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L'automobiliste qui a écrasé le cycliste Paul Varry à Paris, le 15 octobre 2024, sera bien jugé pour meurtre devant une cour d'assises

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L’automobiliste accusé d’avoir écrasé et tué Paul Varry à Paris en octobre 2024 sera bien jugé pour meurtre devant une cour d’assises, après le rejet de son appel. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé jeudi le renvoi d’Ariel Marciano, poursuivi pour homicide volontaire après plus d’un an et demi d’enquête.

Le drame s’était produit le 15 octobre 2024 boulevard Malesherbes, dans le VIIIe arrondissement, à la suite d’une altercation entre l’automobiliste et le jeune cycliste. Le conducteur de la Mercedes avait emprunté la piste cyclable afin de dépasser par la droite des véhicules bloqués dans la circulation lorsqu’il avait rencontré Paul Varry.

Une dispute avait alors éclaté entre les deux hommes, le cycliste reprochant notamment au conducteur de circuler sur cet espace réservé aux vélos. Selon l’instruction, l’automobiliste aurait ensuite « percuté volontairement avec son véhicule » Paul Varry, âgé de 27 ans.

La juge chargée du dossier estime qu’il lui a roulé volontairement sur le corps et l’a écrasé avec son SUV Mercedes de 2,3 tonnes. Le parquet avait lui aussi conclu que le décès ne relevait pas d’un simple accident de la circulation mais d’un acte volontaire justifiant un procès pour meurtre.

La défense conteste fermement cette analyse et soutient depuis le début que l’automobiliste n’a jamais eu l’intention de donner la mort. Ses avocats s’appuient notamment sur une expertise en accidentologie qui, selon eux, ne permettrait pas d’établir que leur client a délibérément visé le cycliste.

Ils soulignent également qu’Ariel Marciano a porté secours à Paul Varry après le choc et envisagent désormais de saisir la Cour de cassation. À l’inverse, l’avocat de la famille de Paul Varry a accueilli la décision de la cour d’appel avec « soulagement », estimant depuis l’origine qu’il s’agit d’un meurtre.

L’affaire avait suscité une émotion considérable, Paul Varry étant notamment engagé au sein de l’association Paris en Selle pour défendre la pratique du vélo dans la capitale. Sa mort avait relancé le débat sur les violences entre usagers de la route et conduit les pouvoirs publics à lancer une mission consacrée aux violences routières. 

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