07/02/2023 16:39

Les députés écologistes ont acté la fin de la mise en retrait de leur ex-patron Julien Bayou, qui a été accusé de "violences psychologiques" par une ex-compagne

Accusé par une ex-compagne de violences psychologiques, Julien Bayou s’était retiré de la coprésidence d'EELV au mois de septembre. Et selon Le Parisien, s'il avait opéré un retour à l’Assemblée nationale dès le mois d’octobre, les députés du groupe ont acté aujourd'hui la fin de sa mise en retrait en interne. "La présidente du groupe, Cyrielle Chatelain, a posé la question aux députés : Est-ce qu’on acte la fin de la mise en retrait ? Et personne ne s’y est formellement opposé", raconte un participant au Parisien.

Egalement, les parlementaires se sont interrogés sur la possibilité pour Julien Bayou de récupérer son poste de coprésidence du groupe, ce qui a été écarté.  "J’ai hâte de reprendre pleinement l’exercice de mon mandat et de m’engager pleinement dans la bataille contre la réforme des retraites" confie Julien Bayou auprès de nos confrères. 

Un député déclare de son côté: "On ne pouvait pas le laisser dans les limbes, au purgatoire jusqu’en 2027 ! « Il n’avait pas beaucoup de charge parlementaire ces derniers temps, ses prises de paroles étaient limitées. Désormais, en interne, il peut de nouveau candidater à tout. Jusqu’ici, il était mis sur la touche". Et d'ajouter: "Il n’y a rien sur le plan éthique qui permettait d’affirmer qu’il est un agresseur. "

Rappelons qu'au début du mois de février, la cellule d'Europe Ecologie-Les Verts dédiée aux violences sexistes et sexuelles a "décidé de clore le dossier" du député Julien Bayou, accusé par une ex-compagne de violences psychologiques, faute d'avoir pu "mener à bien son enquête", avait annoncé le parti. "L'audition initiale" de l'ex-compagne, "point de départ de l'investigation, n'a pas pu avoir lieu" et "personne d'autre n'a saisi la cellule au sujet de Julien Bayou", avait justifié EELV dans un communiqué.

En septembre dernier, le député a dû se mettre en retrait de ses postes de secrétaire national d'EELV et de co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale le temps de cette instruction en interne.

L'affaire avait provoqué une déflagration en interne à quelques semaines du congrès, puisque les accusations de l'ex-compagne avaient été dévoilées en direct à la télévision par Sandrine Rousseau, figure controversée porteuse d'une ligne stratégique adverse au sein du parti.

Appuyé par certains cadres, Julien Bayou avait contre-attaqué en accusant la finaliste de la primaire écologiste pour la présidentielle d'être "allée trop loin", appelant à ne "pas confondre féminisme et maccarthysme". "Il n’y a pas d’affaire Bayou. Il n’y a pas d'accusation. Il n'y a pas de fait sous-tendant les anathèmes que j'ai pu entendre", avait insisté le député de Paris.

Et il avait réclamé de pouvoir s'expliquer devant la cellule, en vain puisque la procédure impliquait d'abord d'auditionner son ex-compagne. Certains réseaux féministes avaient de leur côté soutenu Sandrine Rousseau.

Cette affaire avait éclaté juste après celle concernant Adrien Quatennens, député de La France insoumise, condamné depuis à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales par le tribunal correctionnel de Lille. La concomittance de ces deux cas avait ravivé le débat sur les violences sexuelles et sexistes en politique, notamment sur la différence entre procédure judiciaire et procédure interne aux partis.

Les partis de gauche, qui prônent l'exemplarité en plus d'un casier judiciaire vierge en ces matières, se dotent progressivement tous de cellules contre les violences sexuelles et sexistes.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de KERCLAUDE
8/février/2023 - 07h36

La justice écolo a rendu son verdict, que pense Mme ROUSEAU de cette décision? 

Portrait de stbx00
7/février/2023 - 21h11
COLIN33 a écrit :

Qu'il reprenne sa place et qu'il déglingue Rousseau qui est la cause de ses déboires....

Le plus fort c'est qu'elle a quand même réussi à expliquer en refusant de l'innocenter aujourd'hui que "Sans enquête, on ne peut rien dire" - elle qui n'a pas hésité à le démolir alors qu'il n'y avait justement eu aucune enquête...

Elle a en plus affirmé qu'elle recommencerait sans hésiter. Du coup en ce qui la concerne jeter en pâture un innocent est sans conséquence... 

Portrait de COLIN33
7/février/2023 - 19h16 - depuis l'application mobile

Qu'il reprenne sa place et qu'il déglingue Rousseau qui est la cause de ses déboires....

Portrait de YVESM
7/février/2023 - 16h58

Normal, chez les verts : on recycle.