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Michèle Barzach, ancienne ministre de la Santé et de la Famille sous Jacques Chirac, est décédée à l'âge de 83 ans

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Michèle Barzach, ancienne ministre de la Santé et de la Famille sous Jacques Chirac, est morte à l'âge de 83 ans, annonce sa fille à l'AFP. Elle est décédée aujourd'hui à Paris en fin de matinée "des suites d'un AVC". 

Médecin gynécologue devenue ministre de la Santé sous Jacques Chirac, Michèle Barzach, 83 ans, a marqué la vie politique française par son engagement dans la lutte contre le sida et la défense des droits des femmes.

Née le 11 juillet 1943 à Casablanca, au Maroc, elle suit des études de médecine avant de se spécialiser en gynécologie, une profession qui façonnera profondément ses convictions sociales. Son engagement politique débute en 1977, lorsqu'elle rejoint l'équipe municipale de Jacques Chirac à Paris, avant de prendre des responsabilités au sein du Rassemblement pour la République (RPR).

Le 25 mars 1986, elle entre au gouvernement de cohabitation comme ministre déléguée chargée de la Santé et de la Famille, auprès de Philippe Séguin. Elle se retrouve rapidement confrontée à l'une des plus graves crises sanitaires de l'époque : l'épidémie de sida, qui suscite alors peur, discriminations et controverses politiques.

Convaincue que la prévention doit primer sur les jugements moraux, elle défend notamment la vente libre des seringues en pharmacie pour limiter les contaminations par le VIH. « Il ne s'agit pas de céder à la panique, mais bien de mesurer la gravité de la situation », déclare-t-elle en novembre 1986, en annonçant une mobilisation nationale contre l'épidémie. « C'est une véritable course contre la montre que nous engageons et que nous devons gagner », insiste-t-elle, alors que les traitements efficaces font encore défaut.

Sous son ministère, la lutte contre le sida devient une grande cause nationale en 1987, accompagnée de campagnes de prévention et du développement des structures de soins.

En janvier 1988, elle annonce de nouvelles mesures sanitaires, dans le cadre d'un effort budgétaire atteignant 930 millions de francs pour l'année. Élue députée RPR de Paris en juin 1988, après le retour de la gauche au pouvoir, elle quitte finalement l'Assemblée nationale en décembre 1990.

Son parcours politique est également marqué par ses prises de position contre les inégalités entre hommes et femmes dans les institutions. « Le pouvoir politique reste un des derniers bastions » masculins, dénonce-t-elle lors d'une audition consacrée à la place des femmes dans la vie publique en 1996.

Après sa carrière gouvernementale, elle poursuit ses engagements humanitaires, notamment à la présidence d'UNICEF France, en faveur de la protection de l'enfance.

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