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Drôme: Un homme de 58 ans, jugé pour des viols et le meurtre d’une quinquagénaire, commis il y a plus de vingt ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises

Un homme de 58 ans, jugé pour des viols et le meurtre d’une quinquagénaire, commis il y a plus de vingt ans, a été condamné jeudi soir à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de la Drôme. L’accusé, Raymond Touillet, qui a refusé de comparaître jeudi, était jugé depuis lundi pour un meurtre précédé de viol, commis en 2001, mais aussi pour les viols entre 1998 et 2000 de sa soeur et de son ex-belle-fille alors adolescentes.

L’avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. « Mon client est satisfait et attend avec impatience le verdict », avait déclaré à l’AFP après les réquisitions Me Caroline Jean-Meire, l’avocate du fils de la défunte, lors d’une suspension d’audience.

Le quinquagénaire était accusé d’avoir violé et tué Chantal de Chillou Saint-Albert, une femme de 55 ans dont le corps avait été découvert le 2 août 2001 le long d’un sentier à Chatuzange-le-Goubet (Drôme), avec de profondes blessures au crâne et des traces de combustion aux cuisses.

Sur les lieux du crime, les enquêteurs avaient trouvé de l’ADN masculin sur un mégot et un gobelet. Les échantillons avaient été enregistré au Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) sans faire apparaître de nom. L’enquête s’était ensuite enlisée et une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2012.

En 2019, l’unité spécialisée dans les affaires non élucidées de la gendarmerie avait toutefois ressorti le dossier. De nouvelles analyses avaient établi que l’ADN retrouvé sur le mégot près du corps, mais aussi sur le T-shirt et dans les prélèvements vaginaux de la victime, était celui de Raymond Touillet.

Interpellé en juin 2020, il a partiellement reconnu les faits. Cet habitant de Romans-sur-Isère (Drôme) était « depuis 2008 enregistré dans le FNAEG » après une condamnation pour « violences intra-familiales », assure Me Jean-Meire, l’avocate du fils de la défunte, qui s’étonne des délais pour le confondre.

« Il y a eu un dysfonctionnement majeur sur ce point et nous étudions avec mon client les possibilités de recours », a encore indiqué jeudi l’avocate à l’AFP. L’enquête sur la personnalité de Raymond Touillet a aussi fait émerger les accusations de viols sur ses proches.

 

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Vos réactions

Portrait de Orwell2024
29/septembre/2023 - 13h40

"L’enquête s’était ensuite enlisée et une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2012" .

Le non -lieu ne devrait pas exister pour les crimes de sang et les viols ,pas de prescription pour ces horreurs !