Roland-Garros Il n'y aura pas de procès au pénal, au grand dam des ex-coursiers: Foodora, plateforme allemande de livraison de repas, qui n'exerce plus en France depuis 2018, a accepté une amende de 200.000 euros pour travail dissimulé lors d'une audience de plaider-coupable mercredi.
Deux anciens dirigeants de Foodora France, Boris Mittermüller et Stéphane Mac Millan Gay ont également reconnu leurs torts pour avoir chapeauté une main d'oeuvre non déclarée et ont accepté des amendes respectives de 50.000 euros et 20.000 euros.
Tous deux ont également accepté une interdiction de gérer une société pendant trois ans avec sursis. Ils ont fait valoir à l'audience qu'ils se sont succédé, entre 2015-17 et 2017-18, ne restant pas longtemps en poste et arrivant "tardivement" dans un "modèle économique présenté à l'époque comme une bonne idée".
Me Joël Grangé, avocat de Foodora, a lui mis en avant un "dispositif de plateformes qui avait été encouragé à l'époque par le gouvernement".
Après avoir été critiqué et s'être retiré de plusieurs pays, Foodora avait choisi de mettre fin à son activité en France en 2018 alors que cette plateforme utilisait dans l'Hexagone une cinquantaine de salariés et 4.600 coursiers à vélo ou scooter répertoriés par l'Urssaf. Selon l'enquête judiciaire, ces derniers livreurs étaient présentés sous un statut de travailleurs indépendants, alors qu'ils auraient dû être salariés.
Se sont portés partie civile 231 coursiers, trois syndicats -Solidaires, Fédération SUD commerce et services, CNT-SO- et l'Urssaf.
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