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Coronavirus: Des fermetures de stations envisagées dans les transports publics afin de réduire les flux de passagers, annonce la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne

Des fermetures de stations sont envisagées dans les transports publics afin de réduire les flux de passagers, a annoncé lundi la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne alors que les opérateurs craignent de ne pas pouvoir assurer la distanciation physique.

"Dans chacune des grandes métropoles, en particulier en Ile-de-France, différents scénarios sont examinés avec dans certains cas des hypothèses où on limiterait le nombre de stations ouvertes", a déclaré sur LCI la ministre, également en charge des Transports.

"Dans certains cas on n'exclut pas de fermer certaines stations, certaines correspondances pour pouvoir s'assurer que le flux d'entrées dans les transports en commun est bien maîtrisé", a-t-elle ajouté, précisant que cela devait être tranché "rapidement".

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi que le port du masque et le respect des règles de distanciation seront obligatoires dans les transports publics pendant au moins trois semaines après la fin du confinement le 11 mai.

Mais les opérateurs ont prévenu qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer cette distanciation sans une "limitation drastique des flux en amont" à un maximum de 10% à 20% de la capacité des véhicules, dans une lettre commune envoyée jeudi au chef du gouvernement, dont l'AFP a obtenu une copie.

Un espacement obligatoire d'un mètre entre passagers "limitera mécaniquement notre capacité à transporter un nombre de voyageurs suffisant à la reprise économique", ont mis en garde les patrons de la RATP, la SNCF, Keolis et Transdev, exprimant leur hostilité à une telle mesure imposée au niveau national.

Les opérateurs craignent notamment "en cas de forte affluence, de devoir prendre (...) des décisions d'arrêt du service susceptible de générer des troubles à l'ordre public".

"Il leur revient d'augmenter l'offre de transport le plus possible mais en même temps il faut absolument réduire drastiquement la demande aux heures de pointe", a reconnu lundi Mme Borne, rappelant l'appel aux employeurs à maintenir "le plus possible" leurs salariés en télétravail et à "étaler les horaires d'arrivée et de départ".

"Il faut réduire drastiquement les flux et c'est ce qui rendra possible la distanciation dans les transports", a-t-elle martelé. Ce sera aux entreprises de faire respecter cette distanciation, "avec des renforts de la sécurité civile, des polices municipales et avec le soutien des forces de l'ordre".

Le défaut de port de masque dans les transports sera puni d'une amende de 135 euros. Selon Mme Borne, "il faudra aussi prévoir des contrôles et des sanctions pour qui ne respecterait pas ces règles" de distanciation.

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Vos réactions

Portrait de Blek37
4/mai/2020 - 15h15

C'est le chauffeur personnel d'Elisabeth Borne qui lui a soufflé cette connerie ?

Portrait de Mimosas06
4/mai/2020 - 12h42

N'importe il suffit que le service reprenne correctement et que le temps d'attente entre les rames soit raccourci... difficile à comprendre ce genre de mesure car tous les gens vont se ruer dans les stations ouvertes et ça ne changera rien sauf irriter encore plus les usagers.

Portrait de th93100
4/mai/2020 - 12h27

Vous m’ôtez les mots de la bouche !

De plus,  limiter le nombre de stations va augmenter sensiblement leur fréquentation --> la promiscuité  --> le risque de contamination !

Portrait de .Kazindrah.
4/mai/2020 - 12h20

C'est en effet ce qui risque d'arriver.

Il vaudrait mieux, au contraire, multiplier les rames sur les lignes les plus fréquentées.

Portrait de Fred3000
4/mai/2020 - 11h47

Quelle horreur ce gouvernement.