18/07/2018 12:00

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair réclame un second vote sur le Brexit: "Je crois toujours que cela peut changer"

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair ne mâche pas ses mots lorsqu'il détaille à l'AFP ce qu'il pense de la gestion du Brexit par le gouvernement. Chef du gouvernement de 1997 à 2007, il compatit avec la Première ministre Theresa May, qui cherche à unir son gouvernement autour d'un plan pour quitter l'Union européenne, estimant qu'elle a "le job le moins enviable du monde politique occidental".

Mais pour l'ancien chef du Parti travailliste, âgé de 65 ans, à l'approche du Brexit Theresa May doit admettre "qu'il n'y a pas d'échappatoire" et doit organiser un second referendum, avec l'option de rester dans l'Union européenne. "Puisque le Brexit a démarré par un referendum, il ne peut que se terminer par un nouveau vote", dit-il. "Je suis ardemment opposé au Brexit et je crois toujours que cela peut changer", assure-t-il.

Après deux ans de déchirements au sein de son Parti conservateur entre partisans du maintien d'un lien étroit avec l'UE et ceux d'une rupture nette, Theresa May a présenté la semaine dernière son plan sur les futures relations économiques avec l'Union européenne après le Brexit, suscitant l'indignation des tenants d'un "Brexit dur", pour lesquels elle a accordé de trop nombreuses concessions.

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Vos réactions

Portrait de patator06
18/juillet/2018 - 18h20

Pourquoi s'emmerder à revoter Tony, nous on a voté contre la constitution européenne et ils l'ont passée quand même.

Portrait de Nono75
18/juillet/2018 - 16h18

Pour ceux qui hurlent au déni de démocratie voici quelques déclarations post Brexit...

Que pensent ils lorsque le politique ment ouvertement afin de faire pencher les votes de leur côté ?

L'eurodéputé conservateur et militant du "Leave", Daniel Hannan, a déclaré ainsi sur la BBC qu'après le Brexit il y aurait "la libre circulation du travail". "Nous n'avons jamais dit qu'il y aurait un déclin rapide de l'immigration", a-t-il ajouté. "Si les gens qui nous regardent pensent qu'ils ont voté pour avoir une immigration zéro de l'UE, ils vont être déçus. Nous voulons juste un pouvoir de contrôle".

Nigel Farage, leader de UKIP, parti souverainiste pro-Brexit, l'avait martelé durant toute la campagne : le Royaume-Uni verse 350 millions de livres Sterling chaque semaine à l'Union européenne.En cas de victoire du Brexit, il avait promis de les reverser en faveur du National Health Service, l'équivalent de notre Sécurité sociale. Face à la presse (voir ci-dessous) il a finalement dû admettre, dans un bel euphémisme, que cette promesse intenable était "une erreur".

Et il y en a d'autres.

Portrait de atlantique07
18/juillet/2018 - 12h22

Il veut rejouer le match le doux démocrate...