18/02/2013 12:21

Viande de cheval / Spanghero: le personnel a "bon espoir" que le gouvernement autorise la reprise

Le personnel de Spanghero a "bon espoir" que le gouvernement autorise lundi la reprise de la production des plats cuisinés de l'entreprise, "complètement distincte du négoce de viandes" pour lequel la société est accusée d'avoir revendu de la viande chevaline pour de la viande bovine, a déclaré lundi le délégué CFDT Claude Hill.

"Nous n'avons jamais empoisonné les gens avec notre conserverie et notre saucisserie, cette affaire de carambouille au niveau du négoce est complètement distincte", a déclaré à l'AFP le délégué qui doit rencontrer les ministres concernés Stéphane Le Foll (Agriculture), Benoît Hamon (Consommation) et Guillaume Garot (Agroalimentaire) lundi soir à Paris, avec une délégation intersyndicale (CFDT, FO CFE-CGC)

"S'ils estiment qu'il y a eu fraude, magouille au niveau du négoce, qu'ils poursuivent leur enquête, qu'ils prennent les gens impliqués mais qu'ils autorisent les autres activités à travailler, ils n'ont rien à voir", a ajouté le délégué syndical, en rappelant que le trafic de viande ne concernait pas les conserves de l'entreprise (essentiellement porc et canard).

"On a bon espoir que le gouvernement comprenne, car depuis samedi on explique que dans nos ateliers, on n'a rien à voir avec la fraude et que les clients sont prêts à travailler avec nous, ils ont confiance dans notre savoir-faire".

La société, rachetée en 2009 à la famille Spanghero par la coopérative basque Lur Berri, est accusée de "tromperie économique" pour avoir revendu de la viande chevaline comme viande bovine, utilisée ensuite dans des plats cuisinés élaborés notamment chez Findus.

L'agrément sanitaire de Spanghero a été suspendu jeudi par le gouvernement pour les trois activités de la société: stockage, transformation de la viande et plats cuisinés. Elus locaux et syndicats redoutent que cette mesure ne "condamne à mort l'entreprise" et ses 300 salariés, actuellement au chômage technique.

Une brigade vétérinaire a enquêté tout le week-end dans l'entreprise sur le plan sanitaire tandis que le parquet de Paris mène une enquête judiciaire distincte sur la fraude.

Stéphane Le Foll a annoncé dimanche soir qu'il comptait "disposer dès lundi des éléments intermédiaires (de l'enquête sanitaire) qui permettront de prendre des décisions".

"Dans la journée, nous aurons le résultat de l'enquête qui a été menée sur place, dans l'usine à Castelnaudary, par la brigade vétérinaire et qui nous permettra de dire ce qu'il advient de l'activité de l'entreprise" a confirmé Guillaume Garot lundi matin.

Une cinquantaine de véhicules stationnaient lundi matin sur le parking de l'entreprise a indiqué une source syndicale. "Le personnel est très motivé. Ils rangent les choses pour pouvoir redémarrer. Ils vont tout faire pour appeler nos clients dans la journée au cas où on serait autorisé à redémarrer", a déclaré à l'AFP Barthélémy Aguerre, président de Spanghero.

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Portrait de Koro
20/février/2013 - 12h32

D'un côté tant mieux pour les employés