28/11 11:37

L'Assemblée nationale a approuvé, cette nuit, en première lecture une proposition de loi de La France Insoumise (LFI) visant à nationaliser ArcelorMittal France

11h36: La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a appelé vendredi le gouvernement à respecter le « vote historique » de l’Assemblée nationale après l’adoption en première lecture jeudi d’une proposition de loi LFI visant à nationaliser le sidérurgiste ArcelorMittal France.

« C’est un vote historique, c’est une victoire qui a été arrachée grâce à la mobilisation des travailleurs et des travailleuses et de toute la CGT », a réagi Mme Binet après de l’AFP, appelant le gouvernement à « respecter le vote qu’il y a eu au Parlement ».

« La première chose que nous demandons au gouvernement de faire, c’est de convertir les aides publiques en prises de participation », a poursuivi Mme Binet. « C’est quelque chose qu’il peut faire immédiatement, ça ne coûte rien et déjà, c’est envoyer un premier signal à Mittal et respecter le vote qu’il y a eu au Parlement ».

« Il faut que le gouvernement mette en oeuvre, sans attendre, ce vote, et nous appelons également les sénateurs à inscrire à l’ordre du jour, au plus vite, cette proposition de loi pour que la nationalisation aille à son terme », a-t-elle ajouté.

« Depuis 20 ans », le président du groupe, Lakshmi Mittal, « a raconté tout et n’importe quoi aux responsables politiques en faisant croire qu’il allait investir, qu’il ne licencierait pas, qu’il ne fermerait pas de site », a encore dit la syndicaliste, appelant à arrêter de « se coucher devant Mittal et ses fausses promesses ».

Le géant de la sidérurgie a suspendu depuis fin 2024 ses plans d’investissements dans la décarbonation en Europe et annoncé en avril un plan social en France, dont la pertinence est mise en cause par un rapport d’expertise commandé par le CSE.

06h17: L'Assemblée nationale a approuvé, cette nuit, en première lecture une proposition de loi de La France Insoumise (LFI) visant à nationaliser ArcelorMittal France. Ce vote, salué comme une "victoire historique" par Mathilde Panot, cheffe de groupe LFI, a été obtenu grâce au soutien de la gauche, tandis que le Rassemblement National (RN) s'est abstenu. Le gouvernement, peu mobilisé, a voté contre, soulignant les divisions politiques autour de cette mesure.

Malgré l'enthousiasme des Insoumis, l'avenir de la proposition de loi est incertain. Le Sénat, dominé par la droite et le centre, pourrait bloquer le texte.

Le député Horizons Sylvain Berrios et Jean-Philippe Tanguy (RN) ont exprimé leur scepticisme quant à l'adoption finale de la loi, prédisant qu'elle ne serait pas appliquée avant la présidentielle. La proposition de nationalisation vise à sauver la filière sidérurgique française et ses 15.000 emplois directs, selon la rapporteure Aurélie Trouvé.

Cependant, le gouvernement estime que la solution se trouve à l'échelle européenne, avec un plan d'urgence pour freiner la concurrence asiatique.

Le ministre de l'Industrie Sébastien Martin a averti que la loi "fragiliserait l'emploi au lieu de le protéger". Le RN propose une "golden share" pour donner à l'État un droit de veto sans gestion directe. Les socialistes défendent davantage une "mise sous tutelle" qu'une nationalisation, mais ont voté pour le texte.

La proposition de loi a été soutenue par des manifestations organisées par la CGT à proximité de l'Assemblée, rassemblant environ 300 personnes venues des sites du Nord et de Moselle. Les syndicats et les mouvements de gauche continuent de faire pression, espérant influencer le vote du plan acier au Parlement européen prévu le 3 décembre.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Touché01
28/novembre/2025 - 06h52

Ce serait une bonne affaire pour l'indien mittal que la France lui rachète une industrie sans aucun avenir.

La sidérurgie en europe est dorénavant forcement très déficitaire en raison du cout de l'énergie en europe par rapport à l'asie et la chine, et en raison des terribles taxes carbone européennes