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La Répression des fraudes inflige une amende au site de vente de vêtements Boohoo, lui reprochant des défaillances sur les informations relatives à la qualité environnementale de ses produits

Le géant britannique de la fast-fashion Boohoo se retrouve une nouvelle fois dans le viseur concernant la transparence de ses engagements environnementaux. L’Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) reproche à l’entreprise des manquements dans les informations qu’elle doit fournir sur ses pratiques et ses produits présentés comme plus respectueux de l’environnement.

Le groupe avait pourtant pris des engagements formels en mars 2024, à l’issue d’une vaste enquête menée également contre ASOS et George at Asda. Boohoo s’était notamment engagé à utiliser des allégations écologiques précises, compréhensibles et non susceptibles d’induire les consommateurs en erreur.

Les termes généraux comme « durable », « responsable » ou « écologique » doivent ainsi être accompagnés d’informations permettant aux clients de comprendre concrètement ce qu’ils signifient. Le groupe doit également préciser la proportion de matières recyclées ou biologiques présente dans les vêtements lorsqu’il met en avant ces caractéristiques.

Autre obligation : les critères permettant d’intégrer un produit dans une gamme présentée comme plus respectueuse de l’environnement doivent être clairement expliqués. Dans le cadre de cet accord, Boohoo doit régulièrement transmettre au régulateur britannique des rapports détaillant les mesures prises pour respecter ses engagements.

C’est précisément sur ce suivi que l’entreprise est aujourd’hui de nouveau épinglée, l’autorité estimant que certaines informations environnementales communiquées sont insuffisantes. Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte de surveillance accrue du « greenwashing » dans l’industrie textile, l’une des activités commerciales les plus scrutées sur ses conséquences environnementales.

Le régulateur britannique a d’ailleurs élaboré un guide spécifique pour obliger les enseignes de mode à présenter leurs arguments écologiques de manière claire et vérifiable. L’affaire est d’autant plus sensible pour Boohoo que son modèle repose historiquement sur la multiplication rapide de vêtements à bas prix et sur le renouvellement fréquent des collections.

En France aussi, la pression réglementaire s’intensifie avec l’entrée en vigueur, depuis le 1er septembre, d’un nouveau dispositif visant spécifiquement les pratiques de mode ultra-express. Celui-ci prévoit notamment une modulation des éco-contributions pour les entreprises commercialisant un très grand nombre de nouvelles références tout en encourageant peu la réparation des vêtements.

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