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Les sept accusés jugés depuis cinq semaines par la cour d’assises spéciale de Paris dans le procès des attentats de Trèbes et Carcassonne, qui ont fait quatre morts en 2018, fixés aujourd’hui sur leur sort

Les sept accusés jugés depuis cinq semaines par la cour d’assises spéciale de Paris dans le procès des attentats de Trèbes et Carcassonne, qui ont fait quatre morts en 2018, seront fixés vendredi soir sur leur sort.

Ces six hommes et une femme, âgés de 24 à 35 ans, auront la parole une dernière fois vendredi matin, avant que la cour ne se retire pour délibérer. Mardi, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a requis des peines allant d’un an d’emprisonnement avec quatre mois de sursis, à onze ans de réclusion criminelle.

Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, petit délinquant radicalisé de 25 ans, avait « lâchement et par surprise », selon une des deux avocates générales, abattu un homme sur un lieu de rencontre homosexuel à Carcassonne (Aude), puis tiré sur des policiers faisant leur footing, avant de poursuivre son périple meurtrier au Super U de Trèbes.

Là, celui qui se revendiquera du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avait abattu un salarié et un client, avant de prendre en otage une caissière. Le gendarme Arnaud Beltrame, qui avait pris sa place, avait été mortellement blessé. Radouane Lakdim sera tué dans l’assaut qui a suivi.

Aucun des accusés n’est jugé pour complicité, l’enquête ayant montré que Radouane Lakdim avait agi seul. Même si « tout le monde savait » qu’il était farouchement radicalisé et « haïssait » les forces de l’ordre, les homosexuels et les « mécréants », a dit le Pnat.

Cinq des accusés, des proches de l’assaillant, sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste, les deux autres pour des délits connexes.

Dans leurs réquisitions, les avocates générales ont d’emblée prévenu qu’il y aurait un « décalage » entre l’« horreur absolue » décrite au début du procès et « la suite ».

Après les éprouvants enregistrements audio de la prise d’otage, les témoignages à la barre de ceux « qui pleurent leurs morts » et des victimes « traumatisées » à vie, on a ensuite davantage parlé à ce procès de « trafics de cité » que de « zone irako-syrienne », a admis l’avocate générale Alexa Dubourg.

 

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