04/03 10:01

Cyberharcèlement: Sept personnes seront jugées demain pour avoir insulté et menacé de mort, le metteur en scène Thomas Jolly lors de la cérémonie d’ouverture des JO, après le tableau polémique avec des drag-queens

Assailli de messages d’insultes voire de menaces de mort dès la fin de la cérémonie d’ouverture de Paris-2024, Thomas Jolly avait dénoncé « des attaques d’une très grande ampleur ». Mercredi, sept personnes seront jugées à Paris pour avoir cyberharcelé le metteur en scène.

Agés de 22 à 79 ans, six hommes et une femme comparaîtront devant le tribunal correctionnel pour « menaces de mort réitérées, cyberharcèlement et injures aggravées en raison de l’orientation sexuelle ou de l’appartenance vraie ou supposée à une religion ».

Thomas Jolly, 43 ans, chef d’orchestre des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, avait déposé plainte le 31 juillet, quelques jours après l’ouverture des Jeux, affirmant « être la cible, sur les réseaux sociaux, de menaces et d’injures à caractère homophobe ou antisémite », avait précisé le parquet.

L’enquête, confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), a permis de procéder à sept interpellations entre les 22 et 24 octobre en région parisienne, dans l’Hérault et les Alpes-Maritimes.

« Certains ont des profils inquiétants », avait-t-on souligné de source proche du dossier, décrivant l’un d’eux comme un « professionnel de la haine ».

Le tableau, représentant un groupe attablé, dont plusieurs drag queens célèbres, a été interprété par certains comme une parodie moqueuse du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, la Cène, telle que représentée par Léonard de Vinci.

Donald Trump l’a notamment qualifié de « honte », tandis que le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté le pape François à « élever la voix » contre la « propagande perverse » diffusée, selon lui, par la cérémonie.

Thomas Jolly avait démenti toute volonté de choquer et expliqué avoir voulu représenter une « grande fête païenne reliée aux dieux de l’Olympe ». Les messages haineux à son encontre n’avaient pas cessé et s’étaient même multipliés.

Outre Thomas Jolly, plusieurs artistes ayant participé à la cérémonie d’ouverture des JO avaient été la cible de cyberharcèlement et de menaces, notamment la DJ juive française Barbara Butch, star du tableau incarné par des drag queens.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de alucardx89
4/mars/2025 - 11h46

C'est faux.

La bonne femme Michelin avait revendiqué parodier la cène.

Ce n'est pas un interprétation. C'était assumé. Du moins‚ au début.

Portrait de Bigpower
4/mars/2025 - 11h32

Et lui, sera-t-il jugé pour avoir insulté et ridiculiser la France et les chrétiens ?       J'en n'ai rien à faire qu'il y ait des homos ou des trans, ce sont leurs affaires. Mais une cérémonie  sportive mondiale n'était ni le lieu, ni le moment pour faire du militantisme gauchiste, qui plus est, en se moquant des chrétiens au passage...