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Facebook dénonce les accusations "ridicules" selon lesquelles la plateforme aurait pu contribuer aux événements ayant mené au violent assaut contre le Capitole le 6 janvier

Facebook a dénoncé les accusations "ridicules" selon lesquelles la plateforme aurait pu contribuer aux événements ayant mené au violent assaut contre le Capitole le 6 janvier, en amont de l'interview d'une lanceuse d'alerte qui devrait aborder ce thème. Le vice-président du groupe Nick Clegg a, lors d'un entretien sur CNN, également nié que les réseaux sociaux puissent être "toxiques" pour les adolescents, contrairement à des études menées en interne ayant fuité récemment.

La responsabilité "de l'insurrection" sur le siège du Congrès "incombe aux personnes qui ont infligé les violences et à ceux qui les ont encouragées, dont le président (Donald) Trump", a martelé Nick Clegg.

Il s'exprimait quelques heures avant la diffusion d'un entretien avec une lanceuse d'alerte dans l'émission "60 Minutes" de CBS, qui devrait selon le New York Times accuser Facebook d'avoir trop tôt relâché les garde-fous érigés pour la présidentielle américaine de 2020, et permis l'escalade jusqu'à l'attaque du 6 janvier.

Toujours selon le quotidien new-yorkais, Nick Clegg a en outre fait circuler vendredi un mémo en interne pour tenter de désamorcer la polémique en condamnant des allégations "trompeuses".

Le vice-président de la plateforme a redoublé d'efforts dimanche et jugé "trop facile de chercher une explication technologique à la polarisation politique aux Etats-Unis".

Il a toutefois reconnu que Facebook devait essayer de "comprendre comment (il) contribue aux contenus négatifs et extrême, aux discours haineux et à la désinformation".

Le géant des réseaux sociaux se trouve dans la tourmente depuis la publication, au mois de septembre, d'une série d'enquêtes du Wall Street Journal (WSJ) sur la base de documents fournis par cette lanceuse d'alerte dont l'identité n'a pas encore été révélée.

Le quotidien financier a notamment révélé que des études menées par Facebook sur les effets des réseaux sociaux avaient, entre autres, mis au jour un impact néfaste sur les adolescents.

Selon les études citées par le journal, 32% des adolescentes estiment que l'utilisation d'Instagram leur a donné une image plus négative de leur corps lorsqu'elles n'en étaient déjà pas satisfaites.

"Nos recherches ou celles de n'importe qui d'autre ne corroborent tout simplement pas le fait qu'Instagram soit mauvais ou toxique pour tous les adolescents", a répliqué Nick Clegg dimanche.

"Je ne trouve pas surprenant, de façon intuitive, que si vous ne vous sentez déjà pas bien dans votre peau, aller sur les réseaux sociaux puisse vous faire vous sentir encore un peu moins bien", a-t-il ajouté.

Sous pression, l'entreprise californienne a annoncé suspendre le développement d'une version d'Instagram pour les moins de 13 ans. Mais une responsable du groupe, interrogée jeudi au Congrès américain, a refusé de s'engager à ce qu'une telle version ne voie jamais le jour.

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