Emmanuel Macron
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé ce dimanche que son gouvernement n’acceptait pas le nouveau plan de paix américain en 15 points proposé par Donald Trump. « Israël n’accepte pas le document en 15 points », a déclaré Benjamin Netanyahu au début d’une réunion de son gouvernement.
Le principal point de désaccord concerne le désarmement du Hamas et le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza.
Le plan américain prévoit que les forces israéliennes se retirent progressivement pendant que le Hamas dépose ses armes. Une force internationale de stabilisation serait ensuite déployée aux côtés d’une nouvelle police palestinienne chargée d’assurer la sécurité du territoire. Mais Benjamin Netanyahu refuse désormais que ces deux opérations aient lieu parallèlement. Il exige que le Hamas soit entièrement désarmé avant tout nouveau retrait de Tsahal.
Le Premier ministre israélien précise que cette exigence concerne « les armes lourdes, les armes légères, toutes les armes ». Il réclame un désarmement « réel » et non simplement symbolique. Le Hamas a de son côté indiqué accepter la nouvelle feuille de route négociée avec les médiateurs au Caire, mais sous certaines conditions.
Le mouvement palestinien demande notamment qu’Israël cesse ses attaques avant de commencer à appliquer les mesures concernant ses armes. Le Hamas évoque également la possibilité de placer son arsenal sous le contrôle d’une autorité palestinienne technocratique supervisée par les États-Unis.
Donald Trump avait pourtant annoncé fin juillet une « percée » dans les négociations et estimé qu’un accord pouvait permettre de franchir une nouvelle étape vers la fin du conflit. Mais les divergences entre les deux parties sont rapidement réapparues. Benjamin Netanyahu subit également d’importantes pressions politiques en Israël à l’approche des élections prévues le 27 octobre.
Les ministres les plus à droite de sa coalition refusent tout retrait de Gaza avant la disparition complète des capacités militaires du Hamas. Dans le même temps, Donald Trump pousse Israël à avancer vers une résolution du conflit et les opérations militaires israéliennes ont été fortement réduites ces derniers jours.
Selon Reuters, Israël aurait notamment accepté de ne plus mener certaines frappes ciblées et de limiter ses interventions aux menaces considérées comme immédiates.
Le rejet annoncé par Benjamin Netanyahu ne signifie donc pas nécessairement la fin des négociations : Israël et les États-Unis continuent de discuter du contenu du plan. Mais ce désaccord sur le calendrier du désarmement du Hamas et du retrait israélien constitue désormais l’obstacle central à la mise en œuvre du nouvel accord américain.
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