06/09 17:58

La plainte de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger pour "viol aggravé" lorsqu'elle était mineure, contre son ex-entraîneur et ex-beau-père Alain Flaccus, a été classée sans suite

La plainte de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger pour "viol aggravé" lorsqu'elle était mineure, contre son ex-entraîneur et ex-beau-père Alain Flaccus, a été classée sans suite, a-t-on appris auprès du parquet de Montbéliard (Doubs). L'athlète de 33 ans, suspendue pour dopage à l'EPO, avait déposé plainte en octobre 2020 à Montbéliard pour viol aggravé à l'encontre d'Alain Flaccus, pour des faits commis entre 2002 et 2007.

Sa plainte a été classée sans suite le 24 août par le parquet, a indiqué à l'AFP la procureure de Montbéliard (Doubs), Ariane Combarel, confirmant une information du journal L'Est Républicain.

La procureure a relevé dans la version de la spécialiste du 3 000 m steeple "des incertitudes et des contradictions qui ne permettent pas de retenir des faits, des dates et des lieux précis permettant de caractériser l'infraction". "Il y a des éléments dans sa plainte, mais le doute persiste des deux côtés et les preuves sont insuffisantes" pour des poursuites pénales, a-t-elle précisé.

Alain Flaccus, ancien entraîneur de l'athlète, également ex-compagnon de sa mère, et qui se trouve au coeur de l'affaire de dopage à l'EPO d'Ophélie Claude-Boxberger, a toujours nié toute atteinte sexuelle à son encontre. "Ce classement sans suite me semble totalement adapté à la procédure. Les élucubrations de Madame Claude ont été balayées par l'enquête et il est important que Monsieur Flaccus retrouve son honneur", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Jean-Baptiste Euvrard.

Ophélie Claude-Boxberger avait aussi accusé son ancien homme à tout faire de lui avoir injecté de l'EPO à son insu, lors d'un stage préparatoire aux Mondiaux-2019 de Doha, à Font-Romeu. Elle avait été contrôlée positive à cette substance en septembre 2019.

Mais le tribunal de Montbéliard avait déjà relaxé en septembre 2021 Alain Flaccus pour ces faits. Celui-ci avait changé plusieurs fois de version avant de finalement se dire totalement innocent. La coureuse de demi-fond avait même été condamnée à lui verser 2.500 euros de dommages et intérêts.

En avril, le Conseil d'Etat a suspendu la quintuple championne de France pour quatre ans, soit deux ans de plus que ce qu'avait décidé initialement la commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), pour avoir été contrôlée positive à l'EPO en septembre 2019. 

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Vos réactions

Portrait de MICMAH458
6/septembre/2022 - 18h59

Et bien oui, madame, c'est malheureusement le chemin que suivent toutes les plaintes déposées beaucoup d'années après les faits, parce qu'il est impossible d'établir la preuve des affirmations.  J'ajoute que le juge ne dit pas que la plaignante est une menteuse (certaines oui, vraisemblablement), mais que les accusés bénéficient de la présomption d'innocence et qu'en l'état, la prescription est automatiquement décidée (ce qui ne veut jamais dire, comme certains voudraient le faire croire, que les faits ne se sont pas réellement produits).