17/03 16:31

Trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis requis par le parquet de Lille contre un policier qui volait ... chez les morts lors d'enquêtes!

Capitaine de police, il volait des objets lors d'enquêtes chez des personnes décédées: le parquet de Lille a requis trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis contre ce quadragénaire jugé pour "vols aggravés", "bris de scellés" et "blanchiment".

La procureure, Mélanie Mazingarbe, a également requis une interdiction définitive d'exercer dans la police. Ce type de faits "très rares", "fragilise toute la confiance qu'on peut avoir envers la police", a-t-elle lancé.

Ordinateurs portables, foulards Hermès, appareils photos, téléphones: la justice reproche à Stephen D., 48 ans, de s'être servi au domicile d'au moins cinq défunts, ayant fait l'objet d'enquêtes en "recherche des causes de la mort" entre 2009 et 2011. Il les a revendus sur un site marchand, pour un bénéfice évalué à 5.000 euros.

Stephen D. a fini par avouer "entre une dizaine à une quinzaine de vols" au juge d'instruction. Mais il nie avoir également subtilisé 251 pièces d'or, d'une valeur d'environ 40.000 euros, dans des scellés judiciaires.

L'affaire débute en mars 2011, lorsqu'un homme dépose plainte pour un vol d'ordinateurs chez son père décédé, le lendemain de l'enquête-décès. Il signalera plus tard la vente en ligne d'un ordinateur identique, permettant de remonter jusqu'au prévenu.

Stephen D. travaille alors au "Quart", service chargé notamment des décès, où adjoint du chef de service, il a accès aux clés des logements des victimes.

"J'avais des difficultés financières", et personnelles liées à une séparation, "je voulais maintenir un certain train de vie", s'est-il justifié devant le tribunal. Les faits étaient commis "en civil", pendant la pause déjeuner.

"J'ai porté atteinte à un truc qui était ma vocation, j'ai tout foutu en l'air", a regretté l'ex-fonctionnaire, révoqué en 2014.

Sur l'affaire des pièces d'or, la procureure a rejeté son déni, refusant de croire à un "pur hasard".

En 2011, son service avait demandé l'autorisation de "briser les scellés", pour un comptage plus réglementaire de pièces d'or qui venaient d'être saisies, dont Stephen D. s'était chargé.

Mais selon les experts, son décompte, de 734 pièces, ne correspondait pas au poids de la saisie. "Il manquait 251 pièces, 1,6 kg s'était évaporé", a déploré le président.

Selon l'enquête, Stephen D. a justement vendu de nombreuses pièces "Napoléon" entre 2011 et 2013. Selon le prévenu, elles provenaient d'un "héritage" de son grand-père.

Délibéré le 4 mai.

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Vos réactions

Portrait de Parapluie
18/mars/2022 - 16h21
MICMAH458 a écrit :

C'est fou ce qu'il y a comme sursis quand il s'agit de juger les agissements délictueux de certains flics.

Il a pris la même durée de peine que la personne sous stupéfiant qui a tué un maire avec sa camionnette jugé quand à elle pour homicide involontaire avec circonstance aggravante... 

Portrait de MICMAH458
18/mars/2022 - 12h56
Jean62100 a écrit :

Quel est le problème ? Qu'en pense la victime, ou quelles sont les répercussions pour la victime ? 

Aucune, on parle d'une personne morte, donc qui n'existe plus. Aucun préjudice pour la victime.

Il a eu raison si ça lui a permis de l'aider dans une situation délicate financierement. Si ça tombe la victime est bien contente que ses biens de valeurs ont pu être utile pour une autre personne. Lui a t-on demandé ce qu'elle en pense? Ah bah non, pas possible puisqu'elle n'existe plus. 

Donc ce pauvre homme est condamné sans savoir si la victime n'aurait pas approuvé. 

La justice est injuste

Prendre le temps d'écrire un si long texte, complètement à côté de la plaque et rempli d'imbécilités!!!  C'est parfois sidérant.

Portrait de LISCO
18/mars/2022 - 10h34
Jean62100 a écrit :

Quel est le problème ? Qu'en pense la victime, ou quelles sont les répercussions pour la victime ? 

Aucune, on parle d'une personne morte, donc qui n'existe plus. Aucun préjudice pour la victime.

Il a eu raison si ça lui a permis de l'aider dans une situation délicate financierement. Si ça tombe la victime est bien contente que ses biens de valeurs ont pu être utile pour une autre personne. Lui a t-on demandé ce qu'elle en pense? Ah bah non, pas possible puisqu'elle n'existe plus. 

Donc ce pauvre homme est condamné sans savoir si la victime n'aurait pas approuvé. 

La justice est injuste

C'est sans doute de l'humour mais votre postulat est faux, il y a bien une victime c'est l'héritier.

Portrait de MICMAH458
17/mars/2022 - 22h19

C'est fou ce qu'il y a comme sursis quand il s'agit de juger les agissements délictueux de certains flics.

Portrait de kerdepier
17/mars/2022 - 20h22

Faits commis en 2011, auteur jugé en 2022...