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Les députés britanniques se prononcent aujourd'hui sur l'accablant rapport d'une commission d'enquête qui a conclu que l'ex-Premier ministre Boris Johnson avait menti au Parlement dans l'affaire du "partygate"

Les députés britanniques se prononcent aujourd'hui sur l'accablant rapport d'une commission d'enquête qui a conclu que l'ex-Premier ministre Boris Johnson avait menti au Parlement dans l'affaire du "partygate", beaucoup au sein du parti conservateur espérant ainsi pouvoir tourner la page de ce scandale qui empoisonne les Tories depuis la pandémie.

Le jour même du 59e anniversaire de Boris Johnson, les élus de la chambre des Communes devront dire s'ils endossent les conclusions de la commission parlementaire sur les privilèges et les sanctions qu'elle a recommandées à l'encontre de l'ex-Premier ministre. Après la large victoire électorale de 2019 qui l'a conduit au pouvoir, Boris Johnson a été forcé de démissionner l'été dernier, poussé vers la sortie par une série de scandales, dont celui du "partygate", ces fêtes à Downing Street en pleine pandémie de Covid-19.

Dans un rapport publié jeudi, la commission a conclu qu'il avait "induit la chambre en erreur sur une question de la plus haute importance pour la Chambre et pour le public" et ce "à plusieurs reprises". L'issue de la consultation des députés en elle-même n'aura que peu d'impact, Boris Johnson ayant déjà démissionné de son mandat de député juste après avoir reçu le rapport de la commission en amont de sa publication. Et il a critiqué vertement la commission en criant à "l'assassinat politique".

S'il siégeait toujours au Parlement, il aurait risqué une suspension de 90 jours, selon les recommandations du rapport, qui propose aussi qu'il soit privé de son badge d'accès au Parlement. Mais l'attitude des élus conservateurs en dira beaucoup sur le soutien politique que conserve l'ancien Premier ministre, toujours populaire dans le parti pour avoir mis en oeuvre le Brexit, et donc sur la perspective d'un retour sur la scène politique, qu'il ne semble pas écarter.

En attendant, l'ex-journaliste qui sera bientôt père pour la huitième fois, a été embauché par le tabloïd The Daily Mail pour tenir une chronique hebdomadaire, dont la première est parue vendredi.

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Vos réactions

Portrait de namaste2271
19/juin/2023 - 10h38

C'est pas un scoop. Boris Johnson était déja un gros menteur lorsqu'il travaillait comme journaliste bien avant sa carriere politique. Toute sa carriere politique n'a été que mensonge au Royaume Uni. Et les anglais s'en étonne maintenant ?

Portrait de COLIN33
19/juin/2023 - 10h23 - depuis l'application mobile

Les mêmes mesures devraient être appliquées en France

Portrait de Orwell2024
19/juin/2023 - 16h40

Heureusement qu'en France nous n'avons pas de journalistes qui ont enquêté sur les fêtes clandestines et diner clandestins de nos gouvernants et personnalités politiques ,c'est vrai, ils ne pouvaient pas ils étaient invités et on enquête pas la bouche pleine !