte entre génération sur le principe d'une solidarité entre tous les travailleurs, sans logique de métier et de rang."

"Les Français qui ont des carrières heurtées ou qui sont forcés de travailler à temps partiel, ne seront plus pénalisés. Chaque heure travaillée permettra d’acquérir des points et donc d’améliorer sa pension"

12h05: Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'arriver au Conseil économique, social et environnemental

11h57: Le Premier ministre Edouard Philippe vient à l'instant de quitter l'Elysée pour se rendre au Conseil économique, social et environnemental

11h07: Le Premier ministre Édouard Philippe s’exprimera dans moins d'une heure devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et a promis d’y présenter «l’architecture» de la réforme visant à fondre les 42 régimes de retraite actuels (spéciaux, fonctionnaires, salariés du privé, libéraux, artisans, agriculteurs...) en un seul système universel par points.

10h36: Gilles Le Gendre, patron des députés LREM, souhaite que la majorité aille vite après la présentation du projet de réforme des retraites mercredi par Edouard Philippe et que le texte soit voté à l’Assemblée nationale «en première lecture avant les municipales».

«Ce qui est essentiel, c’est que nous démarrions vite», a affirmé sur France Inter le député de Paris, qui a assisté mardi soir au dîner de calage de la réforme à l’Elysée.

«Ça veut dire un projet de loi qui vienne rapidement au Parlement, en début d’année, et je souhaite, c’est le gouvernement qui a la maîtrise de l’ordre du jour, que ce texte soit voté à l’Assemblée nationale en première lecture avant les municipales» en mars 2020, a-t-il précisé.

«Nous souhaitons que la réforme se mette en place très vite sur les aspects qui sont des protections pour les Français», a-t-il insisté, notamment «pas de retraite inférieure à 85% du SMIC», ce qui veut dire «pas de pension inférieure à 1000 euros à partir de 2022».

Après deux années de concertations et six jours de grève et de manifestations, le Premier ministre dévoile mercredi sa réforme des retraites et les compromis, voire les concessions, que l’exécutif est prêt à accorder pour tenter de calmer la colère.

Sans dévoiler les arbitrages calés au dîner de l’Elysée, M. Le Gendre a confirmé que l’objectif demeure «un régime unique universel qui est une garantie formidable d’équité entre tous les Français».

Mais la convergence des 42 régimes vers ce régime unique se fera en «tenant compte des spécificités, avec des calendriers différents et des mesures d’accompagnement différentes pour que, précisément, personne ne soit lésé dans cette réforme», a-t-il précisé.

Déjà évoquée dans la matinée par M. Philippe lors du petit-déjeuner de la majorité, l’idée de mettre en oeuvre la réforme à partir de la génération 1975, au lieu de 1963 comme envisagé au départ, s’est précisée à l’issue du dîner de mardi soir à l’Elysée, a-t-on appris auprès d’un participant.

09h44: Le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé mercredi matin que le gouvernement allait procéder dans sa réforme des retraites à des «ajustements» de forme, mais que sur le fond, «rien ne changera».

«Il y a simplement un (ajustement) de forme en lien avec le contexte social mais c’est un petit peu +cinq minutes de plus monsieur le bourreau+. Sur le fond de la réforme, le bourreau est là: c’est travailler davantage pour gagner moins», a déclaré sur Radio Classique l’eurodéputé, qui demande le «retrait» de la réforme et «n’attend pas grand chose» des modalités présentées dans quelques heures par le Premier ministre Edouard Philippe.

L’idée d’une mise en œuvre de la réforme à partir de la génération 1975, au lieu de 1963, s’est précisée au dîner de «calage» mardi à l’Élysée avec des ténors de la majorité, selon un participant.

«Sur le fond de la réforme rien ne changera», «on sait qu’il faudra travailler davantage» et «il y aura bien un âge pivot à 64 ans», a déploré le responsable du RN.

Le porte-parole du parti et député du Nord Sébastien Chenu a lui estimé sur franceinfo que le gouvernement «semblait colmater les choses en reconnaissant qu’il y aura bien des perdants à cette réforme».

«Si une réforme est bonne, (…) je ne vois pas pourquoi on bouge les délais», a-t-il ajouté à propos de l’hypothèse d’une mise en oeuvre de la réforme à partir de la génération 1975. «Si ce n’est pour essayer de trouver des accords avec un certain nombre de syndicats (…) qui eux accepteraient, en échange de bouger la date d’entrée en application de cette réforme, ils lèvent les grèves. C’est un rideau de fumée, c’est un artifice».

09h38: Près de Rouen, entre 200 et 300 personnes dont des «gilets jaunes» ont installé un barrage filtrant les poids lourds au rond-point des vaches, bravant l’interdiction préfectorale et perturbant la circulation.

09h28: Le point sur la situation ce matin avant les annonces du Premier ministre

Le Premier ministre dévoile mercredi sa réforme des retraites et les compromis, voire les concessions, auxquels l’exécutif est prêt pour tenter de calmer la colère, lors d’une septième journée de grève qui engendre toujours de fortes perturbations dans les transports.

Édouard Philippe s’exprimera à 12H00 devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et a promis d’y présenter «l’architecture» de la réforme visant à fondre les 42 régimes de retraite actuels (spéciaux, fonctionnaires, salariés du privé, libéraux, artisans, agriculteurs...) en un seul système universel par points.

Trains à l’arrêt, lignes de métros fermées, crèches et écoles au ralenti, blocages de raffineries... La France vit depuis une semaine au rythme de la mobilisation, qui s’est toutefois affaiblie entre la première manifestation du jeudi 5 décembre et la deuxième de mardi.

Mercredi ne fait pas exception: les conditions de déplacements restent très difficiles. La SNCF assure la circulation de trois TER sur dix, un train Intercités et un TGV sur quatre. En Île-de-France, neuf lignes de métro sur seize circulent et 40% des liaisons en bus sont assurées.

Quatre dépôts de bus bloqués à 6H00 ont été libérés par les forces de l’ordre à 08H00, a assuré la préfecture de police.

Partie à 6H15 et après deux heures de bus pour venir de Bourg-en-Bresse, Ella, rencontrée à la gare routière de Lyon-Part-Dieu, en a «assez de la grève». «Chez moi en Russie ce n’est pas comme ça», témoigne t-elle emmitouflée dans son écharpe.

Le trafic routier restait particulièrement dense. Vers 08H30, près de 450 kilomètres de bouchon étaient enregistrés en Ile-de-France, un niveau exceptionnel, selon le site d’information routière Sytadin. «On peut pas travailler comme ça. Ces bouchons, c’est pas possible», a commenté un chauffeur de VTC excédé.

Près de Rouen, entre 200 et 300 personnes dont des «gilets jaunes» ont installé un barrage filtrant les poids lourds au rond-point des vaches, bravant l’interdiction préfectorale et perturbant la circulation.

Mardi, l’intersyndicale CGT/FO/FSU/Solidaires et quatre organisations de jeunesse ont appelé à des actions locales jeudi et samedi, puis à une journée de mobilisation interprofessionnelle mardi 17 décembre à Paris, en même temps que la manifestation des personnels hospitaliers.

Dans ce contexte, les annonces d’Édouard Philippe sont particulièrement attendues. Même si lui-même ne se fait pas d’illusions quant à leur effet immédiat. «Ce n’est pas parce que je fais un discours que les manifestations vont cesser», a averti le chef du gouvernement lors d’une réunion à huis clos avec des députés LREM.

Décalage dans l’application de la réforme, périodes de transition pour les régimes spéciaux, éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, âge pivot, pénibilité, droits familiaux... autant d’options que le Premier ministre va lever, ou non, mercredi. Il interviendra ensuite au 20 Heures de TF1.

L’idée d’une mise en œuvre de la réforme à partir de la génération 1975, au lieu de 1963, s’est précisée au dîner de «calage» mardi à l’Élysée avec des ténors de la majorité, selon un participant.

Des gestes ont déjà été promis aux enseignants et aux policiers. Le gouvernement a également laissé entendre qu’il n’y aurait pas de mesure budgétaire supplémentaire.

Devant l’Assemblée nationale mardi, le Premier ministre a néanmoins répété mardi qu’il fallait «dire la vérité aux Français» et «cela passe progressivement par un allongement de la durée de travail, progressivement de façon à préserver les choix individuels de chacun».

Une position qui ne convainquait déjà pas le patron de la CFDT, Laurent Berger, avant la grève. Sa réaction sera particulièrement scrutée.

Des gestes clairs sont également attendus par la CFTC, l’Unsa et la CFE-CGC, dont l’adhésion même partielle au mécontentement est exceptionnelle.

Les partis d’opposition attendent le Premier ministre au tournant. A droite, on est prêt à reprocher tout recul jugé excessif. A gauche, notamment la France insoumise, on continue à réclamer le retrait pur et simple d’un projet «néfaste» voire «dangereux».

Le président de la République, qui a fait de la «transformation» du pays la raison d’être de son quinquennat, joue gros et risque de perdre des deux côtés, auprès de ses détracteurs comme de ses fidèles, en cas de recul.

08h35: La région Ile-de-France fait affréter 220 bus et cars de compagnies privées supplémentaires pour transporter 25.000 Franciliens vers leur lieu de travail à partir d'aujourd'hui.

08h22: A 8 heures ce matin, il y a 463 km de bouchons cumulés en Ile-de-France, indique la direction des routes d'Ile-de-France sur son portail Sytadin.

08h05: Les premières informations, sont en train de fuiter sur les annonces du gouvernement à midi. Selon BFM Business, les générations nées avant 1975 ne seront pas concernées par la réforme. Les salariés des régimes spéciaux (RATP et SNCF) pourraient n'être concernés par la réforme qu'à partir de la génération née en 1985, soit dix ans plus tard que les autres salariés.

07h32: La barre des 400 kilomètres de bouchons vient d'être dépassée à 7h30 en Ile de France

07h08: A Paris, 10 lignes de métros sont fermées, a annoncé la RATP. Il s'agit des lignes de métro 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13. Côté RER, un RER B sur trois circule, et un train sur deux pour le RER A.

07h03: Le cumul de bouchon atteint déjà les 315 kilomètres en IDF à 7h, une mesure "exceptionnelle" par rapport à la moyenne de cette tranche horaire mais similaire aux relevés d'hier et lundi.

06h18: L'intersyndicale opposée à la réforme des retraites, réunissant FO, la CGT, FSU-Solidaires et quatre organisations de jeunesse, a appelé ce mardi soir à des actions locales le jeudi 12 décembre, ainsi qu'à une manifestation nationale le mardi 17 décembre à Paris. "Déjà des actions locales le 12 décembre et pendant le week-end. Puis, le 17, il faudra une plus grosse journée de mobilisation que précédemment, avec un grand rassemblement à Paris", a annoncé ce soir Catherine Perret, de la CGT, à l'issue de trois heures de réunion.

05h54: 339.000 personnes ont manifesté en France ce mardi, dont 31.000 à Paris, selon le décompte du ministère de l'Intérieur. C'est presque deux fois moins que jeudi dernier, où la place Beauvau avait dénombré 806.000 manifestants, dont 65.000 dans la capitale. La CGT a pour sa part recensé 885.000 manifestants en France ce 10 décembre, dont 180.000 à Paris. Un chiffre là aussi très inférieur à celui du 5 décembre dernier, où Le syndicat avait comptabilisé 1,4 à 1,5 million de manifestants, dont 250.000 à Paris.

05h03: Les prévisions du trafic pour aujourd'hui

La SNCF prévoit ainsi qu’un tiers des TER sera assuré mercredi, “essentiellement par bus”, de même qu’un TGV et un Intercités sur quatre. Les lignes internationales, telles que les lignes Eurostar, Lyria et Thays, seront elles aussi impactées par la grève. Concernant les Transiliens (RER SNCF et trains de la banlieue parisienne), il faudra compter un train sur cinq en moyenne. Pour la RATP aussi, le trafic restera «extrêmement perturbé" mercredi. Si les lignes 1 et 14 fonctionneront normalement, de même que les navettes Orlyval, 10 lignes seront complètement interrompues, à savoir les lignes 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13. Les tramways seront un peu moins impactés, avec au moins la moitié du trafic assuré sur toutes les lignes. Il faudra compter un train sur deux pour le RER A et un train sur trois pour le RER B, uniquement en heures de pointe.

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Vos réactions

Portrait de seki
12/décembre/2019 - 13h04
cineberry a écrit :

Trois exemples d'idées majoritaires parmi d'autres :

- 89% des français sont favorables au droit à l'euthanasie (sondage IFOP pour La Croix réalisé du 8 au 11 décembre 2017)

- 73% des français favorables au référendum d'initiative citoyenne (Sondage OpinionWay pour LCi réalisé les 17 et 18 janvier 2019)

- 67% des français favorables à ce que les députés ne puissent pas faire plus de deux mandats (sondage OpinionWay pour Les Echos réalisé du 6 au 8 juin 2017)

Des sondages quoi. 73% des français favorables au RIC, ça c'est avant qu'ils comprennent ce que c'est et ce que cela implique.

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 23h53
chaton a écrit :

faudrait arreter de croire que tous les salaires a paris sont plus eleves qu'en province  dans ma boite je gagne pareil que les equivalents en province sauf qu'ils ont tous reussi a acheter des maisons et que je peux pas acheter d'appart , que les prix sont plus eleves sur paris et sa region donc j'aurais la meme retraite  qu'eux et surement inferieur a celles de la ratp vu que c'est sur mes meilleures 25 années 

 

Vous avez raison de le préciser. Les salaires parisiens sont en moyenne plus élevés qu'en province, mais ça n'est pas le cas pour tout le monde.

Portrait de chaton
11/décembre/2019 - 22h00
cineberry a écrit :

Comparaison n'est pas raison. Vous oubliez que les salaires à Paris sont plus élevés qu'en province ce qui fausse votre comparaison. Ensuite, vous comparez les retraites des agents de la RATP avec la population générale avec laquelle les écarts de salaire sont importants. Dans ces conditions, pourquoi ne pas dénoncer aussi la retraite des cadres, avocats, des médecins, des notaires, des vétérinaires, des pilotes de ligne... ?

faudrait arreter de croire que tous les salaires a paris sont plus eleves qu'en province  dans ma boite je gagne pareil que les equivalents en province sauf qu'ils ont tous reussi a acheter des maisons et que je peux pas acheter d'appart , que les prix sont plus eleves sur paris et sa region donc j'aurais la meme retraite  qu'eux et surement inferieur a celles de la ratp vu que c'est sur mes meilleures 25 années 

 

Portrait de popeye55
11/décembre/2019 - 21h06
cineberry a écrit :

Le régime des avocats, médecins, pilotes... est excédentaire parce que le nombre de cotisants a augmenté ces dernières années. A la SNCF, les effectifs ont été divisés par deux en 45 ans. Pas étonnant que cela déstabilise le ratio cotisants / retraités : en 2016, on comptait à peu près un cotisant pour deux retraités. C'est ainsi dans tous les métiers qui ont vu leurs effectifs diminuer. Chez les agriculteurs, il y a un cotisant pour 3,7 retraités et nous mettons aussi la main à la poche pour renflouer. Demander à chaque catégorie professionnelle de s'autofinancer est profondément injuste : les personnels ne sont pas responsables des baisses d'effectifs et des mutations professionnelles de notre société.

Par ailleurs, à quand une véritable politique de l'emploi dans ce pays pour donner du travail à nos 6,5 millions de chômeurs toutes catégories ? Cela permettrait de faire rentrer des cotisations salariales et patronales dans les caisses de retraites. Le gouvernement Macron n'a rien trouvé de mieux que de multiplier les exonérations de cotisations, accroissant le manque à gagner dans les caisses de retraites. Ils créent les conditions du déficit pour ensuite plumer les travailleurs et les retraités.

En fait nous sommes à  peu près d'accord.  Il faut davange de solidarité entre les différentes professions  et la seule manière d'y arriver est d'avoir un système universel identique pour tous !!

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 20h43
popeye55 a écrit :

Je suis pour que le système soit le même pour tous et je dénonce les 42 régimes pour en faire un seul plus juste. Bien sûr il faudra quand même des aménagements pour tenir compte de la pénibilité ou des conditions de travail. La grande différence entre les régimes RATP, EDF/GAZ et ceux des avocats, médecins, pilotes, etc... c'est que le système de ces derniers est équilibré et que ce n'est pas le contribuable qui paie leur retraite contrairement  aux agents RATP,  EDF/GAZ et SNCF !!!! Je cotise déjà pour ma retraite, je n'ai pas à payer la retraite de quelques privilégiés, fainéants et égoïstes !!!! Et en ce qui concerne la SNCF, non seulement il faut que le contribuable paie les retraites mais il faut également que le contribuable paie les salaires et les cotisations . En 2018, le coût s'élève à près de 900 euros pour les 16,6 millions de foyers fiscaux imposables. C'est scandaleux, vivement la privatisation de la SNCF !!!

Le régime des avocats, médecins, pilotes... est excédentaire parce que le nombre de cotisants a augmenté ces dernières années. A la SNCF, les effectifs ont été divisés par deux en 45 ans. Pas étonnant que cela déstabilise le ratio cotisants / retraités : en 2016, on comptait à peu près un cotisant pour deux retraités. C'est ainsi dans tous les métiers qui ont vu leurs effectifs diminuer. Chez les agriculteurs, il y a un cotisant pour 3,7 retraités et nous mettons aussi la main à la poche pour renflouer. Demander à chaque catégorie professionnelle de s'autofinancer est profondément injuste : les personnels ne sont pas responsables des baisses d'effectifs et des mutations professionnelles de notre société.

Par ailleurs, à quand une véritable politique de l'emploi dans ce pays pour donner du travail à nos 6,5 millions de chômeurs toutes catégories ? Cela permettrait de faire rentrer des cotisations salariales et patronales dans les caisses de retraites. Le gouvernement Macron n'a rien trouvé de mieux que de multiplier les exonérations de cotisations, accroissant le manque à gagner dans les caisses de retraites. Ils créent les conditions du déficit pour ensuite plumer les travailleurs et les retraités.

Portrait de bengalister
11/décembre/2019 - 18h56
cineberry a écrit :

Macron ou Le Pen, vous appelez ça un choix ? Vous voyez une différence entre les deux ?

Si il y a un libéral à la Française, c'est-à-dire un socialo-centriste altermondialiste et une communiste nationaliste.

 

Portrait de sergio43
11/décembre/2019 - 18h03
wonder a écrit :

Au départ c'était ceux de 1963 puis ceux de 1974 (11 ans quand même comme si une année de travail était des M&M's) et maintenant on recule de 11 ans  (une fois de plus) juste pour la SNCF et la RATP. 

Non mais sérieux ! :| C'est toujours ceux du privées qui vont encore payer.  Et ne me dites pas que les gens de la SNCF et de la RATP se battent pour les autres. Ce n'est pas vrai. 

Sans nier la pénibilité de certains rares de ces deux entreprises, ils ne seront jamais au niveau des métiers de bouche. Mais pour eux pas de blèmes de voir une serveuse de 67 ans se taper 10 heures par jour debout -dimanche compris- et rentrer à 2 heure du mat. Pareil pour les agriculteurs dont les suicides explosent les statistiques ce qui n'est pas le cas dans le transport public.

Ce pays (la France) et ses politiques s’essuient les pieds sur ce qui fait le vivre. Le petit commerce et l'artisanat. Et ce depuis des décennies. Ceux qui ne font presque jamais grève, ceux qui comme le roseau plient sans se rompre. Ceux qui servent le café avec le sourire ou derrière le fourneau font mijoter pendant des heures une choucroute, ceux et celles qui font qu'une chambre d'hôtel ou d’hôte soient nickel etc etc... 

Y'A UN MOMENT LES MECS DE LA RATP FAUT ARRÊTER DE NOUS PRENDRE POUR DES BUSES. 

Excellent commentaire qui n'attire pas beaucoup de réponses -et pour cause- de nos virulents intervenants de tendance nettement gôchisante, syndicale, gilets jaunes, etc...
Portrait de popeye55
11/décembre/2019 - 17h29
cineberry a écrit :

Comparaison n'est pas raison. Vous oubliez que les salaires à Paris sont plus élevés qu'en province ce qui fausse votre comparaison. Ensuite, vous comparez les retraites des agents de la RATP avec la population générale avec laquelle les écarts de salaire sont importants. Dans ces conditions, pourquoi ne pas dénoncer aussi la retraite des cadres, avocats, des médecins, des notaires, des vétérinaires, des pilotes de ligne... ?

Je suis pour que le système soit le même pour tous et je dénonce les 42 régimes pour en faire un seul plus juste. Bien sûr il faudra quand même des aménagements pour tenir compte de la pénibilité ou des conditions de travail. La grande différence entre les régimes RATP, EDF/GAZ et ceux des avocats, médecins, pilotes, etc... c'est que le système de ces derniers est équilibré et que ce n'est pas le contribuable qui paie leur retraite contrairement  aux agents RATP,  EDF/GAZ et SNCF !!!! Je cotise déjà pour ma retraite, je n'ai pas à payer la retraite de quelques privilégiés, fainéants et égoïstes !!!! Et en ce qui concerne la SNCF, non seulement il faut que le contribuable paie les retraites mais il faut également que le contribuable paie les salaires et les cotisations . En 2018, le coût s'élève à près de 900 euros pour les 16,6 millions de foyers fiscaux imposables. C'est scandaleux, vivement la privatisation de la SNCF !!!

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 17h28
Mimosas06 a écrit :

Exactement il y a des élections et je suis sur que la plupart de ceux qui protestent ne sont même pas allés voter aux dernières, il y a quand même du choix parmi les candidats. Si Macron a été élu c'est sur un programme et il avait une majorité en pourcentage que les gens ne viennent pas se plaindre ensuite.

Macron ou Le Pen, vous appelez ça un choix ? Vous voyez une différence entre les deux ?

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 17h27
Mimosas06 a écrit :

Combien de temps les grévistes de  la sncf et la ratp vont-ils encore s'attaquer à ceux comme eux qui bossent car ils n'ont pas les moyens de faire grève au lieu d'enquiquiner les membres du gouvernement?

Que croyez-vous que feraient les gouvernements si plus personne n'avait les moyens de faire grève ? L'Histoire nous montre que les grandes avancées sociales (congés payés, réduction du temps de travail...) ont été obtenues par la pression de la rue.

Portrait de Mimosas06
11/décembre/2019 - 17h17
lxa75 a écrit :

Comme l'avait Hollande en son temps une loi peut s'amender, se modifier donc en votant "intelligemment" aux prochaines élections se serait plus logique au lieu de priver la population de la libre circulation 

Exactement il y a des élections et je suis sur que la plupart de ceux qui protestent ne sont même pas allés voter aux dernières, il y a quand même du choix parmi les candidats. Si Macron a été élu c'est sur un programme et il avait une majorité en pourcentage que les gens ne viennent pas se plaindre ensuite.

Portrait de Mimosas06
11/décembre/2019 - 17h14

Combien de temps les grévistes de  la sncf et la ratp vont-ils encore s'attaquer à ceux comme eux qui bossent car ils n'ont pas les moyens de faire grève au lieu d'enquiquiner les membres du gouvernement?

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 17h10
Nowo a écrit :

Gouvernement sans couille qui se met à genoux devant une minorité de branleurs pendant que la majorité silencieuse paye et bosse 15 ans de plus.

C'est bien vrai ! Tous ces branleurs du CAC40 qui s'engraissent sur le dos des travailleurs et dictent au gouvernement des réformes à leur avantage...

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 16h53
seki a écrit :

Oui, quand la population ne se fait pas influencer en criant bêtement "je ne suis pas un mouton". Qu'est ce que "les idées majoritaires" ?

Trois exemples d'idées majoritaires parmi d'autres :

- 89% des français sont favorables au droit à l'euthanasie (sondage IFOP pour La Croix réalisé du 8 au 11 décembre 2017)

- 73% des français favorables au référendum d'initiative citoyenne (Sondage OpinionWay pour LCi réalisé les 17 et 18 janvier 2019)

- 67% des français favorables à ce que les députés ne puissent pas faire plus de deux mandats (sondage OpinionWay pour Les Echos réalisé du 6 au 8 juin 2017)

Portrait de Nowo
11/décembre/2019 - 16h43

Gouvernement sans couille qui se met à genoux devant une minorité de branleurs pendant que la majorité silencieuse paye et bosse 15 ans de plus.

Portrait de C'est Mon Avis
11/décembre/2019 - 16h42
Et Dieu créa l'infâme a écrit :

Je ne sais pas à quelle époque vous vivez...mais sûrement pas a la nôtre ! Car sachez Mr  qu' il est possible de travailler chez soi...sans être obligatoirement a son compte ! Et cette façon de travailler qui permet de gérer son temps et ses obligations familiales et plus en plus proposer aux salarié/es....

Ceci ne concerne QUE le travail de bureau ! Un commerçant, un routier, un magasinier, un postier, ne peuvent pas travailler de chez eux !

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 16h40
popeye55 a écrit :

Il s'agit bien des chiffres moyens pour une carrière complète (page 53 du rapport). Les retraites de la RATP sont 2,5 fois plus importantes que celles du privé avec un âge de départ à 55 ans au lieu de 62 ans.

Cherchez toujours l'erreur !!!

Comparaison n'est pas raison. Vous oubliez que les salaires à Paris sont plus élevés qu'en province ce qui fausse votre comparaison. Ensuite, vous comparez les retraites des agents de la RATP avec la population générale avec laquelle les écarts de salaire sont importants. Dans ces conditions, pourquoi ne pas dénoncer aussi la retraite des cadres, avocats, des médecins, des notaires, des vétérinaires, des pilotes de ligne... ?

Portrait de seki
11/décembre/2019 - 16h30

Comme d'hab, la plupart n'ont rien compris à cette réforme. SNCF et RATP ne pensent qu'à leurs acquis injustifiés. Lorsque les CCI ont fait grève car on leur a retiré leur régime spécial, auj ils sont en passe d'être privatisés, on ne les a pas entendu. Il n'y a aucune solidarité de leur part, ils tournaient pendant le mouvement GJ. Comment voulez vous que l'état ne veuille s'en séparer.. On se tape 2 à 3 grèves par an de leur part. Alors oui un referendum pour remplacer tout ces grévistes par des chômeurs.

Portrait de seki
11/décembre/2019 - 16h29
lxa75 a écrit :

bataille de chiffres ridicule 

Pas compris.

Portrait de seki
11/décembre/2019 - 16h29
cineberry a écrit :

Parce que vous trouvez que notre système électoral permet de porter les idées majoritaires au pouvoir ?

Oui, quand la population ne se fait pas influencer en criant bêtement "je ne suis pas un mouton". Qu'est ce que "les idées majoritaires" ?

Portrait de Lepton
11/décembre/2019 - 16h23
Et Dieu créa l'infâme a écrit :

Je ne sais pas à quelle époque vous vivez...mais sûrement pas a la nôtre ! Car sachez Mr  qu' il est possible de travailler chez soi...sans être obligatoirement a son compte ! Et cette façon de travailler qui permet de gérer son temps et ses obligations familiales et plus en plus proposer aux salarié/es....

Je le sais d'autant mieux que mon épouse travaille, à mi temps ,à domicile depuis peu.Elle ne va plus au bureau qu'une grosse  moitié de la semaine . Seul hic nous n'avons pas encore la fibre ce qui pénalise parfois les connections et rend les  tâches moins sereines.Je parlais de personnes sans activités ,pas de celles qui travaillent à domicile.

Portrait de popeye55
11/décembre/2019 - 16h16
CARAMEL MOU a écrit :

vous publiez ces chiffres tirés de la cour des comptes qui sont faux car ils tiennent compte d'une carrière complète:

Pour la RATP  voici la réalité :" selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques,  Le montant moyen des pensions perçues par les agents de la RATP en retraite (y compris donc ceux ayant liquidé leur droit avant 2017) était de 2 357 euros bruts en 2017,"

 

Il s'agit bien des chiffres moyens pour une carrière complète (page 53 du rapport). Les retraites de la RATP sont 2,5 fois plus importantes que celles du privé avec un âge de départ à 55 ans au lieu de 62 ans.

Cherchez toujours l'erreur !!!

Portrait de cineberry
11/décembre/2019 - 16h11
lxa75 a écrit :

Comme l'avait Hollande en son temps une loi peut s'amender, se modifier donc en votant "intelligemment" aux prochaines élections se serait plus logique au lieu de priver la population de la libre circulation 

Parce que vous trouvez que notre système électoral permet de porter les idées majoritaires au pouvoir ?

Portrait de lxa75
11/décembre/2019 - 16h01
seki a écrit :

Comme d'hab, la plupart n'ont rien compris à cette réforme. SNCF et RATP ne pensent qu'à leurs acquis injustifiés. Lorsque les CCI ont fait grève car on leur a retiré leur régime spécial, auj ils sont en passe d'être privatisés, on ne les a pas entendu. Il n'y a aucune solidarité de leur part, ils tournaient pendant le mouvement GJ. Comment voulez vous que l'état ne veuille s'en séparer.. On se tape 2 à 3 grèves par an de leur part. Alors oui un referendum pour remplacer tout ces grévistes par des chômeurs.

bataille de chiffres ridicule 

Portrait de lxa75
11/décembre/2019 - 16h00

Comme l'avait Hollande en son temps une loi peut s'amender, se modifier donc en votant "intelligemment" aux prochaines élections se serait plus logique au lieu de priver la population de la libre circulation 

Portrait de Et Dieu créa l'infâme
11/décembre/2019 - 15h43
Lepton a écrit :

Diviser pour régner ,la méthode est vieille comme le monde. Il préserve d'abord les enseignants pour qu'ils quittent le mouvement. Il préserve aussi d'autres catégories sociales au coup par coup en fonction de la gêne qu'ils peuvent générer dans le pays.Il instaure une limite d'âge en espérant que les non concernés laisseront tomber la contestation.Si l'unité revendicative sombre à cause des égoïsmes des moins motivés ,on tond tout le monde chacun à son tour.

 

Le pire ici ce sont ceux qui vivent des aides sociales et qui râlent contre les grévistes . Très actifs ,parfois,dès 4 heures du matin ils font la journée complète sur le forum, pas difficile quand on ne fait rien.Ils sont hostiles à  ceux qui revendiquent ,par jalousie car leurs maigres ressources ne leur laissent espérer qu'une vie bien morose.Ils ne peuvent rien faire  à part squatter ce forum en s'inventant une vie de nantis.

Je ne sais pas à quelle époque vous vivez...mais sûrement pas a la nôtre ! Car sachez Mr  qu' il est possible de travailler chez soi...sans être obligatoirement a son compte ! Et cette façon de travailler qui permet de gérer son temps et ses obligations familiales et plus en plus proposer aux salarié/es....

Portrait de popeye55
11/décembre/2019 - 15h29

Selon le rapport de juillet 2019 de la Cour des Comptes sur les régimes spéciaux, le montant moyen mensuel brut des retraites en France est le suivant :

RATP : 3705 euros

Industries Électriques et Gaz : 3592 euros

SNCF : 2636 euros 

Départ à la retraite à 55 ans pour ces 3 catégories (50 ans pour les conducteurs de trains). Retraites en grande partie financées par les contribuables.

Secteur privé : 1496 euros, départ à la retraite à 62 ans pour cette catégorie. Le financement, effectué par répartition,  est à peu près équilibré pour cette catégorie.

Y'aurait pas un problème, là ?

 

Portrait de Mamie ninja
11/décembre/2019 - 15h23
Lepton a écrit :

Diviser pour régner ,la méthode est vieille comme le monde. Il préserve d'abord les enseignants pour qu'ils quittent le mouvement. Il préserve aussi d'autres catégories sociales au coup par coup en fonction de la gêne qu'ils peuvent générer dans le pays.Il instaure une limite d'âge en espérant que les non concernés laisseront tomber la contestation.Si l'unité revendicative sombre à cause des égoïsmes des moins motivés ,on tond tout le monde chacun à son tour.

 

Le pire ici ce sont ceux qui vivent des aides sociales et qui râlent contre les grévistes . Très actifs ,parfois,dès 4 heures du matin ils font la journée complète sur le forum, pas difficile quand on ne fait rien.Ils sont hostiles à  ceux qui revendiquent ,par jalousie car leurs maigres ressources ne leur laissent espérer qu'une vie bien morose.Ils ne peuvent rien faire  à part squatter ce forum en s'inventant une vie de nantis.

Mais comment ils vont faire avec les enseignants ? Ils vont augmenter le salaire de l’ensemble des enseignants ou seulement de ceux qui seront concernés par la réforme ?

Portrait de Et Dieu créa l'infâme
11/décembre/2019 - 15h21

Quand je pense a ce retraité de la SNCF qui a terminer sa carrière sur les TGV a 52 ans, en considérant qu'arriver à un certain âge  la sécurité des clients était compromises ! Et comme par hasard je revois ce monsieur a Abû Dhabi dans le projet hyperloop !On comprend mieux pourquoi ces salariés très éprouvés par des années de dur labeur doivent partir plus tôt !!!

Portrait de Lepton
11/décembre/2019 - 15h18
wonder a écrit :

Franchement ! :| Vous vous foutez de qui ?  Juste de votre intellect ? Si un "type" qui bénéficie des aides sociales  est debout à 4 heure du mat c'est preuve de son engagement à chercher du travail et non à se la couler douce.  Vous êtes à vomir de crasse.  Mais je reconnais bien la signature venimeuse.

Vous touchez aussi l'aide sociale vous ? Je pensais à une autre personne que l'on voit un peu moins depuis quelques jours et qui tapait sur les gilets jaunes et les grévistes SNCF. Un capt'aine bidule machin.Il a peut être trouvé du boulot ?