31/12/2014 10:33

L’incendie du ferry Norman Atlantic, au large de l’Albanie, a officiellement fait 13 morts

L’incendie du ferry Norman Atlantic, au large de l’Albanie, a officiellement fait 13 morts, mais sans doute davantage en raison de la présence désormais «établie» de clandestins à bord et du manque de fiabilité de la liste des passagers.

Outre 11 passagers, dont trois Italiens, deux marins albanais venus en aide aux secouristes sont morts, victimes de la rupture d’un câble de remorquage pendant les opérations de sauvetage en mer.

Mais l’épave du ferry, une fois récupérée, révélera probablement d’autres victimes, a averti mardi le procureur de Bari (sud-est de l’Italie), Giuseppe Volpe, responsable de l’enquête ouverte sur les circonstances du drame.

La présence de clandestins à bord est désormais «établie», trois d’entre eux ont été identifiés, deux Afghans et un Syrien, qui a demandé l’asile politique, a précisé le procureur.

Mais il y en avait sans doute bien davantage cachés dans les nombreux camions transportés par le Norman Atlantic, a-t-il expliqué. Or, l’incendie s’est déclenché au niveau des ponts inférieurs, là où étaient garés ces camions.

A cette incertitude viennent aussi s’ajouter les interrogations sur d’éventuels disparus, faute de connaître le nombre exact de passagers se trouvant à bord du ferry dimanche quand le drame a eu lieu dans la mer Adriatique, au large de l’Albanie. Le ferry assurait la liaison entre Patras (sud-ouest de la Grèce) et Ancône (est de l’Italie).

Seule certitude, 427 personnes, dont les 56 membres d’équipage, ont été sauvées des flammes à l’occasion d’une opération de sauvetage «sans précédent», selon les autorités italiennes.

Le ferry, désormais vide de ses passagers et membres d’équipage après le départ de son commandant, dernier à quitter le navire, va être remorqué vers le port italien de Brindisi, à environ 40 milles (environ 75 km) du lieu de l’incendie.

L’opération d’évacuation du ferry a pris fin lundi soir mais des dizaines de rescapés du Norman Atlantic auront attendu plus de 24 heures pour pouvoir enfin regagner mardi soir la terre ferme.

Le navire militaire italien San Giorgio, où 212 d’entre eux ont été rassemblés, est entré peu avant 20H00 (19H00 GMT) dans le port de Brindisi, où une neige abondante était tombée dans l’après-midi. Ces rescapés, en bonne santé pour la plupart, mais semblant exténués et transis de froid, ont pu enfin retrouver leurs proches après un calvaire de près de trois jours en mer Adriatique.

Les recherches d’éventuels disparus n’en seront pas pour autant interrompues, a affirmé la marine militaire italienne.

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