02/11 21:47

Le groupe Etat islamique revendique l'attaque qui provoqué la mort d'un soldat français en opération au Mali, tué par un engin explosif au passage de son véhicule blindé

21h48: Le groupe Etat islamique revendique l'attaque qui a tué un militaire français au Mali. "Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d'Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif", indique l'Etat islamique dans un communiqué signé "Province Afrique de l'Ouest", publié sur ses chaînes Telegram.

"Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d'Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif", a écrit l'EI dans un communiqué signé "Province Afrique de l'Ouest", publié sur ses chaînes Telegram. Le soldat français a été tué près de la frontière du Niger, au lendemain de "l'attaque terroriste" dans la même région contre une base malienne.

L'explosion de l'engin artisanal, qui a tué le soldat français Ronan Pointeau, est survenue à 20 km d'Indelimane pendant une mission de sécurisation prévue de longue date, mais n'a "aucun lien" avec l'attaque de vendredi dans cette localité, a affirmé à l'AFP le porte-parole de l’état-major français, le colonel Frederic Barbry. Le militaire français a été tué, près de Ménaka, après "le déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", selon la présidence française.

La ministre française des Armées, Florence Parly, doit se rendre "très prochainement" au Mali. Auparavant, le groupe EI avait revendiqué samedi l'attaque de vendredi contre les soldats maliens.

"Des soldats du califat ont attaqué une base militaire où sont stationnés des éléments de l'armée malienne apostate dans le village d'Indelimane, dans la région de Ménaka", a indiqué l'EI dans un communiqué signé "Province Afrique de l'Ouest", publié sur ses chaînes Telegram et qui rapporte "des affrontements avec différents types d'armes".

Les deux communiqués ont été publiés une semaine après la mort dimanche du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, tué lors d'un raid américain en Syrie.

L'attaque de vendredi à Indelimane, près de Ménaka, suscite des interrogations sur les capacités d'action de l'armée malienne dans cette région où se trouvent les frontières de plusieurs pays, notamment le Niger et le Burkina-Faso, touchés eux aussi par les attaques jihadistes. Elle est survenue un mois après les attaques jihadistes meurtrières, le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso. Quarante soldats avaient alors été tués dans ces deux attaques, selon un bilan d'un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué.

18h34: Un militaire français a été tué lors d'une opération samedi matin au Mali, après "le déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", a annoncé la présidence française dans un communiqué. La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé pour sa part qu'elle se rendrait "très prochainement au Mali, afin de s'entretenir avec les autorités maliennes".

La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de spahis de Valence (sud). Le président Emmanuel Macron a salué "le sacrifice" du militaire, et exprimé "ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel", "ainsi que vers leurs frères d'armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme". M. Macron a assuré "de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances".

Selon Florence Parly, le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures "après l'explosion d'un engin explosif improvisé près de Ménaka au Mali", près de la frontière avec le Niger. Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués près de Ménaka (nord-est du Mali) au cours d'une "attaque terroriste" attribuée aux jihadistes. Cette attaque est l'une des plus grave subies par l'armée malienne. "Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n'est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière", a poursuivi la ministre de la Défense dans un communiqué.

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Vos réactions

Portrait de Lilou.St.Bo
3/novembre/2019 - 09h50

Encore un de nos braves jeunes soldats envoyés au casse-piper pour la gloriole des incompétents qui nous gouvernent qui tentent de nous faire croire que seule la France a le pouvoir d'abattre l'hydre EI. Pauvres de nous et de nos jeunes soldats. Que ces valeureux reposent en paix. 

Portrait de jarod.26
3/novembre/2019 - 09h05
arf un gars de la drôme