19/07 14:42

Bruxelles impose à Google des mesures visant à favoriser la concurrence dans les services de recherche, et à ouvrir Android aux IA développées par ses rivaux

Bruxelles a imposé à Google des mesures visant à favoriser la concurrence dans les services de recherche, et à ouvrir Android aux IA développées par ses rivaux, malgré les vives protestations du géant américain qui y voit un risque pour la sécurité et le respect de la vie privée de millions d'Européens.

Comme elle l'avait menacé en avril, la Commission européenne exige d'une part que le groupe partage de manière encadrée les données récoltées par son moteur Google Search avec les services de recherche concurrents, d'ici janvier 2027.

Et d'autre part, elle lui ordonne d'accorder aux assistants d'IA développés par des tiers un accès aux fonctions clés d'Android, son système d'exploitation pour téléphones et tablettes, les mettant ainsi sur un pied d'égalité avec ses propres services d'IA, comme Gemini.

Les utilisateurs de téléphones et tablettes équipés d'Android pourront ainsi utiliser la commande vocale pour activer l'IA de leur choix, ou les utiliser pour effectuer des réservations, obtenir des informations sur un lieu visité récemment, etc.

Bruxelles a donné un an au géant technologique pour appliquer cette seconde mesure, qui nécessitera une importante mise à jour d'Android.

"Grâce à ces mesures, nous espérons que des alternatives à Google Search et aux services d'IA de Google, tels que Gemini, vont pouvoir se développer, donnant un plus grand choix aux consommateurs", a affirmé dans un communiqué Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique.

"Ces décisions risquent de saper des garde-fous essentiels en matière de vie privée et de sécurité pour des millions d'Européens", a réagi Kent Walker, président des affaires mondiales de Google, dans une déclaration transmise à l'AFP, reprochant à Bruxelles d'avoir "ignoré de nombreuses preuves d'un préjudice pour les utilisateurs".

"Les assistants d'IA utilisent déjà en toute sécurité les capacités d'Android, les fabricants de téléphones jouant un rôle clé dans leur validation. Cette décision concernant Android menace la sécurité des appareils en accordant à des applications externes des autorisations sensibles et puissantes sur les appareils, sans ces garanties", contredisant les objectifs de l'UE en matière de cybersécurité, avance ce haut responsable de Google.

En outre, l'obligation de partager les données de Google Search pourrait "affaiblir la vie privée des citoyens, mettre en péril le secret des affaires et menacer la sécurité nationale", a-t-il ajouté.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Touché01
19/juillet/2026 - 15h11

Pseudo concurrence alors que dans le même temps Bruxelles interdit huawei et presque tout ce qui est chinois dans la com' et l'informatique.