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Gilets Jaunes : Huit personnes ont été condamnées cette nuit à des peines très légères pour leur rôle "modeste" dans le saccage de l’Arc de Triomphe en 2018

Cette nuit, huit personnes ont été condamnées à de légères peines : de la prison avec sursis ou du travail d’intérêt général pour leur rôle, modeste, dans ce saccage très médiatisé. Tous ont été reconnus coupables d’être entrés par effraction dans le monument historique, pris d’assaut par des protestataires pendant l’acte 3 de leur mouvement.

Les principaux responsables des « scènes apocalyptiques » décrites par le tribunal pendant l’audience n’ont jamais été identifiés.

Plutôt qu’une amende, « symboliquement et par rapport à ce qu’il s’est passé, le travail d’intérêt général nous paraissait bien», a résumé la présidente Sonia Lumbroso aux prévenus alignés debout face à elle. Un million d’euros de dégâts Au début de l’audience lundi, elle avait montré les photos et longuement décrit les dégradations de l’Arc de Triomphe ce 1er décembre 2018, l’intérieur « totalement saccagé » et pillé. Les dégâts ont été estimés à un million d’euros.

Ceux qui ont commis des dégradations ont écopé de peines de prison avec sursis.

La plus lourde s’élève à huit mois avec sursis pour le jeune homme, 18 ans à l’époque, filmé en train de tenter de fracasser une porte à coups d’extincteur.

Ceux qui ont volé dans le monument des cartes postales, des Tours Eiffel ou des Arc de Triomphe miniatures devront eux s’acquitter d’une amende de 100 euros. Et tous devront effectuer 70 heures de travaux d’intérêt général

 Le tribunal a « résisté à la tentation de condamner simplement parce qu’on ne tient pas les vrais responsables », s’est réjoui Me Sajjad Hasnaoui-Dufrenne, dont le client a été relaxé pour la destruction partielle d’un moulage de « La Marseillaise ». La présence de son ADN n’a pas permis d’établir « autre chose que sa présence » sur les lieux, a dit la présidente.

Le tribunal a relaxé un ancien militaire lié à l’ultra-droite poursuivi pour avoir tagué son surnom « Sanglier » sur un pilier. « Je vous donne ma parole d’ancien légionnaire, ce n’est pas moi », a-t-il déclaré avant que le tribunal ne se retire pour délibérer. Il avait ensuite déclamé « l’article 1 du code d’honneur du Légionnaire » : « Légionnaire, tu es un volontaire, servant la France avec honneur et fidélité ». Plusieurs Gilets jaunes étaient sur les bancs du public.

L’un d’entre eux, Stéphane Espic, s’était même constitué partie civile - une demande refusée - pour « dénoncer l’énorme mascarade » qu’est selon lui ce procès issu d’une volonté de « discréditer » le mouvement des « gilets jaunes », et où l’on juge de « pauvre gamins » plutôt que les véritables « casseurs ».

Une « mascarade », a également estimé Jérôme Rodrigues, figure du mouvement et éborgné pendant une manifestation, lui aussi présent. « 378 gardes à vue » annoncées après le saccage de l’Arc de Triomphe pour arriver à « ça », a-t-il moqué.

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Vos réactions

Portrait de ThierryG
26/mars/2021 - 09h00
remarques a écrit :

Ils avaient bon dos les gilets jaunes.... et les commanditaires ils sont où ! J'ai ma petite idée...

La légende raconte qu'une fois l'arc de triomphe ouvert, ils sont tout simplement parti rejoindre leur brigade pour aller casser du manifestant smiley 

Portrait de remarques
26/mars/2021 - 07h39

Ils avaient bon dos les gilets jaunes.... et les commanditaires ils sont où ! J'ai ma petite idée...