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Si l'offre de programmes sous-titrées est conséquente à la TV, l'offre en ligne reste marginale et les personnes handicapées encore rares sur les écrans, selon un rapport du CSA

Les années se suivent et les constats se ressemblent: si l'offre de programmes sous-titrées est conséquente à la TV, l'offre en ligne reste marginale et les personnes handicapées encore rares sur les écrans, selon le rapport 2019 publié par le CSA. Dans l'ensemble, les chaînes ont respecté leurs obligations de sous-titrage (100% des programmes pour les grandes chaînes, moins pour les autres).

Du côté des chaînes d'info, Franceinfo et France 24 sont celles qui proposent les volumes de programmes sous-titrés les plus élevés. L'offre de programmes en audiodescription, accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, est en augmentation, note également le CSA. Sept chaînes (TF1, C8, W9, TMC, TF1 Séries Films, 6Ter et Chérie 25) ainsi que France Télévisions ont renforcé leur offre de programmes audiodécrits par rapport à 2018, même s'ils ne sont pas toujours inédits. Concernant les programmes en langue des signes (LSF), seules les chaînes d'information en continu sont tenues de diffuser certains journaux en LSF. BFMTV a mis en place en novembre 2019 une équipe d'interprètes en LSF "permettant au public sourd ou malentendant une meilleure identification du service qui leur est dédié, souligne le CSA.

D'autres chaînes ont aussi pris des initiatives, comme France 2 avec ses JT du matin traduits en LSF et France 5 son émission hebdomadaire "L'oeil et la main". Le groupe M6 diffuse un magazine pour enfants, un JT et un magazine en ligne. Gulli et Piwi ont aussi proposé des dizaines d'heures de programmes pour enfants. Alors que les téléspectateurs regardent de plus en plus de programmes en rattrapage, il reste toujours difficile de trouver ces programmes sous-titrés en ligne ou sur les box, regrette le CSA. Certains players vidéo ne permettent toujours pas aux chaînes d'intégrer une seconde piste audio, et l'absence de norme standard les oblige à créer des versions spécifiques de chaque programme pour chacune des plateformes. En 2019, la représentation du handicap reste par ailleurs "quasi-inexistante" à la TV, regrette le CSA: seulement 0,7 % du total des personnes indexées par le CSA sont perçues comme handicapées (contre 0,7 % en 2018, 0,6 % en 2017 et 0,8 % en 2016).

"Ces chiffres restent bas malgré les efforts déployés par les chaînes pour mettre en scène, notamment dans leurs fictions emblématiques, des héros ou personnages principaux en situation de handicap", note le CSA, comme dans "Good Doctor" sur TF1 ou "Un si grand soleil" sur France 2. Les dirigeants des principaux médias audiovisuels (TF1, France Télévisions, M6, Radio France...) ont signé une charte fin 2019 dans laquelle ils s'engagent à rendre la question du handicap plus visible sur leurs antennes. Le CSA devrait faire une première évaluation de son impact en 2020.

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