23/01 18:50

La présidente de Radio France "suspend" le plan de suppression de 299 postes pour le remplacer par une procédure alternative, la rupture conventionnelle collective

La présidente de Radio France a "suspendu" jeudi le plan de suppression de 299 postes prévu au sein de la radio publique pour le remplacer par une procédure alternative, la rupture conventionnelle collective. Après 52 jours de grève, Sibyle Veil a annoncé jeudi la préparation de cette rupture conventionnelle collective dans une lettre envoyée à tous les salariés de Radio France et que l'AFP a pu consulter. Tous les syndicats représentatifs demandaient cette mesure au cours des négociations, sauf la CGT. Mais les syndicats demandent toujours, avant tout, à négocier une baisse du nombre de postes supprimés.

La CGT a d'ailleurs reconduit jeudi la grève jusqu'au lundi 27 janvier. Plusieurs manifestants du groupe ont protesté dans l'après-midi à un évènement où le ministre de la Culture Franck Riester inaugurait une statue. La rupture conventionnelle collective dans sa forme actuelle, issue de la réforme du code du travail de 2017, permet à une entreprise de se séparer d'un grand nombre de salariés, sur la base du volontariat, en négociant avec ses syndicats les conditions des départs (indemnités, mesures de reclassement...). L'accord doit être majoritaire et homologué par l'administration. Sybile Veil s'y est dite "favorable parce qu'elle nous permet non seulement de favoriser les départs en retraite dans le total des départs volontaires à faire, mais aussi de continuer à recruter". Les négociations avec la direction doivent se poursuivre vendredi, selon le SNJ.

Le plan présenté par la direction de Radio France prévoit 60 millions d'euros d'économies et 299 suppressions de postes (avec 76 créations de postes en parallèle). Le ministre de la Culture Franck Riester a répété dans une interview parue jeudi dans Libération que, "dans un contexte d'effort budgétaire général", l"effort demandé à l'audiovisuel public est soutenable". Le mouvement de grève à Radio France a connu des taux de participation variables mais globalement en baisse depuis le début du mouvement le 25 novembre 2019. Mais les perturbations se poursuivent régulièrement sur les antennes du groupe.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de xavierdela
23/janvier/2020 - 21h56
Batori a écrit :
Et toujours la même rengaine, se coucher devant les feignasses que de toute façon plus personne n’écoute. N’hésitez pas à nous taxer pour payer l’ardoise, ça ne fera que grossir la colère qui monte, qui monte, qui monte... Mais colère qui n’est pas affiliée à la CGT mais aux cons qui se font tondre pour faire tourner tout ce bordel.

C'est toujours intéressant de lire des propos modérés et intelligents, dans la vie ont est toujours la feignasse de quelqu'un, pas vous vous êtes courageux à n'en pas douter ...

J'ai travaillé dans cette belle maison, il n'y a n'y plus ni moins de feignasse que dans les autres entreprises !

France inter est la première radio de France, mais une radio intelligente de débats, d’édito il faut avoir le cerveau disponible !

au revoir

Portrait de minou75
23/janvier/2020 - 18h55 - depuis l'application mobile

Encore une qui baisse son froc...Lamentable !!!