Ugo Bernalicis Près de 2.700 «docteurs junior» en médecine générale ont commencé ce lundi une année supplémentaire de formation, destinée à améliorer l’accès aux soins et à favoriser leur installation dans les territoires en difficulté.
Instaurée par une réforme adoptée en 2022, cette dixième année concerne des médecins ayant déjà soutenu leur thèse, qui assurent des consultations sous la responsabilité d’un maître de stage.
Selon le ministère de la Santé, 80 % d’entre eux ont été affectés dans des zones où l’accès aux soins est difficile, leur répartition dépendant également des capacités d’encadrement.
À Valençay, dans l’Indre, Sylvaine Le Liboux, dernière généraliste libérale de la commune, accueille deux jeunes médecins et y voit «un grand espoir», notamment celui de trouver un successeur.
Mais cette praticienne juge la réforme «mal ficelée», estimant que le statut de salarié des hôpitaux universitaires prépare insuffisamment ces généralistes aux réalités de l’exercice libéral.
Du côté du syndicat Isnar-Img, Eleonore Indienna regrette une mise en œuvre tardive et estime que «le gouvernement a un peu bâclé» cette année censée approfondir la gestion, la comptabilité et le management.
Si la découverte d’un territoire peut encourager certaines installations, le syndicat anticipe seulement «un petit impact» et prévient : «Ça ne révolutionnera pas l'accès aux soins».
L’enjeu reste considérable puisque 6,7 millions de Français n’ont pas de médecin traitant, soit 11 % de la population, une proportion atteignant un quart dans certaines zones.
Selon le collège national des généralistes enseignants, 2.682 docteurs junior ont débuté leur stage et 600 autres doivent les rejoindre en mai, certains n’ayant pas soutenu leur thèse à temps.
Plusieurs jeunes médecins expriment toutefois leur frustration, comme Rémy Saunier, qui souhaitait s’installer en zone prioritaire : «Finalement, je verrai des patients qui ont déjà un médecin. Je ne vois pas l'intérêt».
Vos réactions
et bientot des chirurgiens "junior" des neurologues "junior"......de speudo medecins a peine formés a tunis ou au maroc, avec aucune experiences, aucune competences, qui ne seront capable de faire que de la bobologies, mais ca rassurera les imbeciles...un belle exemple de macronisme gauchisant........ faire semblant de faire des choses, qui ne sont que de la com, ne servent a rien et empire les choses.
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?