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EXCLU - La journaliste Christine Kelly réagit pour la première fois à la condamnation d’un homme pour cyberharcèlement envers elle: "On n’a pas le droit d’être harcelée et insultée parce qu’on fait son métier" - VIDEO

Selon nos informations exclusives, le tribunal judiciaire de Paris a condamné un homme qui comparaissait pour cyberharcèlement envers la journaliste Christine Kelly à 18 mois de prison avec sursis, un stage de citoyenneté contre le cyberharcèlement et une interdiction d'entrer en contact direct et indirect avec Christine Kelly durant cinq ans.

Toujours selon nos informations exclusives, l'individu devra verser à la journaliste 10.000 euros au regard de son préjudice psychologique. Une somme que Christine Kelly souhaite reverser à son association "K d’urgences" qui vient en aide aux femmes monoparentales.

Ce matin, Christine Kelly a réagi, en exclusivité, à la condamnation dans "Morandini Live" sur CNews. "Très émue" par la verdict, la journaliste précise que "ça fait du bien qu’il y ait une condamnation". "Il me harcelait, menaçait de mort depuis plus de deux ans. Que justice soit rendue au nom de toutes les femmes qui exercent leur métier", a-t-elle indiqué. "On n’a pas le droit aujourd'hui d’être harcelée, méprisée, maltraitée et insultée parce qu’on fait son métier", a-t-elle poursuivi en indiquant être toujours harcelée sur les réseaux sociaux.

"La peine a été au-delà des réquisitions. Même s'il like un de mes messages, il fera les 18 mois de prison (...) Sur les réseaux sociaux, c’est une impunité totale. Mon avocat m’a incité à porter plainte. Je l'ai fait pour que ça puisse être un exemple pour les autres personnes qui, en silence, souffrent de harcèlement. Au-delà de la peur, je suis dans le combat", a-t-elle conclu.
"Ce jugement est un message très fort contre ceux qui harcèlent et menacent en ligne. Ma cliente est soulagée de voir le tribunal correctionnel de Paris la reconnaître comme victime face à la personne qui l’a menacé et harcelé. Cela va lui permettre de se reconstruire. Enfin, c’est un message fort pour les violences faites aux femmes. Ce jugement doit encourager toutes les victimes à déposer une plainte", a déclaré maitre Arash Derambarsh, l'avocat de la journaliste.

Absent à l'audience il y a quelques jours et non représenté, Patrick K., un ingénieur informaticien d'origine camerounaise se présentant comme "écrivain", avait écrit, en novembre 2021, un mail suivi de plusieurs messages sur la ligne privée de la journaliste de CNews en la menaçant de "l'échafaud médiatique". "Le couperet tombera immanquablement sur votre tête bien faite", menaçait-il.

Selon la procureure, les propos de M. K. à l'encontre de la journaliste étaient "virulents, insultants, dénigrants et humiliants", a-t-elle rappelé lors de l'audience il y a quelques jours. M. K., 50 ans, était "obsédé" par Christine Kelly a relevé la magistrate en rappelant que le prévenu avait publié dès 2020 une "lettre ouverte" postée sur les réseaux sociaux où il s'en prenait avec véhémence à la journaliste, la traitant notamment de "potiche aliénée", de "négresse blanche", "de "gourde" et de "cruche".

Les faits sont intervenus un an seulement après l'assassinat du professeur Samuel Paty, victime d'attaques sur les réseaux sociaux avant d'être égorgé. "On peut dès lors comprendre la terreur de Mme Kelly", a relevé la procureure.

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