27/11 10:16

Assassinat du professeur Samuel Paty: Le premier procès s’ouvre aujourd’hui à Paris, où six anciens collégiens comparaissent à huis clos devant le tribunal pour enfants - VIDEO

Le premier procès dans l’affaire de l’assassinat en 2020 du professeur Samuel Paty par un jeune jihadiste s’ouvre lundi à Paris, où six anciens collégiens comparaissent à huis clos devant le tribunal pour enfants. Un deuxième procès, pour juger huit adultes, aura lieu devant la cour d’assises spéciale de Paris fin 2024.

L’attentat, intervenu sur fond de menace terroriste élevée, avait suscité un immense émoi en France et à l’étranger: le 16 octobre 2020, l’enseignant en histoire-géographie de 47 ans avait été poignardé puis décapité près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d’origine tchétchène. Cet islamiste radicalisé de 18 ans avait été tué dans la foulée par la police.

Il reprochait au professeur d’avoir montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Dans un message audio en russe, il s’était félicité d’avoir « vengé le Prophète ». L’émotion provoquée par ce crime a récemment été ravivée par l’assassinat mi-octobre d’un autre professeur, Dominique Bernard, tué à Arras dans le nord de la France par un jeune islamiste radicalisé.

Cinq des adolescents, à l’époque âgés de 14 et 15 ans, sont jugés pour association de malfaiteurs en vue de préparer des violences aggravées. Ils sont accusés d’avoir surveillé les abords du collège et désigné M. Paty à l’assaillant, contre rémunération.

Une sixième adolescente, âgée de 13 ans au moment des faits, comparaît pour dénonciation calomnieuse. Cette collégienne avait, à tort, soutenu que M. Paty avait demandé aux élèves musulmans de la classe de se signaler et de sortir de la classe avant de montrer les caricatures de Mahomet. Elle n’avait en réalité pas assisté à ce cours.

Son mensonge a été à l’origine d’une violente campagne alimentée sur les réseaux sociaux par son père, Brahim Chnina, et par un militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, auteur de vidéos qui avaient attiré l’attention sur le professeur.

Ces deux hommes seront jugés lors du second procès.



 

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de LEON
28/novembre/2023 - 12h01

La Justice doit être la même pour tous , ce qu'elle prétend avec la balance , le glaive et le bandeau . Les crimes ne sont pas plus pardonnables ni moins dommageables parce qu'ils seraient le fait de mineurs .

Portrait de MICMAH458
27/novembre/2023 - 14h03

C'est dommage, ce huis clos.  Au contraire, on devrait montrer ces chers enfants qui n'avaient qu'une quinzaine d'années au moment des faits, soit, mais étaient bien assez grands pour se rendre complices d'actes abjects.  Et des enfants d'1,70m qui pèsent 65 kgs, pardon, mais ils ne le sont quand même plus tellement.