30/01/2013 18:05

Concurrence: La Commission européenne attend toujours des propositions de Google

La Commission européenne attend toujours que Google lui adresse des propositions, dans le cadre de l'enquête ouverte contre le géant américain d'internet pour abus de position dominante, a déclaré mercredi le commissaire chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia.

M. Almunia avait donné à Google jusqu'à la fin janvier pour lui faire des propositions, sous peine d'être "obligé" de prendre des sanctions.

Interrogé mercredi au cours d'une conférence de presse sur l'état du dossier, M. Almunia a confirmé que ce calendrier était toujours en vigueur et qu'il attendait que Google se manifeste, "même s'il n'y a pas de délai légal" pour que la Commission instruise un cas d'abus de position dominante.

"Nous sommes le 30, demain est le 31, donc j'imagine que les propositions sont en route", a-t-il dit.

La Commission avait ouvert une enquête contre Google en novembre 2010, à la suite de plusieurs plaintes contre le moteur de recherche, dont une émanait du portail internet Ciao, racheté par Microsoft en 2008. D'autres plaintes s'y sont ajoutées, dont une de Microsoft en 2011.

Bruxelles reproche en particulier à Google de mettre en avant dans ses liens ses propres moteurs de recherche verticale, c'est-à-dire spécialisés dans un domaine précis comme les voyages ou les restaurants, afin de leur assurer un "traitement préférentiel" par rapport aux autres moteurs de recherche spécialisés.

Google avait proposé des remèdes en juillet 2012. En décembre, après s'être entretenu à Bruxelles avec Eric Schmidt, le patron de Google, M. Almunia avait souligné que "les divergences avaient été substantiellement réduites". Mais il avait dit aussi attendre du groupe des "engagements détaillés" d'ici la fin janvier.

Les autorités américaines de la concurrence ont récemment blanchi Google dans une enquête analogue. La Commission européenne avait alors affirmé que la décision de la FTC, la Commission fédérale du commerce, n'aurait "pas d'implication directe" dans sa propre enquête.

La Commission pourra clore le dossier si elle considère que les propositions de Google remédient aux entraves à la concurrence. Dans le cas contraire, elle pourrait lui infliger une amende allant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires mondial.

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