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Police et sécurité - Gérald Darmanin devant l'Assemblée : "Il y a beaucoup de donneurs de leçons, mais aussi peu de gens qui prennent le risque que prennent les policiers et les gendarmes"

18h30 : Gérald Darmanin s'explique devant l'Assemblée Nationale: "Des actes inqualifiables ont été commis par ceux qui portent l'uniforme de la République, ça a été le cas dans le 17e arrondissement de Paris. Ces personnes ont été suspendues. J'ai souhaité qu'elles soient révoquée et vous l'avez dit, une enquête judiciaire est en cours et je m'en félicite. Les personnes qui utilisent de façon disproportionnée la force que le peuple met à disposition de ceux qui ont la violence légitime doivent être sanctionnées et n'ont rien à faire dans la police nationale ou dans la gendarmerie nationale. Il y a beaucoup de donneurs de leçons, mais aussi peu de gens qui prennent le risque que prennent les policiers et les gendarmes tous les jours.

Etre policier le soir, dans des quartiers difficiles, dans des situations difficiles, ça demande une formation initiale plus importante. C'est ce que j'ai proposé au président de la République cet après midi. Il faut recréer un corps intermédiaire d'encadrement plus nombreux auprès des policiers et des policiers et des gendarmes sur le terrain.

Gérald Darmanin rappelle que sur les 15 dernières années, "les manifestations sont de plus en plus nombreuses, et elles sont de plus en plus violentes".

Et de pointer du doigt une autre "erreur" de son ministère, commise durant les affrontements avec les gilets jaunes (sous l'égide de Christophe Castaner): celle d'avoir "envoyé des policiers dont le métier n'est pas le maintien de l'ordre faire du maintien de l'ordre."

Et de défendre le préfet Didier Lallement: "Le préfet Didier Lallement a un patron, il se trouve que c'est le ministre de l'Intérieur. Je n'ai ni amour ni haine du préfet Lallement. Il ne m'a jamais menti, il dirige l'un des postes les plus difficiles de France, et j'ai constaté qu'il ne faillit pas à ses fonctions. S'il y a quelqu'un à attaquer, c'est le ministre de l'Intérieur".

"Il a toute ma confiance, il fait des choses extrêmement difficiles et je ne suis pas de ceux qui tirent dans le dos des gens, surtout quand ils sont en difficulté."

 

 

17h02: Le point sur ce qu'il faut retenir

La majorité va proposer "une nouvelle écriture complète" du contesté article 24 de la proposition de loi sur la "sécurité globale", a annoncé lundi le patron du groupe LREM Christophe Castaner. "Ce n'est ni un retrait ni une suspension mais une réécriture totale du texte" a martelé M. Castaner, en parlant d'"une proposition que nous allons faire au gouvernement".

Cette nouvelle rédaction "sera conduite dans le cadre d'un travail collectif aux trois groupes de la majorité" (LREM, Agir et MoDem), a-t-il ajouté. Dès lundi soir "nous rencontrerons le Premier ministre et les membres du gouvernement concernés pour un premier échange", a-t-il affirmé.

"Nous pourrons alors dans ce cadre et dans le cadre de nos prérogatives constitutionnelles respectives, discuter du véhicule législatif et du calendrier". Emmanuel Macron avait déjà réuni lundi midi à l'Elysée le Premier ministre Jean Castex, des ministres et les chefs des groupes parlementaires de la majorité autour des sujets régaliens, police et sécurité. Pour M. Castaner "l'objectif est simple: renforcer la sécurité des forces de l'ordre" mais aussi "garantir le droit fondamental à la libre information". "L'équilibre que nous avons recherché sur cet article 24 n'a pas été unanimement perçu, dont acte", a ajouté M. Castaner.

Plusieurs responsables de gauche ont réclamé la suppression de l'article 24, qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre et qui cristallise les tensions. "Lorsqu'une telle incompréhension ne cesse de s'intensifier sur un sujet aussi fondamental, nous avons le devoir de nous interroger collectivement", a justifié M. Castaner lors d'une conférence de presse à l'Assemblée.

16h12: La loi sécurité globale "est un texte qui contient de réels progrès", a déclaré Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Concernant l’article 24, Christophe Castaner évoque "des incompréhensions". "Cette incompréhension s’est intensifiée au fil des jours", a-t-il ajouté. En tant que législateurs, nous devons être les garants des libertés et des droits fondamentaux, au premier rang desquels, évidemment, la liberté d'expression et la liberté de la presse

"L’équilibre que nous avons recherché n’a pas été unanimement perçu. Dont acte", a déclaré Christophe Castaner.

16h10: L'article 24 suspendu, les présidents des groupes parlementaires annoncent une "réécriture intégrale"

16h00: Le point sur ce qu'il faut savoir cet après-midi

Les présidents des groupes parlementaires LREM, MoDem et Agir devant la presse, Gérald Darmanin face aux députés: la majorité se mobilise lundi après-midi pour trouver rapidement une porte de sortie à la crise politique autour de la proposition de loi sur la «sécurité globale».

Après la tenue d’une réunion à l’Elysée, Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, et ses collègues Patrick Mignola (MoDem) et Olivier Becht (Agir) ont appelé à 16H00 à l’Assemblée nationale à une conférence de presse qui n’était pas prévue à l’agenda.

Ce rendez-vous relance les spéculations sur des changements à la proposition de loi sur la «sécurité globale» au lendemain d’un week-end de manifestations fournies contre un texte conspué par la gauche, les journalistes et les défenseurs des libertés publiques.

Certains députés de la majorité réclament la suppression de l’article 24 qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l’image des forces de l’ordre, et qui cristallise les tensions.

«Une réécriture de l’article [24] ou la mise en place d’un comité Théodule ne sauraient mettre fin à la défiance ressentie par une partie de la population. Je souhaite donc la suppression de l’article 24», a affirmé Pierre Person, l’ex-numéro 2 de LREM, dans un entretien au journal Le Parisien.

Dimanche déjà, la présidente LREM de la commission des Lois à l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’était dire «fermée à rien» sur cet article.

L’avenir de cet article litigieux est désormais plus qu’incertain, même s’il ne sera pas réécrit par une commission, tel que l’avait d’abord indiqué le Premier ministre Jean Castex, sur une proposition du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, et qui a suscité une bronca parlementaire.

Pour tenter de trouver une solution, Emmanuel Macron a réuni lundi en fin de matinée le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, celui de la Justice, Eric Dupont-Moretti, et les présidents des groupes.

Le chef de l’Etat avait demandé la semaine passée qu’on lui fasse «rapidement des propositions pour réaffirmer le lien de confiance» entre police et population.

Resté en retrait pendant l’examen à l’Assemblée nationale du texte «Sécurité globale» à l’article 24 controversé sur la pénalisation de la diffusion malveillante d’images de policiers, M. Macron avait fustigé vendredi le tabassage à Paris d’un producteur noir par des policiers, révélé par des images de vidéosurveillance. «Des images qui nous font honte», avait-il dit.

M. Darmanin sera entendu lundi à 18H15 par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, après une visioconférence à huis clos en matinée avec les commissaires LREM aux Lois, puis mardi à 17H00 avec l’ensemble du groupe.

12h26: Emmanuel Macron réunit lundi midi, à l’Elysée, le Premier ministre Jean Castex, des ministres et les chefs des groupes parlementaires de la majorité autour des sujets régaliens, police et sécurité, a-t-on appris de sources parlementaires et gouvernementale.

La réunion doit notamment porter sur la demande du président, vendredi de « faire rapidement des propositions pour réaffirmer le lien de confiance » entre police et population. Selon le Parisien, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin et le Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti participent à cette réunion.

Le chef de file des députés LREM, Christophe Castaner, ses homologues du Modem, Patrick Mignola et du groupe Agir, Olivier Becht ont également été conviés à cette réunion.

Réagissant à « l’agression inacceptable » du producteur de musique noir Michel Zecler par des policiers, le chef de l’Etat avait demandé au gouvernement de lui « faire rapidement des propositions pour réaffirmer le lien de confiance qui doit naturellement exister entre les Français et ceux qui les protègent et pour lutter plus efficacement contre toutes les discriminations ».

M. Macron doit également tenter de déminer une crise politique qui s’est invitée entre le gouvernement et la majorité autour de la proposition de loi sécurité globale et son article 24 qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l’image des forces de l’ordre, et qui cristallise les tensions.

Votée en première lecture à l’Assemblée nationale, mardi, elle a été percutée par plusieurs affaires de violences policières présumées, précisément révélées par des vidéos, qui ont suscité l’émoi et ont multiplié soudainement les rangs de ses opposants.

L’avenir de l’article litigieux est désormais plus qu’incertain, même s’il ne sera pas réécrit par une commission, tel que l’avait d’abord indiqué le Premier ministre Jean Castex, sur une proposition de Gérald Darmanin, et qui a suscité une bronca parlementaire.

130.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, 500.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi dans une centaine de villes de France contre le texte de loi « sécurité globale » et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris.

12h11: Après les événements survenus la semaine dernière (manifestation contre la loi Sécurité Globale, violences policières), le Président Emmanuel Macron a convoqué en urgence ce midi Jean Castex et ses ministres de l'Intérieur et de la Justice, Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti ainsi que des représentants de la majorité, selon BFMTV. Ensemble, ils évoqueront les questions de sécurité, les violences et les discriminations.

12h03: Emmanuel Macron a dénoncé ce vendredi 27 novembre « l’agression inacceptable » du producteur noir Michel Zecler par des policiers, des « images qui nous font honte » et demandé au gouvernement de « lui faire rapidement des propositions » pour « lutter plus efficacement contre toutes les discriminations », dans un long message publié sur les réseaux sociaux.

12h00: Une soixantaine de policiers et gendarmes ont été blessés et 81 personnes ont été interpellées samedi en France, lors des manifestations contre un texte sécuritaire et les violences policières, selon un bilan du ministère de l’Intérieur. 62 blessés ont été enregistrés parmi les forces de l’ordre (39 en province et 23 à Paris), a précisé dimanche le ministère. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des policiers tabassés par des manifestants.

Deux manifestants, qui ont fait un signalement auprès de l’Inspection générale de la police (IGPN), ont été blessés en outre en province, selon la police. A Paris, un bilan des blessés du côté des manifestants n’était pas encore réalisé.

Un photographe syrien indépendant, Ameer al Halbi, 24 ans, qui couvrait la manifestation a été blessé au visage. Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a dénoncé samedi soir sur twitter, des violences policières «inacceptables» contre le collaborateur de Polka Magazine et de l’AFP.

Au total, ces manifestations ont rassemblé, selon l’Intérieur, 133.000 personnes dont 46.000 à Paris, les organisateurs annonçant pour leur part 500.000 participants dont 200.000 dans la capitale.

La forte mobilisation contre la proposition de loi «Sécurité Globale», de nature notamment à entraver la liberté d’informer selon ses détracteurs, est intervenue après deux scandales de violences policières en quelques jours, qui ont porté le sujet à ébullition et contraint le président Emmanuel Macron à s’impliquer dans le dossier.

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Vos réactions

Portrait de LOIC 33
1/décembre/2020 - 09h25

Les pourris dehors ! les politiques concernés DÉMISSION..,...

Portrait de Cl
1/décembre/2020 - 07h28

Pas facile !! 

Déjà il faut rassurer les citoyens , et être juste :  ne pas   faire d'injustice fiscale !!! Ce sont toujours les petits retraités les petites classes moyennes qui souffrent le plus , ça divise les gens !

Quand ils auront compris à force de faire des cadeaux aux riches que  les français sont en colère voilà le résultat et c'est loin d'être apaisé je crains le pire 

Portrait de Youpiland
30/novembre/2020 - 20h54

Ah... parce que lui, qui donne des leçons, il est gendarme, il est policier, il descend dans la rue se confronter aux gens peut-être ?

Guignol.Comme ses potes.Dehors tous ces peigne-culs.

Portrait de LOIC 33
30/novembre/2020 - 19h33

DÉMISSION !

Darmanin et Lallement

Portrait de Amos
30/novembre/2020 - 19h00
604 a écrit :

Faut être honnête et reconnaitre un succès quand il est la !

Et force est de reconnaitre que le bordel est certainement la grande réussite du quinquennat de Macron ! smiley

l'incompétence aussi

Portrait de 604
30/novembre/2020 - 18h54
Bien Fait a écrit :

Le bordel, c'est notre projeeeeeeet !

Et si Castaner s'en mêle, ca va finir en apothéose...

Faut être honnête et reconnaitre un succès quand il est la !

Et force est de reconnaitre que le bordel est certainement la grande réussite du quinquennat de Macron ! smiley

Portrait de Bien Fait
30/novembre/2020 - 18h45

Le bordel, c'est notre projeeeeeeet !

Et si Castaner s'en mêle, ca va finir en apothéose...

Portrait de li li
30/novembre/2020 - 17h05
chandler bing a écrit :

ah bas moi ça me déranger pas cette lois moi j'ai rien a me reprocher c'est ksos que ça dérange 

Vous n'avez rien a cacher? Merci de nous faire parvenir votre identité, votre adresse, la photo de vos enfants, votre carte d'identité, votre numero de sécu, tous vos comptes en banque, l'intégralité de vos mails, conversations privées et dick pics, nous allons étudier si vous n'avez rien a cacher.

Portrait de Capri
30/novembre/2020 - 16h42
chandler bing a écrit :

ah bas moi ça me déranger pas cette lois moi j'ai rien a me reprocher c'est ksos que ça dérange 

On ne parle pas de la loi en tant que telle. On parle d'un article (24) qui était fait pour protéger les forces de l'ordre sur les réseaux sociaux. Qu'ont à voir les Ksos là-dedans ??

Portrait de Capri
30/novembre/2020 - 16h40

Merci à Michel Z. d'avoir installé des caméras de vidéo-surveillance chez lui. Son tabassage n'aura pas été vain.

Portrait de Capri
30/novembre/2020 - 16h06

Pourquoi cette violence (endémique) dans notre pays par rapport à la situation chez nos voisins ? (Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Belgique...) ?

On va avoir la plus grande crise économique à gérer depuis 12 ans.

Des situations de dépressions et de suicides à gérer. Des enfants qui ont des difficultés à l'école. Des jeunes au chômage comme en 1993 et en 2003.

Une vaccination de 50 % de la population à gérer.

Et on parle de quoi ? D'un article 24 d'une loi "sécurité globale" qu'on ne comprend pas.

Ca déconne !

Portrait de choupette33
30/novembre/2020 - 14h35

Linda Kebbab syndicaliste policière à fait l'objet d'une menace de l'IGPN pour avoir évoqué le fait que la hiérarchie policière laisse les Black Blocs agir en toute impunité.... (source: interview Bourdin direct sur bmf) et il me semble bien que Linda Kebbab est tout sauf d’extrême gauche !   sic

Portrait de choupette33
30/novembre/2020 - 14h22
Lilirose45 a écrit :

Faux

Lallemand ou un autre sera pareil

Tout est prétexte pour foutre le bordel de la part des blacks blocs.

 Cette bande de dégénérés veut instaurer le chaos en France, 

Les blacks blocs ont bons dos,  je ne vois qu'une raison pour que quelques individus (vêtus comme certains flics) puissent mettre une telle pagaille, sans jamais ou presque être stoppés par nos Playmobiles, en fait ils sont utilisés par le gouvernement pour mettre la merde et accusé une soi-disante gauche extrême !  manipulation et cynisme de nos dirigeants !

Portrait de LOIC 33
30/novembre/2020 - 13h32

A quoi ça sert, convocation, réunion.....la bonne résolution serait de supprimer cette loi et de limoger le ministre Darmanin et le préfet de police Lallement. Le mal est fait , mais ça mettra un terme à tout ces débordements. Si Macron veut se représenter en 2022 il n'aura pas beaucoup de soutiens ni d'intentions de vote !!!

 

 

 

 

Portrait de mestoutou
30/novembre/2020 - 13h07

Convoquer d'urgence les responsables de la sécurité après 40 ans de laxisme de la part de tous nos représentants politiques, le réveil est douloureux et le malade agonisant!!

 

Portrait de ThierryG
30/novembre/2020 - 12h41

La question que je me pose directement à la vue de cet article c'est:

 

"Qu'est-ce qu'ils vont encore nous inventer cette fois?" 

Portrait de MICMAH458
30/novembre/2020 - 12h30

Il y a du remontage de bretelles pour certains de ces subalternes