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Le quotidien France-Antilles, repris in extremis le 17 mars par Xavier Niel, est de nouveau paru en version papier en Guadeloupe et en Martinique

Le quotidien France-Antilles, repris in extremis le 17 mars par NJJ, la holding de l'homme d'affaire Xavier Niel, est de nouveau paru en version papier en Guadeloupe et en Martinique. Le groupe avait déjà repris du service en numérique le 1er avril, en pleine épidémie de nouveau coronavirus. Les trois éditions du seul quotidien des Antilles et de Guyane avaient été repêchées sur le fil le 17 mars par Xavier Niel, après leur liquidation le 31 janvier par le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France. L'offre du fondateur de Free, déjà co-actionnaire du Monde et récent propriétaire de Nice-Matin, était intervenue 20 jours plus tard, proposant d'injecter 8 millions d'euros pour sauver les trois sociétés et reprendre l'activité le 1er avril.

La dernière parution du quotidien datait du 1er février, alors que les salariés pensaient avoir travaillé sur un numéro d'adieu. "France-Antilles fera son 15.000ème numéro, ce qu'on n'aurait pas imaginé le 31 janvier", s'est réjouie Caroline Bablin, la rédactrice en chef du quotidien en Guadeloupe. "On est très content de voir le retour en version papier, mais c'est une reprise pas simple du tout", a-t-elle reconnu.

"Ca a été compliqué de faire une reprise d'activité en plein confinement (...) on est reparti avec les moyens du bord", explique Caroline Bablin, qui a dû "reprendre contact avec tout le monde pour relancer le travail" alors qu'"on avait rendu nos téléphones professionnels et tout notre matériel".

"La grande nouveauté, c'est que l'on a centralisé l'impression en Guadeloupe pour la Martinique et la Guadeloupe", a expliqué de son côté Franck Espiasse-Cabau, directeur par intérim de France-Antilles. Les journaux (15.000 exemplaires environ pour chaque édition) sont ensuite acheminés par avion, de nuit, vers la Martinique.

Le quotidien, avec cinq éditions hebdomadaires contre six auparavant, se vend toujours 1,20 euro la semaine, et 2,20 euros pour le journal du week-end, qui paraîtra désormais le vendredi et non plus le samedi.

A plus long terme, le nouvel actionnaire entend "investir sur le projet digital et très probablement sur la diversification, dans l'événementiel par exemple", rappelle M. Espiasse-Cabau. En Guyane, "l'objectif est toujours de ressortir la version papier", relève-t-il. En Guadeloupe, Guyane et Martinique, France-Antilles compte aujourd'hui "126 personnes au total contre 235 auparavant", selon la direction.

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