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Pouvoir d'achat - L'Assemblée nationale adopte définitivement le premier volet de mesures: Retraites, loyers, prime Macron

Avant l’adoption définitive au Sénat, l’Assemblée nationale a donné mercredi un ultime feu vert au premier volet de mesures en faveur du pouvoir d’achat, malgré une motion de rejet LFI contre un texte de « régression » selon ces députés. Augmentation de 4% des pensions de retraite et de plusieurs allocations avec effet rétroactif au 1er juillet 2022, plafonnement de la hausse des loyers à 3,5% dans l’Hexagone et encore le triplement du plafond de la prime Macron pouvant être versée par les employeurs: ce projet de loi « d’urgence » a été validé par 395 voix contre 112 et 36 abstentions.

La majorité a vanté des « mesures concrètes ». Le groupe LR, à qui des gages ont été donnés, s’est aussi prononcé pour des dispositions allant « dans le bon sens » mais « insuffisantes » et laissant « un goût d’inachevé ». Les députés RN ont soutenu des « petits pas », tout en déplorant d’avoir été écartés des négociations avec l’exécutif.

Critiquant une « co-gestion avec LR » sur ce texte, la gauche s’est partagée entre contre (LFI, PCF, écologistes) et abstentions (PS).

Le Sénat dominé par la droite, qui a trouvé un terrain d’entente avec la majorité présidentielle, doit encore le voter une dernière fois en fin d’après-midi, ce qui vaudra validation au nom du Parlement.

« Aucun pays en Europe ne fait autant en soutien au pouvoir d’achat », a affirmé le ministre du Travail Olivier Dussopt devant les députés, saluant un « exemple » de « co-construction » avec les parlementaires. Mais les députés LFI ont défendu en vain une motion de rejet préalable d’un projet de loi « indigne » qui selon eux « entérine la régression du pouvoir d’achat » compte tenu de la forte inflation (+6,1% en juillet sur un an d’après l’Insee).

Dans son volet énergie, qui anticipe des difficultés d’approvisionnement l’hiver prochain, le texte « nous entraîne dans un modèle destructeur du climat », a tonné l’insoumise Aurélie Trouvé, annonçant une saisine du Conseil constitutionnel sur ce point. Le ton est monté avec la majorité, alors que Bruno Millienne (MoDem) reprochait aux insoumis d’avoir « transformé cet hémicycle en théâtre permanent pour Youtubeurs », leur lançant: « vous n’êtes pas la démocratie ». Kevin Mauvieux (RN) a aussi reproché à LFI d’être dans « l’obstruction à tout, tout le temps ».

 

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Vos réactions

Portrait de minnie13
3/août/2022 - 19h04

4000€ par mois !! et il ose parler comme ça et les gens qui gagnent 1500€ c'est une blague rien que de l'entendre  lui !!