09/06/2015 14:22

France Télévisions: Un syndicat annonce une plainte et un recours au Conseil d'Etat contre la nomination de Delphine Ernotte

Le syndicat CGC des médias a annoncé mardi une plainte à Paris et un recours au Conseil d'Etat contre la nomination par le CSA de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions, après une procédure critiquée pour son opacité.
La requête en "annulation" au Conseil d'Etat, déposée lundi, "s'appuie, notamment, sur le manque d'impartialité du CSA et l'opacité de la procédure de nomination", indique dans un communiqué le syndicat SNPCA-CGC.
"La loi prévoit que la décision doit être suffisamment motivée. Ce n'est pas le cas. Le CSA s'est contenté de généralités", estime l'avocat du syndicat, Me Pierre-Olivier Lambert, contacté par l'AFP.
La plainte, qui doit être déposée, se fonde elle sur "des soupçons d'abus d'autorité et de manquements à l'obligation de probité du CSA dans la procédure de nomination" et "vise, en particulier, le délit de trafic d'influence", ajoute le syndicat, qui espère que "la justice fera toute la lumière sur les conditions de cette nomination".
La semaine dernière, un candidat malheureux à la présidence, Didier Quillot, avait déjà saisi le parquet, qui peut décider d'ouvrir une enquête.
Les huit sages du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ont réfuté collectivement avoir subi la moindre pression dans le processus de désignation, retiré à l'Elysée et rendu au CSA pour plus de transparence, comme l'avait promis François Hollande durant sa campagne.
La procédure a été vivement critiquée pour son opacité, le régulateur de l'audiovisuel ne divulguant pas la liste initiale des 33 candidatures, avant des auditions des candidats retenus à huis clos. 
Selon une enquête de Mediapart, l'une des membres du CSA, Sylvie Pierre-Brossolette a notamment organisé un rendez-vous entre la candidate Delphine Ernotte et l'homme d'affaires François Pinault, proche de François Hollande. Contactée par l'AFP, la conseillère n'avait pas souhaité réagir.

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Vos réactions

Portrait de ragnar lotbrok
9/juin/2015 - 16h28

un jour va bientot arriver où il n'y aura plus de syndicat chez france tv puisque à force, ces memes syndicats auront tué le groupe. Groupe qui, en passant pese 13000 salariés versus 3000 pour le groupe tf1, cherchez l'erreur et vous comprendrez pourquoi la soupe est bonne pour à peu pres tout le monde là bas.

franchement, ça en devient risible