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Le tribunal de commerce de Marseille valide l'offre de reprise partielle du groupe Alinéa - Une solution qui prévoit la suppression de 992 emplois

Le tribunal de commerce de Marseille a validé l'offre de reprise partielle du groupe Alinéa par ses actionnaires et d'un des magasins de l'enseigne d'ameublement par le groupe Gifi, une solution qui prévoit au total la suppression de 992 emplois.

Selon le ministère public, l'offre des actionnaires, la famille Mulliez, baptisée Néomarché et qui ne permet de sauver que 9 magasins sur les 26, était "la seule alternative possible à une liquidation judiciaire directe". Un magasin supplémentaire, situé à Poitiers, est quant à lui repris par le groupe Gifi.

"Le groupe est parvenu à ses fins", a déploré auprès de l'AFP l'avocate des salariés Nathalie Campagnolo, fustigeant "un fiasco social".

"Ça fait plusieurs années que le groupe rencontre des difficultés structurelles et non pas conjoncturelles, il y a un effet d'aubaine total", a-t-elle aussi estimé, évoquant la procédure mise en place le 20 mai par une ordonnance gouvernementale motivée par la crise sanitaire, et qui permet permet, jusqu'à fin 2020, à des dirigeants d'entreprise ayant déposé le bilan de se présenter comme acquéreurs si leur offre maintient l'emploi.

Propriétaire d'Alinea depuis 2017, la famille Mulliez réfute vouloir échapper à ses créanciers, et relève que sans son offre, la marque disparaîtrait.

Selon Me Campagnolo, des offres de reclassements vont être proposées aux salariés licenciés, mais essentiellement chez Auchan, une des nombreuses enseignes appartenant aux Mulliez (Decathlon, Leroy Merlin...).

Alinea --plus de 1.800 salariés et 26 magasins de meubles et décoration à travers la France-- avait rejoint au printemps la longue liste des entreprises ayant annoncé redressements judiciaires ou restructurations, des magasins de vêtements La Halle, Camaïeu, Naf-Naf au constructeur automobile Renault...

En redressement judiciaire depuis le 18 mai, l'enseigne dont le siège est à Aubagne, dans la banlieue de Marseille, faisait valoir des difficultés liées au mouvement des "gilets jaunes", aux grèves contre la réforme des retraites puis à la crise sanitaire liée au Covid-19.

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