17/08/2012 09:41

L'action Facebook perd la moitié de sa valeur en trois mois

Par Prune PERROMAT 

L'action du géant des réseaux sociaux Facebook a atteint un nouveau plus bas jeudi à Wall Street, perdant près de la moitié de sa valeur depuis son lancement en mai et clôturant pour la première fois sous 20 dollars, après le déblocage de 271 millions d'actions.

En nette baisse dès l'ouverture, l'action Facebook (FB) a atteint dans la matinée le prix de 19,69 dollars, un nouveau plus bas situé à environ 50% en dessous de son prix de lancement initial de 38 dollars, avant de clôturer à 19,87 dollars.

La fin d'une première période de blocage de ventes des actions Facebook, prévue pour éviter un afflux trop massif de titres sur le marché, a précipité la baisse du titre qui a perdu plus de 6,27% en une séance et s'est échangé à des volumes trois fois supérieurs à la moyenne pour cette valeur, à plus de 150 millions de parts échangées.

En tout, cinq périodes de blocage ont été prévues par le géant communautaire et jusqu'à 1,9 milliard d'actions pourraient être cédées dans les neuf prochains mois.

Résultat, la capitalisation boursière de Facebook est tombée à environ 42,5 milliards contre une valorisation maximale de 104 milliards de dollars, toutes stock options comprises, lors de son introduction en mai.

De très loin le numéro un des réseaux sociaux avec plus de 955 millions de membres, Facebook était entré en Bourse le 18 mai en mettant sur le marché 421 millions d'actions, au cours d'une opération ayant permis de lever 16 milliards de dollars, l'une des plus grosses jamais enregistrées aux Etats-Unis.

"Ce n'est pas la société qui est en cause, il y a juste beaucoup trop d'actions en circulation pour que le marché puisse les absorber", estime Michael Pachter, de Wedbush Securities.

Mais "cela pourrait aller encore bien plus bas", prévient-il.

"Si le titre réagit de cette manière aujourd'hui, imaginez ce qu'il se passera en novembre!", ajoute-t-il, quand environ 1,2 milliard d'actions supplémentaires seront mises en circulation.

Pour le spécialiste des réseaux sociaux Lou Kerner, "tout cela n'est que du bruit". "Ca ne change rien aux données de bases du groupe", insiste-t-il.

"Le grand problème des investisseurs est de voir comment Facebook va réussir à amener sa base (gigantesque) d'utilisateurs de l'ordinateur jusqu'au téléphone mobile, et pour notre part, nous sommes très confiants dans la capacité du groupe de gérer cette transition".

M. Kerner estime toutefois qu'il faudra attendre deux ans pour que l'action "redépasse son cours d'introduction", soit 38 dollars.

Beaucoup plus critique, Trip Chowdhry, de Global Equities Research, juge que "les actions (de Facebook) ne devraient valoir que 10 à 13 dollars", au vu des difficultés auxquelles est actuellement confronté le groupe pour monétiser sa base d'utilisateurs.

Pour l'analyste, le réseau social fait face à quatre problèmes majeurs: En devenant si gros, Facebook n'est plus aussi privé et exclusif et n'assure plus la même liberté et le même respect de la vie privée qu'auparavant, ce qui pousse les utilisateurs à échanger moins d'informations. En outre, le retour sur investissement pour les publicitaires choisissant Facebook reste incertain.

Par ailleurs, Facebook ne dispose toujours pas de la technologie pour monétiser l'activité de ses utilisateurs. Enfin, l'analyste souligne le début d'une "fuite des talents" du groupe vers d'autres sociétés.

La fin de cette période de blocage d'actions jeudi, trois mois après la mise en circulation des actions "FB" sur la plate-forme boursière Nasdaq, ne concerne pour l'instant que des actionnaires historiques tels que Microsoft, la banque Goldman Sachs et l'administrateur Peter Thiel.

Le patron du site communautaire, Mark Zuckerberg, ne sera en revanche autorisé à vendre ses parts qu'à partir de cet automne.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de bib
17/août/2012 - 19h56

comme les commentaires précédents, ce qui arrive à l'action Facebook fait franchement rigoler.

Effectivement, Facebook est du vent est la valorisation de l'action lors de l'introduction relève du grand n'importe quoi. Marc Zuckerberg a tout fait pour être le premier à dépasser une valorisation de 100 milliards de dollars.

Or ce qui pourrait faire rapporter suffisamment d'argent à Facebook n'existe pas encore, et on a aucun plan de développement crédible à ce jour !

L'analyste qui argumente que c'est parce qu'il y a trop d'actions en circulation aurait mieux fait de se taire. Ce nombre était connu à l'avance, donc mauvaise valorisation initiale, c'est tout !

 

Par contre, les journalistes économiques français et le gendarme de la Bourse française : l'AMF, feraient bien de balayer devant leur porte avant d'être goguenard devant cette péripétie américaine, car la France a connu un scandale récent beaucoup plus important : c'est l'introduction de Natixis (Banque avec les actifs pourris  de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire)

L'action introduite à 20 euros est tombée à moins de 1 euro. Les 2 banques ont menti à leurs sociétaires sur toute la ligne. Heureursement qu'initialement, on n'a pas pu investir plus de 1000 euros...alors que les conseillers de la Caisse d'Epargne téléphonaient à tous les sociétaires pour leur investir, en argumentant que la société était saine. Ils nous ont floué en toute beauté !

Certains actionnaires ont tenté d'obtenir gain de cause sur cette fumisterie, et le Tribunal a finalement débouté l'action sur le simple motif que ces actionnaires avaient été "démarchés" par l'avocat qui les représentait.

L'AMF s'est brillament tue sur le sujet

Sarkozy a fait nommer un de ses copains pour déloger le premier PDG de Natixis, pour que tout cela s'évanouisse (car à la base, les actifs mis en bourse dépendaient de l'Etat)

Donc, si tous ces fins stratèges rigolent de Facebook, qu'ils collent d'abord une belle amende à la BP et la Caisse d'Epargne et qu'ils indemnisent les actionnaires démarchés.

Portrait de D111
17/août/2012 - 15h03 - depuis l'application mobile

Que dire de plus les 5 commentaires que je vient de lire sont le résumé de ce que je pense ça fait plaisir de ne pas se sentir seul vis a vis de cette connerie de facebook

Portrait de dany le rouge
17/août/2012 - 10h13

Les investisseurs historiques de cette bananerie pour ados persistant vont rester amis . Ben ouais, on va pas se fâcher pour quelques milliards quand même !

Portrait de lola12
17/août/2012 - 10h06

fesse bouc est un crime contre l humanite : lire le contrat d" adhesion" . le client pied et poing lies :

fesse bouc a le droit dexploiter toute info comme il veut , au prix qu il veut sans aucun repect de la vie privee et n est responsable de rien ; le client est devenu un esclave sous un vocabulaire soporifique et lenifiant d amitie etc

vous etes content d avoir 1mm d amis : si c est ca le lien amical : vite .....sa faillite