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Le parquet de Paris fait appel de la relaxe d'Idriss Sihamedi, fondateur de l'ONG BarakaCity récemment dissoute par le gouvernement, poursuivi pour cyberharcèlement à l'encontre de la journaliste et militante anti-islamiste Zineb El Rhazoui

Le parquet de Paris a fait appel de la relaxe d'Idriss Sihamedi, fondateur de l'ONG BarakaCity récemment dissoute par le gouvernement, poursuivi pour cyberharcèlement à l'encontre de la journaliste et militante anti-islamiste Zineb El Rhazoui, a-t-on appris mardi auprès du parquet. Le tribunal correctionnel a relaxé vendredi le prévenu, de son vrai nom Driss Yemmou, reconnaissant que les messages postés sur Twitter relevaient bien du cyberharcèlement mais jugeant qu'il n'existait toutefois "aucune preuve de la dégradation effective des conditions de vie de Mme Zineb El Rhazoui". "En matière de harcèlement, il faut que les comportements répétés aient eu un impact certain et direct sur la vie d'autrui", avait rappelé le président du tribunal. Le magistrat a rappelé que l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo avait elle-même échangé une correspondance privée avec le prévenu, dans laquelle "elle disait qu'elle n'était pas du tout déstabilisée par les insultes et les invectives qui lui étaient adressées".

Le parquet avait requis dix mois de prison avec sursis à l'encontre de M. Sihamedi.

La publication de ces tweets fait l'objet d'une autre procédure devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". Le jugement dans ce dossier est attendu le 3 mars. Par ailleurs, le 12 février, M. Sihamedi doit comparaître devant le tribunal d'Evry pour des faits similaires après la plainte d'une chroniqueuse de la radio RMC, Zohra Bitan, concernant 120 tweets publiés sur son compte Twitter. L'association humanitaire BarakaCity a été dissoute fin octobre par le gouvernement qui l'accuse de liens avec la mouvance islamiste radicale.

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Vos réactions

Portrait de Amos
19/janvier/2021 - 18h47

Ah ok, donc un extrémiste musulman a le droit de dire qu'il souhaite la mort d'une personne mais un laïc n'a pas le droit de dire qu'il n'en rien à faire de la religion musulmane.

Donc c'est fini, la France républicaine et laïque ( je ne dis même pas chrétienne) est morte.

Portrait de Berger Blanc
19/janvier/2021 - 18h31

Encore un cafard avec une belle tête de haineux !